Nuggets

Bison Futé voit rouge sur les routes de la Nouvelle-Orléans : 37 points et son empreinte dans le money time, Nikola Jokic est très grand

Nikola Jokic

Glouton.

source : NBA League Pass

C’était le duel de la soirée : Bison Futé versus Bison Affuté, un affrontement placé sous le signe de la pachydermie. Les coups ont pleuvût et le sang coulâtait, laissant le plus expérimenté des deux vikings repartir avec la victoire. Un déluge de coudes, dont certains sont venus mourir dans notre mâchoire, d’où la conjugaison aussi douteuse qu’un programme de nuit sur la onze. Débrief.

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Odeur de foin, bedaines de cavistes et cuisses qui sont en fait des bras, les salons agricoles ne sont apparemment pas tous fermés. L’occasion pour la New Orleans Arena d’accueillir les deux plus gros bestiaux du marché, en les personnes de Nikola Jokic et Zion Williamson. Une soirée durant laquelle les véganes vont cumuler tisane, musique d’ambiance péruvienne, somnifères et highlights de Wolves – Rockets pour espérer trouver le sommeil. Les Pelicans revêtent l’habit de chasseur de Play-in et espèrent grapiller la onzième place de Sacramento, tandis que Denver jure réaction après une lourde déconvenue à Toronto. Si Aaron Gordon et JaVale McGee sont trop fraîchement arrivés pour frotter le parquet, l’infirmerie des Nuggets est occupée par Monte Morris et Greg Whittington. Chez les grands becs, seuls Lonzo Ball, Wes Iwundu et James Johnson sont notés indisponibles. Allez, Stan Van Gundy réhausse ses lunettes, et l’entre-deux est donné. Les douze premières minutes tournent aisément à l’avantage des Pelicans : Zion Williamson déploie ses ailes et brise son record de points dans le premier quart-temps, avec 15 unités. Michael Malone fait l’erreur d’envoyer Zeke Nnaji défendre sur le cousin de Belzébuth, et le rookie retourne squatter le banc après s’être fait désosser ligne de fond. Les boursouflés du Colorado tiennent bon et les quelques apports individuels sauvent le mobilier de la noyade. Tiens, Michael Porter Jr. récite quelques pas de danse, tandis que Nikola Jokic enclenche la pépinière et lâche son quinzième point juste avant l’entracte (Pelicans 63 – 54 Nuggets).

Une sortie de vestiaires sponsorisée Justin Bridou avec cette somptueuse démonstration du binôme Michael Porter Jr. – Nikola Jokic. Le Serbe claque des panards dans le troisième quart-temps et lâche onze points agréés par une multitude d’assists. Le freak quant à lui, confirme son excellente saison et se tire de la Nouvelle-Orléans en laissant derrière lui sa prose habituelle : 25 points, 5 rebonds et 2 assists à 59% au tir dont 5/6 du parking. Si Paul Millsap est précieux depuis l’entame, Jamal Murray franchit un cap et est tout simplement injouable lors de la reprise : le guard valide un double-double avec 23 points et 11 assists. À base de lay-ups, Zion Williamson n’abdique pas et envoie 39 pions, 10 rebonds, 5 passes, 2 contres et 1 interception, à 84% au tir dont 1/1 de loin. Un niveau de jeu stratosphérique et vulgairement nuancé par la lividité de ses partenaires : Brandon Ingram déclenche n’importe comment, mais omet de tirer avant le buzzer. Résultat des emplettes, la dernière possession des Pelicans est incompréhensible et les Nuggets quittent le Colorado succès en poche. Oui, Denver se rassure et récupère une belle cinquième place à l’Ouest, grâce notamment à un Nikola Jokic de gala : 37 points, 6 rebonds, 9 assists, 2 interceptions et 1 contre à 57% au tir dont 3/5 de la zone rouge. Cerise dans ses abdominaux, le Joker souffle onze points dans le dernier quart-temps. Un apport clutchissime, mais surtout des grands noms d’oiseaux envoyés en direction de James Harden, qui – plus tôt dans la soirée – s’est autoproclamé MVP de la saison. M’enfin, les petits gars de Louisiane – eux – chutent et n’ont que très peu de temps pour digérer la sauce ranch avant d’affronter Dallas la nuit prochaine. En espérant un copier/coller de Zion, cette fois mieux entouré.

La magnitude de cet affrontement était grande, mais le contenu davantage. Un duel de golgoths duquel ont découlé deux performances à faire pâlir bon nombre de All-Stars. Même si la malice du Joker l’a emporté contre l’insouciance de Zion, le collectif de Denver était – ce soir – bien plus rôdé.

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