Hater

Comme sa traduction française l’indique, le hater n’aime rien ou presque. Enfin si, il aime critiquer tout ce qu’il voit avec virulence et sans retenue. Qu’il soit ignorant ou non, il mettra tout en œuvre pour signifier à sa cible qu’il la déteste. Similaire à une sangsue qui se répète à longueur de temps, le hater passe le plus clair de son temps à troller et lancer des piques, parfois sans raison valable, juste pour se soulager d’une peine antérieure causée par sa proie. « Haters gonna hate », comme dit le dicton…

En NBA, les haters, c’est un peu comme de l’essence. En tout cas, c’est comme ça que ça marche pour la plupart des joueurs. Pour ces talents, être dans la Grande Ligue est déjà un accomplissement. Depuis leur plus jeune âge, on leur répète qu’ils peuvent aller loin à force de travail. Mais une fois en NBA, ce ne sont plus les mêmes choses que les joueurs entendent. De vives critiques, fondées ou non, construites ou pas, fusent et le point commun entre toutes ces remarques est qu’elles sont méchantes. Et c’est bien connu, la méchanceté, c’est pas bien. Seulement voilà le but des haters : tenter de déstabiliser, de près ou de loin, des joueurs qu’ils n’aiment pas. Donc forcément, au début, ça fait bizarre pour des athlètes de ce niveau d’entendre de la bouche de certains qu’ils sont des fraudes, surcotés et autres jeux de mots avec leur nom de famille.

Mais c’est à ça aussi que l’on reconnait les meilleurs d’entre eux. Ces joueurs-là se servent des haters pour avancer (oui, l’analogie avec l’essence c’était pour ça). Parce que rire de Paul George qui s’autoproclame « Playoffs P » en parlant plutôt de « Pandemic P » ou « Way off P », c’est très marrant. Mais la star des Clippers a fermé de nombreuses bouches par la suite, notamment lors de sa campagne de post-saison 2021 où il a dû porter les siens à bout de bras après la blessure de Kawhi Leonard. Nul doute que sans ces critiques et la présence de tous ces détracteurs, Paulo aurait sûrement moins pris à cœur le fait de délivrer d’aussi grosses perfs. Et si, au fond, il ne devait pas remercier tous ses haters de le motiver à se dépasser au quotidien ?

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Source image : YouTube/Jimmy Kimmel Live


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