One-on-One

Marché des transferts : Top 10 des têtes qu’on devrait prochainement voir à l’aéroport !

Il reste quelques semaines, 37 jours précisément, pour que les franchises réalisent leurs emplettes et fassent leurs transferts avant la fermeture du marché. Afin d’aborder celui-ci avec toutes les infos en tête, si on regardait les produits plus ou moins frais qui ont la cote aujourd’hui ?

Ils sont nombreux, évidents, inattendus, productifs ou non : les candidats aux transferts sortent souvent du chapeau magique, nous laissent devant des wagons de questions dont les réponses viennent un peu plus tard, et tournent une page plus ou moins difficile avec la fin de l’hiver. Dans ce gros bordel ambiant, deux groupes distincts se font face. D’un côté, les équipes qui se battront en PlayOffs et souhaitent renforcer leur effectif. Pour ces quelques privilégiés, le marché des transferts ressemble à une petite brocante où la merveille qui se cache doit être récupérée. De l’autre côté, les franchises dont la saison semble déjà foutue à la poubelle et souhaitent préparer l’été avec autre chose qu’une paire d’Aviators. Pour ces collectifs-là, le marché des transferts ressemble davantage au Bois de Boulogne, où on joue la carte séduction en espérant que quelqu’un de généreux et en manque s’arrête. Il est donc temps de se pencher sur les 10 cibles qui ont le plus de chances de faire leurs valises dans moins d’un mois, sortez vos cabas c’est l’heure de faire les courses !

Deron Williams, meneur des Nets.

Au-delà de ses soucis de santé et sa sublime saison (14 points 6 passes et 2 paninis par match), c’est surtout son impact chez les Nets et sa chute libre dans l’effectif qui pousse l’ex-‘meilleur meneur de la Ligue’ à se retrouver aujourd’hui à deux tartiflettes de quitter Brooklyn. On ne parlera bien évidemment pas de son salaire (la franchise lui doit 23 millions sur les deux prochaines saisons), lui qui justifie totalement le fait que Jarrett Jack lui passe devant dans le cinq majeur. Totalement déconcentré depuis la reprise et incapable de s’entendre avec le moindre coach, Deron est une ancienne pépite qui cassait des chevilles alors qu’aujourd’hui c’est une nouvelle baleine qui casse sa carte-bleue chez Red Lobster. Pourrait relancer sa carrière dans n’importe quelle franchise capable de le remettre sur le droit chemin et avaler son salaire, un pur gâchis. Note : Brook Lopez est également candidat chez les Nets.

Arron Afflalo, arrière des Nuggets.

Alors qu’il parlait de PlayOffs et carrément de titre cet été à Denver, notre cher Arron a gentiment rejoint notre planète pour se rendre compte qu’il jouait (1) dans un cirque, (2) mené par un des meilleurs clowns de la Ligue et (3) accompagné par un paquet de joueurs uniquement concernés par leurs stats. Du coup, les Nuggets sont aujourd’hui à des kilomètres de jouer au printemps, les soldes ont déjà commencé avec le départ de Mozgov à Cleveland et Afflalo pourrait être le prochain sur la liste. La franchise a déjà reçu de nombreux coups de fil, son contrat prend fin la saison prochaine et son profil intéresse beaucoup de monde : typiquement le genre de joueur qui aiderait une franchise à passer au statut de favori au mois de Mai, à condition de lâcher du matos en retour… Attitude impeccable et chiffres solides (16 points et 4 rebonds tous les soirs).

Gerald Wallace, ailier des Celtics.

