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41 Forever : le maillot de Dirk Nowitzki retiré et accroché au plafond de Dallas, plus personne ne portera le mythique numéro 41 du Wunderkind !

C’était l’événement de la soirée, et quel événement… Le retrait du maillot de Dirk Nowitzki à Dallas, mythique numéro 41 porté par le géant venu d’Allemagne pendant plus de 20 ans. Entouré de ses plus grands coéquipiers et ses proches, le grand blond a vécu un merveilleux moment et une cérémonie parfaitement gérée par Mark Cuban et ses sbires. Il fallait que ce soit parfait, ce le fût.

Cette petite heure passée en compagnie de Dirk, à retracer toute son histoire, nous a même fait zapper le match qui avait eu lieu juste avant.

Une victoire défensive de Dallas, la quatrième de suite, face à des Warriors peu inspirés et un Stephen Curry décidément loin d’être adroit en ce moment. Un anti-hommage à Nowitzki ? Si c’était voulu, ce fût réussi. Mais personne n’avait vraiment la tête à parler de cette rencontre, de la cheville de Luka Doncic qui a tourné ou de Golden State qui traînait des pieds. Non, ce que le monde du basket attendait, c’était la cérémonie. Et on peut dire qu’on n’a pas été déçus. Lançant tout de suite Adam Silver dans le grand bain, le boss de la NBA annonce les festivités comme il sait si bien le faire : j’en ai vu des cérémonies de retrait de maillot, mais comme ça, rarement. Il faut dire que Dirk est à Dallas ce que Maradona est à l’Argentine ou ce que le fromage est à la France. L’amour entre le joueur et sa ville est quelque chose d’unique, leur histoire vécue ensemble est unique, et quand vous donnez ce genre d’aventure dans les mains d’un propriétaire fier et engagé envers ses anciens joueurs comme Mark Cuban, ça ne peut qu’être grandiose. L’arrivée de Dirk sur le terrain dans un impeccable costard de témoin de mariage est applaudie par une foule en délire, et l’intéressé est incapable de montrer autre chose qu’un immense sourire. Les caméras défilent et les autres visages, eux, nous font revisiter l’immense chemin parcouru par Nowitzki : Tony Parker, Ian Mahinmi, Peja Stojakovic, Tyson Chandler, Shawn Marion, des anciens coéquipiers ou des amis de longue date, tout le monde a essayé de se pointer à Dallas pour ce grand événement.

Et ceux qui ne pouvaient pas venir ? On leur donne quand même la parole, en vidéo, après un discours aussi sympa que touchant de la part de Jason Kidd. Steve Nash, meneur initial de Dirk et qui coachait les Nets cette nuit à Indiana. Rick Carlisle, coach du titre de l’Allemand en 2011 et qui coachait… les Pacers contre Brooklyn cette nuit à Indiana. Le journaliste Marc Stein, l’immense Charles Barkley, ce bon Avery Johnson, tout le monde y va de son petit mot et même les joueurs des Warriors avaient prévu un hommage pour Dirk, avant la rencontre du soir. C’est donc une magnifique enveloppe qui entoure le géant, et Cuban va se charger de faire péter le niveau des décibels en réservant une belle surprise à son joueur all-time : une statue de Dirk tirant son fameux one-leg fadeaway, qui sera bientôt posée devant l’American Airlines Center de Dallas. Le proprio des Mavs retient ses larmes dans son superbe t-shirt blanc avec une immense photo de Nowitzki tenant son premier maillot de la franchise, image devenue inoubliable grâce à la coupe au bol de l’Allemand. Pendant que les applaudissements s’enchaînent, Dirk s’empêche de pleurer au maximum et il va ensuite aller sur scène pour partager quelques mots.

Comme souvent, comme depuis plus de vingt ans, l’humilité et l’honnêteté de l’ailier fort vont être ses plus belles armes. Il y a la monotonie de la voix, comme si ce jour n’était qu’un jour de plus dans l’incroyable carrière de Dirk. Il y a aussi la douceur des propos tenus pour son coach de toujours Holger Geschwindner, ou pour sa femme et ses enfants. Il y a cette présence d’esprit pour les coéquipiers et entraîneurs qui ont marqué sa vie de joueur, mais aussi pour les membres du staff et les petites mains de la franchise qui ont contribué au bien-être de l’homme. Comme il l’a toujours été, comme il l’a toujours démontré, Nowitzki délivre un discours rempli d’humanité, sans paillettes ni fioritures. C’est du bon Dirk comme on aime, avec quelques blagues potaches et un hommage ému aux fans qui l’ont soutenu dans les grands moments comme les moins grands. Que demander de plus à une telle légende ? Les assistants de Dallas l’ont bien souligné dans leur vidéo en hommage : avoir réalisé tous ces exploits pendant toutes ces années en étant resté lui-même, c’est peut-être ça le plus grand des accomplissements humains offerts par Dirk Nowitzki.



Le numéro 41 ne pourra donc plus jamais être porté, et on se demande si des garçons comme Luka Doncic pourront un jour aller chercher l’aura et la place de Dirk Nowitzki dans le coeur des fans de Dallas. Une chose est sûre, avant son entrée future au Hall of Fame : le Wunderkind est parti comme il est arrivé, avec le sourire, avec une classe absolue, et le respect de tous. Et ça, ça vaut toutes les bagues de champion au monde. Forever 41.

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