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Mandat à la Maison Blanche : en bon politicien, DeJuan Blair énonce ses promesses de campagne

Tout fraîchement débarqué dans la capitale américaine, DeJuan Blair a hâte d’en découdre au sein d’un effectif qui s’est considérablement renforcé durant l’été.

C’était peut-être l’une des meilleures surprises de la saison dernière. Bien emmenés par un duo d’arrière flamboyant et « The Polish Hammer » pour poser le couvercle dans la peinture, les Wizards ont fait des étincelles au sein de la conférence Est pour atteindre les demi-finales, un stade que Washington n’avait plus atteint depuis 2005. Mais Ernie Grunfeld vise encore plus haut pour sa franchise, et se donne les moyens de ses ambitions. Après s’être assuré de prolonger le séjour de son coach à D.C. pour les trois prochaines années, le président des Magiciens s’est attelé à constituer un effectif de qualité, mêlant habillement le talent à l’expérience. Parmi les recrues estivales, on retrouve DeJuan Blair, pivot en provenance directe des Mavericks de Dallas. Un apport de poids non négligeable (122 kilogrammes tout de même) pour le banc de Randy Wittman qui pesait également 6,4 points et 4,7 rebonds de moyenne en back-up de Samuel Dalembert lors du dernier exercice.

À 25 ans, le natif de Pittsburg est très excité d’intégrer le projet du club de la capitale. Malgré une concurrence qui s’annonce rude sous les paniers du Verizon Center, Blair arrive sûr de sa force, prêt à partager son expérience avec ses coéquipiers. Et de la confiance, il en faudra s’il souhaite prendre ses minutes lorsque l’on sait que Kris Humphris, Drew Gooden et notre Frenchie Kevin Séraphin font également partie de la rotation des Magiciens au poste de pivot derrière l’indélogeable Marcin Gortat.

« J’ai prévu d’apporter mon énergie et ma dureté à l’équipe. Je suis prêt à devenir un vétéran pour aider les jeunes à faire les bons choix, tout en prenant du plaisir en même temps. »

Avec seulement cinq saisons dans ses bagages, DJB a tout de même participé à 42 matches en post-saison dont une finale en 2013 avec les Spurs d’où le terme de « vétéran ». La saison dernière, il avait permis aux Mavs de pousser San Antonio jusqu’à un match 7 décisif au premier tour des PlayOffs, grâce notamment à deux sorties remarquées terminées en double-double. Il en avait aussi profité pour faire goûter de sa fameuse « dureté » à Tiago Splitter, son ancien coéquipier. Un geste qui lui vaudra un match de suspension.

Malgré le fait qu’il évolue au plus haut niveau sans ses ligaments croisés antérieurs au niveau des genoux (il est né sans), DeJuan Blair a jusqu’ici été relativement épargné par les blessures et souhaite faire durer le plaisir aussi longtemps que possible.

« Je suis encore jeune donc je vais essayer de profiter tout en emmenant Washington à un stade que le club n’a jamais atteint. Je pense que nous avons une grande et belle équipe et une bonne organisation pour parvenir à ces ambitions. D.C. est en progression et nous devons simplement prendre un jour après l’autre pour nous améliorer et devenir soudés. »

Pour rappel, il faut remonter à 1978 et l’époque des Washington Bullets pour retrouver le seul et unique titre de l’histoire de la franchise basée à D.C. Une période à laquelle Blair n’était encore pas né…

Du haut de son contrat de 6 millions sur 3 ans, DeJuan Blair a le goût des choses simples. Jouer et aider le collectif, voilà à peu près le programme du Député Blair à Washington, et c’est déjà pas si mal finalement.

Source : CSN Washington | Image de couverture : www.balleralert.com

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