On ne pouvait pas trouver meilleure image, quand on voit la chute de l’ancien All-Star depuis son départ de Charlotte. Aujourd’hui photographe du côté de Boston, ce bon Gerald est cloué au banc par Brad Stevens alors qu’il a encore du hustle à vendre et de l’expérience en stock. Son contrat est certes difficile à bouger (10 millions cette saison et la suivante), mais Danny Ainge a montré cette saison que l’intégralité de la franchise était à vendre et même les ramasseurs de balles sont harcelés par textos. Après Rajon Rondo, Brandan Wright, Jeff Green, deux quartiers de Beantown et un cendrier à l’effigie de Red Auerbach, le grand Wallace pourrait bientôt faire ses valises, lui qui n’a joué que 7 minutes sur les cinq derniers matches. On aimerait vous donner ses statistiques, mais quand on tape son nom sur ESPN on tombe sur ‘page introuvable’.

Nikola Pekovic, pivot des Wolves.

La reconstruction se fait doucement mais sûrement dans le Minnesota, depuis le transfert de Kevin Love cet été. Du coup, en voyant Flip Saunders se donner corps et âme dans son projet, on a peu de mal à imaginer Peko ou Kevin Martin faire les valises dans peu de temps. L’évolution de Gorgui Dieng va notamment dans ce sens, l’intérieur sénégalais représentant le futur de la franchise au poste de pivot. Si on ajoute à ça le fait que Nikola est un joueur de demi-terrain qui a besoin de la balle au poste alors que tout est conditionné autour de Ricky Rubio et Andrew Wiggins qui aiment la course, y’a moyen de se sentir mal à l’aise. Dans tous les cas, Pekovic trouvera rapidement preneur : 12 millions la saison sur les trois prochaines années pour un petit 17/10 des familles après avoir cassé des bûches avec son index à l’échauffement, c’est du solide. Pas un grand défenseur, mais pour emmerder du pivot pendant 48 minutes au poste difficile de trouver mieux.

Rosé Calderon, meneur des Knicks.

S’il existait un classement des joueurs les plus déprimés depuis cet été, le meneur espagnol serait très aisément en tête et avec assez d’avance pour prendre une année sabbatique du côté du Bhoutan. Battu par l’EDF à la maison alors qu’il voulait la peau de l’Oncle Sam, ce bon Jose a été prié de rentrer à New York pour y tourner le plus grand film d’horreur de sa carrière. Quand tu passes de Dallas et Dirk Nowtizki à la Grosse Pomme et Carmelo Anthony, on peut comprendre le choc émotionnel. Oublié sur le terrain, perdu dans une ville immense, en larmes après certaines rencontres et connecté sur Skype avec Pau Gasol tous les soirs, Calderon est un formidable meneur d’équipe qui pourrait clairement aider une franchise à remporter un titre. Phil Jackson a récemment annoncé vouloir le transférer, tout comme Andrea Bargnani, on n’attend plus que ça pour lui. Pas très cher (7 millions) et surtout très efficace (41% du parking en carrière, 88% aux lancers).

Norris Cole, meneur du Heat.

Alors qu’il se régalait avec Chris Andersen en sortie de banc pendant les années LeBron, le petit Norris se retrouve aujourd’hui coincé avec Mario Chalmers pour le poste de meneur titulaire et se faisait même bousculer par Shabazz Napier en début de saison. Loin d’être un meneur typique capable de gérer une équipe pendant plus de 30 minutes, Cole reste cependant un scoreur à l’image de Patty Mills qui peut venir du banc et coller une dizaine de points tout en défendant comme un mort de faim (coucou Deron). Pat Riley a de la chance et il le sait, sa cote est très bonne sur le marché : ajoutez à cela un prix dérisoire (2 millions la saison) ainsi que le tatouage ‘champion avec le Heat’ et vous obtenez un produit qui se vend très bien de nos jours. Aucune idée concernant la destination possible, mais Chalmers aura aussi son mot à dire concernant la date de rendez-vous à l’aéroport.

Enes Kanter, ailier-fort du Jazz.

