Grizzlies

Game Of The Year : Memphis gagne 117-116 à San Antonio après trois prolongations, dans une orgie de shoots clutches

Les Grizzlies avaient déjà choqué pas mal de monde en battant Golden State, équipe la plus chaude de la ligue, hier soir, mais ils avaient assurément encore faim cette nuit malgré le déplacement à San Antonio, face à une équipe qui avait remporté 15 des 17 dernières confrontations entre les deux clubs.

Et les hommes de Dave Joerger allaient faire en sorte que le message passe parfaitement, en montant dès la première période une avance de 23 points maximum, dans une salle médusée par leur exécution offensive. Les Spurs, harangués par leur maitre à jouer, Gregg Popovich, nous sortaient alors un retour maison en seconde mi-temps, en menant pour la première fois du match avec un peu plus de 8 minutes à jouer et croyant plus tard avoir enfin tué l’Ours en prenant 3 points d’avance, sur un tir énorme de Danny Green à deux secondes de la sirène. C’était sans compter sur le flamant rose, Marc Gasol, qui sortait un shoot venu de nulle part en faisant style dans la foulée qu’il l’avait fait exprès, et envoyait les deux équipes dans une première prolongation, la première de trois.

Dans un élan de politesse envers l’adversaire, ou dans l’incapacité de jouer proprement deux actions de suite, aucune des deux équipes ne parvenait à faire un trou assez large pour pouvoir terminer le match tranquillement aux lancers francs. Manu Ginobili ratait ainsi l’occasion d’en finir à la fin de la première prolongation, son lay up étant trop court. Puis ce sont les Spurs qui recollaient à l’arrache sur un tir chanceux de Tim Duncan en fin de deuxième prolongation, après que Courtney Lee ait donné deux points d’avance aux siens avec deux secondes restantes à jouer. Il fallait donc une troisième période supplémentaire pour trouver un vainqueur, lors de laquelle les deux formations, complètement épuisées, arrivaient enfin à se départager. Danny Green ramenait bien San Antonio à une longueur après trois paniers consécutifs de Zach Randolph, mais Manu Ginobili envoyait une énorme merguez qui manquait de casser la planche sur la dernière possession et sonnait du même coup la fin du trip pour les fans des Spurs et les fans de basket en général, qui ne pouvaient que s’extasier devant le niveau de compétitivité montré cette nuit.

C’est donc Memphis qui au final a triomphé de sa bête noire et qui enchaine deux victoires complètement folles en deux jours, pour se positionner en candidat plus que sérieux à l’Ouest. De leur coté les Spurs, diminués par les absences de Tony Parker et Kawhi Leonard, peuvent être fiers d’avoir fait de ce match quelque chose d’aussi épique, quand on sait que cela aurait certainement dû se finir sur une victoire les mains dans les poches des Grizzlies. San Antonio pourra quand même regretter son manque d’adresse aux lancers francs (13/27 dont 5/15 pour un Tim Duncan qui a joué 48 minutes et a paru complètement carbonisé) et son incroyable friabilité en fin de match, en perdant plusieurs fois la balle là où il aurait fallu tranquillement laisser couler l’horloge en attendant la faute.

On ne va pas forcément s’épancher sur les statistiques individuelles, tant elles sont amplifiées par le nombre énorme de minutes jouées, mais il faut reconnaitre l’héroïsme d’un Danny Green, auteur d’un 7/13 à trois points, dont un wagon de tirs importants, ou d’un Manu Ginobili qui a quand même envoyé 21 points, 8 rebonds et 8 passes décisives. Coté Memphis, Marc Gasol et Zach Randolph se sont gavés en combinant pour 47 points et 30 rebonds (dont 21 pour Z-Bo) à eux deux, pendant que Mike Conley gérait la boutique avec 14 points, 8 rebonds et 10 passes décisives.

Bien que ce match de dingue ait surtout été créé par les erreurs des deux équipes, qui se sont longtemps fait cadeau sur cadeau, on peut quand même remercier tous les protagonistes de ce western à suspens, qui nous ont sans contestation offert le meilleur match de la saison jusque là. La première rencontre entre les deux rivaux à Memphis avait déjà été rudement serrée, il en reste deux comme ça cette année et on en redemande à l’infini.

Les highlights du match :

La fin du temps réglementaire et le tir tout en contrôle de Gasol :

Tim Duncan qui paye aussi sa chatte pour aller en troisième prolongation :

Source Image : NBA

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