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EuroBasket : l’entrevue nocturne de Tony Parker et Nicolas Batum

Les Bleus sont champions d’Europe depuis près de 10 jours désormais. Un titre ô combien mérité et précieux pour notre escouade tricolore, qui n’en finit plus d’être applaudi. Hier, Nicolas Batum est revenu, pour le journal The Oregonian, sur les circonstances qui l’ont amené à jouer son meilleur match lors de la finale face à la Lituanie. Pour ne pas changer, Tony Parker a incarné le rôle du grand frère/héros/leader (rayez la mention inutile, même si aucune ne l’est). 

Samedi 21 septembre, minuit, Nicolas Batum entend frapper à la porte de sa chambre d’hôtel de Ljubljana. Fatigué, l’ailier de Portland ouvre la porte. Il découvre face à lui Tony Parker, son mentor et ami. Forcément, une  telle venue intrigue quelques heures après la victoire historique face à l’Espagne.

« J’avais foiré en demi-finale (3 points seulement) – mon jeu était si mauvais – et il est venu à moi avant la finale », raconte Batum, rappelant le face-à-face surprise. « Il me dit alors : « le match de demain, c’est ton match. On a besoin de toi. Si on gagne, ce sera parce que tu nous a conduis vers la victoire. » Quand un gars comme lui vient te voir, tu dois répondre présent. Il te donne tellement de confiance »

Cette brève entrevue a porté ses fruits. Un jour plus tard, Batman a répondu présent. Outre sa belle performance défensive, le Caennais a été le véritable fer de lance de l’attaque tricolore (17 points) lors cette finale historique. Comme le stipule Joe Freeman, cette victoire a peut-être fait passer un cap à l’ailier. Très critiqué durant toute la compétition pour ce manque de tranchant offensif, il répondait enfin aux attentes placées en lui. Portland n’a  désormais qu’une hâte : retrouver ce Nicolas Batum sur le parquet du Moda Center. 

Une fois encore, Tony Parker a endossé le costume du mentor. Comme lors de la mi-temps de la finale où il demande à Antoine Diot, qui venait d’inscrire un panier à plus de 10 mètres, de ne pas exprimer ses émotions pour ne pas donner plus de rage de vaincre aux Lituaniens. Papa Parker a frappé. Pour le plus grand bien de l’équipe de France, enfin médaillé d’or dans un championnat majeur. Seule minuscule ombre au tableau, cette année, le petit Nicolas ne pourra pas compter sur Papa Tony pour lui redonner confiance. Il est l’heure de prendre ton envol mon grand. 

Source texte : Oregon Live | source image : AFP

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