Spurs

Dejounte Murray a tout fait aux Celtics : 29 points, 11 rebonds, 6 assists, le café, la clope et des œufs brouillés

Dejounte Murray

Golden Boy.

Ce vendredi, les Spurs recevaient les Celtics avec la ferme intention de bouffer du trèfle. Mais seulement la tige, car gagner n’était pas l’objectif premier des hommes de Gregg Popovich. Le plus important quand on entame une petite reconstruction, c’est de progresser et de voir des leaders émerger. On débrief.

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Les Spurs n’ont pas franchement envie de gagner, et les Celtics, eux, ont cruellement besoin de l’emporter. Un contraste qui – spoiler – n’a eu absolument aucune influence sur le score final. La première mi-temps était plaisante pour les amateurs de bitume et de bouteille remplie de sueur. La défense de San Antonio verrouillée, la seule façon de pénétrer dans la peinture texane était de mettre un pin dans la bouche de Darnauzan. Ce sont Dejounte Murray et Jayson Tatum qui commencent le mieux la rencontre avec des puntos par-ci par-là, mais globalement, les effectifs priment sur l’individu et l’on retient des fautes, des contres et tout ce qui fait d’un match qu’il est haché. Après un premier quart-temps largement à l’avantage des Spurs (30-14), fait de pénétrations saillantes et de chouettes mouvements de ballon, les Celtics corrigent leurs manquements offensifs et défensifs, puis replongent la tête dans le match. À la mi-temps, les adresses extérieures sont toujours à la rue, mais l’on se satisfait de l’engagement (San Antonio Spurs 52 – 37 Boston Celtics).

Keldon Johnson, donne-nous ton short ! Dans un grand soir, l’intérieur des Spurs profite de cette ambiance… franchouillarde, pour essuyer des coups et en distribuer. Il terminera d’ailleurs la partie avec 17 points et 14 rebonds, symbole de son influence dans une raquette du Massachussetts qu’il a martyrisé. Mais en ce troisième quart-temps (18-26), les Celtics placent un coup d’accélérateur et reviennent dans le match. Énervé comme un pitbull foutu au milieu d’un jardin qui n’est pas le sien, Marcus Smart est au four, au moulin et dans la tête de ses vis-à-vis qui peinent à restreindre son activité. Arrive le money time, moment lors duquel un joueur va sortir du lot et placer son équipe sur orbite. À 2 minutes du terme, les C’s mènent de 3 points et semblent prêts à réaliser l’un des braquages de ce début de saison. Mais Dejounte Murray enfile sa cape et confirme sa récente progression. Le meneur des Spurs arrose les derniers instants de pénétrations malines, puis vient caler le game winner sur la tronche d’un Dennis Schroder enfoncé et impuissant (San Antonio Spurs 96 – 88 Boston Celtics). On trouve une cohérence appréciable dans les possessions orchestrées par Pop. On se doute bien que le Schro’ n’était pas le premier défenseur missionné pour stopper un Dejounte en feu, mais les poses d’écrans et leur orientation ont perdu Jaylen Brown qui s’est retrouvé sur Jakob Poeltl. Parce que c’est important de garder cet aspect tactique sur une dernière possession.

Incontestable homme de la partie, Dejounte Murray termine à 29 points (career high égalisé), 11 rebonds, 6 assists, 3 interceptions et 1 block à 50% au tir.

Les Celtics perdent ici une bonne occasion de se taire de grapiller quelques places dans une Conférence Est assez disputée pour ne pas gâcher de précieuses cartouches. Ils sont tombés sur le Dejounte Murray’s Game, et ça, c’est la faute à pas de chance.

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