Kon Knueppel : rookie hier, patron aujourd’hui
Le 29 sept. 2026 à 12:16 par Baptiste Hay-Lemétais

Il y a un an, si on vous avait dit que les Hornets allaient tourner la page LaMelo Ball pour miser sur un shooteur au visage d’enfant de chœur, vous auriez probablement recraché votre café. Pourtant, en juin dernier, les Frelons ont fait le choix radical d’envoyer leur star à Minnesota. Charlotte est désormais la maison de Kon Knueppel et Brandon Miller. Mais celui qui semble destiné à être le leader, c’est bien le double K.
Pendant que tout le monde avait les yeux rivés sur Cooper Flagg, Kon Knueppel, lui, construisait tranquillement l’une des saisons rookie les plus solides de l’histoire récente : 81 matchs joués, 80 titularisations, 18,5 points, 5,3 rebonds et 3,4 passes de moyenne, en flirtant avec l’efficacité légendaire du 50/40/90 (47,5% au tir, 42,5% à 3-points, 86,3% aux lancers-francs). Pour un joueur censé être « juste » un shooteur selon certains à la sortie de la Draft, la claque est brutale.
Il n’a pas fait semblant sur la ligne à 3-points, il a tout simplement terminé meilleur marqueur à 3-points de la ligue, battant au passage le record du nombre de tirs primés inscrits par un rookie. Il est devenu seulement le troisième rookie de l’histoire à tourner à plus de 15 points et 5 rebonds tout en shootant au-dessus de 40% de loin. LaMelo balance des tirs à 12 mètres en criant « too big », Knueppel, lui, allume discrètement l’incendie et repart en défense sans faire de bruit.
KON KNUEPPEL N’EST PAS UN ROOKIE COMME LES AUTRES !
QUEL TIR !!!! 😱 pic.twitter.com/Ws3c8WsXMC
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) November 30, 2025
Les lignes de stats ne mentaient pas non plus sur sa capacité à monter en flèche dans les moments tendus. En pleine bourrasque hivernale, Kon Knueppel a enchaîné les coups de chauds, avec des pointes à 26 points à 9/12 au tir dont 6/9 à 3-points face aux Clippers, ou encore une performance quasi triple-double avec 26 points, 11 rebonds et 8 passes face aux Knicks.
Et ces performances pourraient devenir encore plus fréquentes avec un effectif retravaillé cet été. En plus du séisme LaMelo Ball, Jeff Peterson (General Manager) a également envoyé Miles Bridges à Phoenix contre Grayson Allen et Royce O’Neale, et le vétéran Dennis Schroder est venu encadrer la jeunesse. Un groupe dont le potentiel réel reste encore floue, où personne, pas même Miller (davantage limité par les blessures ces dernières saisons), n’a démontré la même régularité et le même impact à la fois offensif et statistique que Knueppel sur 81 matchs.
Year 2 is going to tell us a lot about Kon Knueppel’s path.
We already know he’s a really great player, but the question is…
How much higher can he go?
Just a star? Or a superstar? pic.twitter.com/uPR1C3ow7I
— Blue Devil Voices (@DukeEchoes) September 21, 2026
Dans un vestiaire rempli de role players expérimentés et d’un B-Mill encore en quête de continuité, Kon Knueppel est le seul joueur du roster à avoir déjà prouvé, chiffres à l’appui, qu’il pouvait porter une franchise sur la durée d’une saison complète. Mais cette saison sera un vrai teste puisqu’il lui sera vraisemblablement demandé de créer davantage de tirs pour lui-même et ses coéquipiers. Surtout qu’il la commencera depuis l’infirmerie, lui qui souffre des ischios-jambiers. Une blessure qui ne devrait pas lui faire manquer trop de temps, mais qui reste la première de sa carrière professionnelle. Il faudra voir comment il s’adapte !
Quoi qu’il en soit Charlotte a troqué le feu d’artifice permanent de LaMelo Ball contre la précision chirurgicale d’un ancien Blue Devil, mais si la trajectoire de la saison rookie se confirme, les Hornets pourraient bien avoir trouvé un nouveau franchise player pour la décennie à venir. Le test grandeur nature commence dans moins d’un mois.
