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Le mythe d’une remontada à 0-3 en Playoffs : un scénario jamais réalisé, mais certains y ont cru fort

jimmy butler heat pari Playoffs

Sérieux, on a encore une chance de passer ?

Source image : NBA League Pass

Ce soir, le Heat va recevoir les Bucks dans une position très délicate. Menés 0-3, les copains de Jimmy Butler savent qu’ils doivent désormais réaliser ce qui n’a jamais été fait auparavant en Playoffs : gagner quatre matchs de suite après avoir perdu les trois premiers. Un scénario surréaliste ? Oui… et non. 

Lorsqu’on a vu la large victoire de Milwaukee à South Beach, une idée nous a tous traversé la tête : y aura-t-il un sweep ou 4-1 ? Et pourquoi ne pas envisager encore une victoire de Miami au bout d’un septième match ? Après tout, cela reste encore une possibilité tout à fait réalisable. On ne parle pas d’un retournement de situation mathématique comme aiment les footeux : untel sera champion sauf si le second gagne 22-0 son match. Pat Riley et les siens n’ont pas besoin de gagner 147 à 3 pour espérer aller au second tour, ils ont juste besoin de quatre succès avec un point d’écart à chaque fois. Pourquoi ce pessimisme alors ? Tout simplement parce que, selon Land of Basketball, ce scénario s’est déjà présenté à 140 reprises et que l’équipe menée n’a jamais remporté la série… On abandonne alors ? Comme le Big Boss de ton jeu vidéo préféré que tu as préféré renoncer à affronter car il t’explose la tête en deux secondes ? Non. La vérité de la balle orange ne peut s’écrire qu’au son du bucket, au bout de l’effort et après un dur combat. Ce scénario est difficile, extrêmement dur même, mais il n’est pas impossible. Pour être tout à fait honnête, il existe même trois équipes qui ont cru pouvoir écrire l’histoire. Trois groupes qui, condamnés comme les autres, ont tout tenté et ont été proches de l’exploit ultime : remonter un 0-3 en Playoffs. On s’accroche à son siège, c’est l’heure de remonter le temps avec Doc et Marty McFly.

On fait un premier stop au début du 21ème siècle, au cœur d’une série qui oppose Mavs et Blazers au premier tour des Playoffs 2003. Dallas, fort de son troisième bilan, tient son rang contre les Blazers de Rasheed Wallace, Zach Randolph, Arvydas Sabonis (salut le papa) ou encore Damon Stoudamire. Après deux victoires à la maison, Dirk Nowitzki et Steve Nash se payent même le luxe d’aller gratter le Game 3 dans l’Oregon. Jeu, set et match comme on dirait dans un autre sport. Bis repetita, les paris tournent déjà sur le sweep à venir avant le tour suivant. Sauf que non en fait. Non contents de sauver l’honneur, les Blazers vont entamer une incroyable remontée avec deux victoires autoritaires à la maison et une arrachée sur les terres texanes. Ce qui devait être une série sans saveur se transforme en thriller et c’est au tour de Dallas de serrer les fesses. Pire encore, après trois quart-temps lors de l’ultime manche, c’est bien Portland qui mène de deux points ! Le trio Dirk-Nash-Van Exel bouclera finalement la série au terme d’un excellent quatrième quart mais on est passé à 12 minutes de l’exploit.

On pousse un peu plus loin la DeLorean pour arriver en 1994 et une demi-finale de Conférence Ouest entre le Jazz et les Nuggets. L’équipe qui nous intéresse ici est celle du Colorado car elle n’est pas vraiment anodine. Elle vient en effet de faire tomber le leader Seattle au premier tour malgré sa huitième place. Une première dans l’histoire de la NBA et un exploit réalisé par seulement cinq équipes (Nuggets 1994, Knicks 1999, Warriors 2007, Grizzlies 2011 et Sixers 2012). Sur son nuage, Denver se présente donc en demie pour faire face à un autre gros morceau, le duo Stockton-Malone. Comme dans le premier cas, le Jazz récite sa mélodie sans accroc durant trois manches avant que la machine ne se grippe et que l’adversaire ne revienne à la gorge de Jerry Sloan et des siens. Imaginez un instant le choke ultime pour un des duos les plus forts qu’on ait pu voir sur un terrain de basket. Heureusement pour les mormons, le Game 7 sera géré dans les grandes lignes avec un Mailman dominant, bien secondé par Jeff Hornacek au scoring. Encore une fois, il s’en est fallu de peu.

On finit notre tournée historique avec ce qui aurait pu être la plus belle remontada de tous les temps et elle est liée à une franchise qui ne laisse personne indifférent : on parle bien sûr des New York Knicks. Non seulement, il s’agit du premier cas de remontée de 0-3 à 3-3 mais elle a lieu en Finales NBA ! Cerise sur le gâteau, il s’agissait là de la première participation de Big Apple aux Finals. On est alors en 1951 ! Dos au mur, les hommes de Joe Lapchick vont réaliser l’insensé, l’improbable, le surréaliste, forcer un Game 7 pour le titre après avoir été menés trois victoires à zéro. 4 points, c’est l’écart final de ce fameux match de la mort et ce qui sépare les Knicks de ce qui serait peut-être le plus grand exploit de l’histoire de la balle orange. Malheureusement pour eux, ce sont bien les Royals de Rochester qui accrocheront la bannière. (et oui, les Kings ont bien un trophée dans l’armoire).

Beaucoup d’équipes ont tenté de réaliser l’exploit, de retourner tous les pronos, les statistiques et les avis des experts. Remonter un 0-3 dans les discours d’aujourd’hui, cela parait aussi insensé que conduire avec les pieds sur le volant et les mains aux pédales. Pourtant, trois équipes ont cru à cet espoir et elles ont touché du bout des doigts ce rêve ultime. Assistera-t-on un jour à ce scénario ? Pour certains, cela parait impossible. Ce serait oublier quelque chose de primordiale : impossible n’est pas NBA. 

Source texte : Land of Basketball 

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