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Kobe Bryant fait son marché au Madison Square Garden : « Je serais ravi de conseiller Carmelo Anthony »

Les Lakers sont en chute libre depuis plusieurs semaines avec 16 défaites sur les 19 dernières rencontres (pour un bilan général de 16-29). Un constat que le grand absent de LA, Kobe Bryant, a bien en tête – à tel point qu’à l’occasion de la rencontre contre les Knicks hier soir (défaite 110-103), il en a profité pour discuter avec son pote et futur free agent en Juillet prochain, Carmelo Anthony, d’un possible avenir commun. Attention, la suite de cet article est marquée du sceau de l’implicite, du sous-entendu, bref d’une espèce d’érotique du transfert prête à nourrir beaucoup de fantasmes en Californie.

La question des journalistes à Kobe Bryant était déjà chargée de sous-entendus : puisqu’il a discuté avec Carmelo Anthony, un attaquant formidable qui n’a jamais gagné de titre, quel a été le principal sujet de conversation ? Le temps de cuisson de la tourte au fromage bien sûr, répond Bryant.

C’est important, pour une organisation, de comprendre le niveau de compétitivité que vous avez, et que vous ne tolérerez pas d’être dans une équipe déjà hors-course pour le titre. Ça peut froisser certaines personnes, mais il faut croire que ça marche sur le long terme.

Kobe a donc raconté à Melo’ la pression qu’il avait mis sur les épaules des dirigeants des Lakers en 2007 – leur disant qu’il fallait construire une équipe compétitive à tout prix. Los Angeles a accueilli Pau Gasol en 2008, et la suite (on la connaît) c’est trois Finales et deux titres NBA. Le sous-entendu principal ici : prends-en de la graine, Melo. Mais ce n’est pas tout.

Je ne voulais pas être seulement reconnu comme un scoreur. Je voulais être certain que mon équipe pouvait être compétitive en vue d’un titre.

Alors là, boum : paire d’as, quinte flush, tapis et bingo –  Mike Woodson, Carmelo, Raymond Felton et Andrea Bargnani, tout ce petit monde en deux phrases. Diplomate, respectant les règles de la bienséance, le Black Mamba nous offre ici un trash-talk authentique qui sent bon la fausse ambiguïté, quoiqu’un peu timoré (si on est puriste). Attendez ce n’est pas fini.

C’est un sport d’équipe : il faut faire avec ce qui vous entoure. Il faut avoir de la chance et être au sein d’une franchise qui peut mettre un bon groupe autour de vous.

Vous allez le voir, tout cela n’était qu’une mise en bouche de ce qui va suivre. Car personne n’est dupe, et la question qui brûle les lèvres de tout le monde doit sortir. Carmelo Anthony, free agent, Lakers ? Possible ou pas possible ? Vous en avez parlé, tu lui as donné un conseil, hein dis dis ? Réponse de Bryant :

Tout le monde veut jouer à Los Angeles… les palmiers, la plage : tout cela est un peu plus attirant. S’il veut m’appeler pour que je lui donne un conseil en tant qu’ami, je serais plus que ravi de lui en donner un.

On s’arrête là, parce qu’à la limite il faudrait 4h de commentaire de texte pour sortir toute la moelle de cette dernière déclaration. En gros, premier argument : New York c’est bien mais c’est moche, à L.A. il y a des palmiers et du sable, alors vient aux Lakers. Deuxième argument : on est super copain, et si tu as besoin d’aide je suis là pour te conseiller – mais attention, en tant qu’ami seulement, je ne t’influencerais pas du tout, alors là non. Tu as vu comme je suis gentil ? Et bien alors : viens aux Lakers ! Sans rire, en voilà une histoire qui risque de faire beaucoup parler si les Knicks ne prolongent pas leur franchise player d’ici Juillet.

Source : LA Times

Crédit photo : Getty Images

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