C’est ce qu’on appelle jouer aux côtés de Rudy Gobert ! Blessé récemment à la cheville et obligé de voir les siens faire sans lui, Enes a malheureusement assisté au show offert par le pivot français qui devient doucement une des perles les plus appréciées du circuit. Beaucoup trop décevant depuis sa Draft et n’ayant pas réussi à prendre le virage tant attendu dans sa troisième année, Kanter est une énigme bourrée de talent mais qui est arrivée au mauvais endroit et au mauvais moment. S’il est formé par un bon intérieur et qu’il vient du banc, attention la bête. Mais dans un cinq majeur et avec pour mission d’espacer le terrain ? Stop it. Pas cher car encore sur son contrat rookie, efficace au poste (14 points et 7 rebonds cette saison), le bonhomme ne semble plus dans les plans du Jazz qui sont majoritairement tournés vers le Roi Gobert.

Kendrick Perkins, pivot du Thunder.

Annoncé dans les rumeurs de transferts depuis environ 1984, notre cher Kendrick est un tracteur de 10 millions de dollars qui sait rendre service et dont le contrat se termine cette année. Excellent défenseur au poste et toujours présent quand il faut mettre une tarte, son rôle dans une équipe jouant au printemps est évident et c’est pour ça que le Thunder le garde depuis si longtemps. Le problème, c’est que Steven Adams a progressé suffisamment pour prendre le relais, et désormais le poids physique comme salarial de Perkins pose problème. Qui pourrait prendre un risque en pleine saison ? Quelle que soit l’équipe qui se lancera, l’affaire sera bonne car KP est un professionnel qui a certes sa carte gold chez Shaqtin A Fool mais se ramène tous les jours pour bosser comme un grand. On a vu Dion Waiters débarquer à OKC la semaine dernière, on conseille à Sam Presti de continuer dans cette voie-là en renvoyant le pivot à l’aéroport.

Larry Sanders, pivot des Bucks.

Il fallait déjà en faire un max pour énerver Larry Drew l’an passé, mais avec Jason Kidd cette saison c’est beaucoup trop fort. Larry a totalement pété un plomb depuis la signature de son nouveau contrat, 44 millions sur les quatre prochaines années qui devront être payées et pourraient poser de gros soucis à la franchise de Milwaukee. Quand ce n’est pas dans un barfight, Sanders sort des références exceptionnelles sur la marijuana : extrêmement dommage, car le pivot a une mobilité folle pour sa taille et des fondamentaux défensifs exemplaires. Son image et son salaire seront donc des croix rouges très difficiles à effacer quand les Bucks présenteront leur produit sur le marché, mais le potentiel est bel et bien là. Sorte de Tyson Chandler du pauvre, Larry a de l’or dans les mains mais un grille-pain dans le crâne. Typiquement le genre de joueur qui deviendrait affolant sous un coach respecté et autoritaire. On dirait bien le profil de quelqu’un jouant au même poste à Sacramento…

Lance Stephenson, arrière des Hornets.

Attendu comme le sauveur du côté de Charlotte pour y former avec Kemba Walker une paire exceptionnelle chez les arrières, Lance ne nous a pas du tout étonné en pétant des petits plombs par-ci par-là, perdant sa concentration dans des moments critiques et n’acceptant pas la philosophie de son coach. Résultat ? Il n’aura fallu attendre que 5 semaines pour voir les premiers coups de téléphone passés par Michael Jordan et ses sbires, Stephenson étant totalement mis de côté des plans de la franchise. En plus d’une petite blessure à l’aine qui l’a forcé à devoir rester sur le côté, les Hornets ont commencé à jouer de mieux en mieux en son absence, comme par magie. Pour se procurer le ventilateur le plus charismatique de l’histoire, il faudra débourser 27 millions sur les trois prochaines saisons. Cela ne prend bien évidemment pas en compte les frais médicaux, les siens comme ceux de ses coéquipiers.

Vous voici désormais informés ! Depuis quelques semaines déjà, certains sont mentionnés dans des rumeurs de transferts mais personne n’ose appuyer sur la gâchette. Avec les déménagements de Josh Smith et Rajon Rondo notamment, quelles équipes se lanceront pour nous offrir un mois de février de rêve ?

Source image : montage 

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