Raptors

Scottie Barnes régale pour ses débuts à Toronto : 13 points, 9 rebonds, 6 passes, 2 contres, 2 interceptions, who needs Siakam ?

Pré-saison oblige, les premières équipes commencent à s’échauffer en ce moment et les premières images font forte impression. Si certains passent à côté de leur rentrée, d’autres font tout l’inverse et attirent les regards. Pour sa première sous le maillot des Raptors, Scottie Barnes a été impeccable. Polyvalence, énergie, deux côtés du terrain, tout ce qu’on attend chez le crack de Florida State.

Ambiance mitigée avant que cette rencontre entre Raptors et Sixers ne prenne place ce lundi soir. D’un côté, la réalité qui prend place, celle de voir Kyle Lowry absent du cinq de départ et une introduction qui présente Goran Dragic plutôt que le joueur le plus important de l’histoire de la franchise canadienne. De l’autre, cette joie presque émouvante, celle de nombreux fans qui se rassemblent dans la salle des dinos pour enfin profiter d’une rencontre de basketball. Rendez-vous compte, près de 600 jours sans le moindre match des Raptors à Toronto… 600 jours ! La dernière fois que Nick Nurse était sur son banc dans le pays de la poutine, Westbrook jouait chez les Rockets. C’est vous dire l’antiquité du bordel. Il y avait donc un vrai bonheur chez les supporters des Raptors devant ce moment, celui des retrouvailles avec leur équipe, mais il y avait aussi cette nouvelle norme qui prenait enfin place, ce quotidien orphelin du fameux numéro 7 au généreux booty. Dans ce genre de situation très particulière, une chose marche par-dessus tout : l’enthousiasme. Et ça, Scottie Barnes n’en manque jamais.

Inséré dans le cinq majeur canadien en l’absence de Pascal Siakam, assis en habit de civil aux côtés de Chris Boucher, le rookie nous intriguait forcément. Que va-t-il donner en étant aussi jeune ? Dans une salle qui a autant d’attentes, et qui cicatrice encore la peine du départ de Lowry ? Est-ce que les Sixers, adversaires du soir, serviront de parfait plat de lancement ? Face à ces interrogations, Scottie Barnes a répondu comme il l’a toujours fait. Avec une énergie débordante, et communicative. Dès l’intro des joueurs, Dragic avait beau trottiner vers les siens, c’est Barnes qui semblait incontrôlable à force de sautiller de tous les côtés, le gamin prenant son vétéran à deux mains comme pour lui dire, c’est incroyable ces introductions. L’ivresse du moment, si possible à conserver sur le terrain. Et c’est justement ce qui s’est produit par la suite. De l’énergie, du hustle, quelques leçons de lecture de jeu défensives mais dans l’ensemble un démarrage réussi. Ne manquant jamais une occasion de mouiller le maillot pour les siens, Scottie a très vite montré pourquoi il méritait sa place dans le Top 4 de la Draft 2021. Ce sont ces séquences, défensives à l’extérieur comme sous l’arceau, suivies par un coast-to-coast puis un caviar pour Fred VanVleet, qui étonnent. Ce sont ces lectures, balle au poste en nourrissant un Dragic qui cut parfaitement, qui séduisent. Certes, Barnes prend ses fautes de rookie et apprendra de ses erreurs au fur et à mesure. Mais au lieu de craquer sous la pression du moment, le gamin a pris l’affaire et l’a dégustée avec ce sourire qui ne laissera personne indifférent.

On parle ici de pré-saison, donc forcément pas de conclusion hâtive à se donner. Ceci étant dit, on peut constater des tendances. Et autant être clair tout de suite, Scottie Barnes est un large être humain. Le voir sur le terrain, c’est comme voir une sorte de licorne, un hybride assez bizarre, trop grand pour être un nouveau Draymond, trop rapide pour être un nouveau Tucker, trop à l’aise balle en main pour être un nouveau plot, et trop stock pour se faire bousculer comme ça. Il y a cette base, fascinante, mais aussi ce futur qui donne envie d’en savoir plus. Qu’est-ce que ça donnera quand Scottie aura pris des kilos et de l’expérience dans sa sacoche ? Ce qui est sûr, c’est que le match de ce soir n’a pas du tout souligné l’absence d’un Pascal Siakam. Il a montré que, en attente de confirmation, Masai Ujiri avait peut-être bien fait de prendre un sacré risque le soir de la Draft. On ne sait pas vraiment ce que va proposer Barnes sur son début de carrière, mais une chose est sûre : les Raptors et leurs fans vont tomber amoureux de ce grand dadais hors du commun, qui peut contribuer dans tous les aspects du jeu sans vraiment pénaliser son équipe. Et ça, à 20 ans, c’est pas tous les jours qu’on en croise en NBA.

Quelques highlights, quelques prémices, quelques promesses ? Si OG Anunoby a lui aussi fait parler cette nuit avec quelques essais techniques balle au poste, là aussi à suivre, le talk des rues de Toronto ce mardi ne sera pas sur l’ailier formé dans l’Indiana. Scottie Barnes, en voilà un de garçon qu’il va falloir responsabiliser dès cette saison. Car le plancher, déjà, est terriblement excitant.

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