Wizards

Bradley Beal claque la porte au nez des Rockets : 37 points à 14/24 et la bise au mentor, l’élève a bel et bien dépassé le maître

Deux ans après, John Wall et Bradley Beal se retrouvaient cette nuit sur le même parquet de Washington, mais avec deux maillots différents. Pour le premier nommé, d’une longue convalescence s’en est suivi un départ vers le Texas, laissant son poulain à bord d’un navire Wizards très souvent proche du naufrage. Et c’est sans rancune – comme dirait l’autre – que les deux hommes se sont livrés un duel spectaculaire.

Poum, poum, poum, poum… telle est la démonstration qu’un bruit ô combien simple peut ravir des foules. Oui, le son d’un ballon – celui de John Wall – qui vient épouser le parquet de la Capital One Arena, rappelant à la vie bon nombre de souvenirs écrasés sous la nouveauté. Dès l’entame, le meneur de Houston se passionne pour la gonfle et joue tous les duels qui lui sont proposés. Puis, quand la raquette des Wizards commence à se densifier, John Wall s’essaie à la distribution et met en lumière ses coéquipiers : DeMarcus Cousins fait mouche du parking, David Nwaba coupe et termine au cercle, Danuel House Jr. s’impose dans les airs. En face, Bradley Beal donne le ton mais c’est bien Davis Bertans – habituellement sous le feu des critiques – qui illumine la rencontre de sa rouquinerie : deux tirs primés consécutifs dont un au buzzer du premier quart-temps. Heureusement pour lui qu’on ne paie pas les joueurs à la polyvalence, tout de même. M’enfin, les deux équipes sont agressives et quelques individualités continuent de s’illustrer. Bradley Beal s’éveille avec une quinzaine de points à la pause, Deni Avdija sort de sa boite, Davis Bertans plante un 3+1 et John Wall – encore lui – ajoute quelques séquences supplémentaires à la mixtape qu’est son premier acte : un dunk du bout des molletons, un lay-up sur une défense douteuse de Westbrook puis une louche sur Mo Wagner. La hype est totale et Mister Rockets compte 20 pions et 5 assists à l’entracte, bienvenue en 2016 (Rockets 69 – 72 Wizards).

Le début de seconde période rime avec pull-up de Westbrook qui rime avec sex-appeal de Cody Zeller qui rime avec catastrophique. Oui, le retour aux affaires est assez honteux et Bradley Beal profite des faiblesses de ses pairs pour marquer la rencontre de son empreinte : dribbles suivis d’un déclenchement à mi-distance, pénétrations vers le cercle et une facilité à la limite de l’arrogance. Fait de match anecdotique, Alex Len semble complètement boycotté par Scott Brooks et commence à compter les moutons en fond de banc. Puis d’un coup d’un seul, on apprend que Russell Westbrook devient l’auteur du pire triple-double de l’histoire de la NBA ou du moins, le plus douloureux à regarder. L’écart se fait quand les individualités de Washington surgissent, à l’image d’un Mo Wagner en forme olympique et titulaire de 4 interceptions. Raul Neto donne de sa personne, Davis Bertans refait mouche des sept mètres et Bradley Beal n’en finit plus de dominer. De son côté, John Wall est porté disparu des radars et s’il continue de distribuer, son adresse se détériore : l’ex-idole de Washington pose finalement 29 points, 11 assists et 5 ballons perdus à 38% au tir dont 14% du parking (1/7). Nous aurons donc eu le droit à une première période de John Wall vintage, avant de retrouver son mauvais sosie qui ressemble à un acteur Disney Channel. En résumé, Houston enchaîne une sixième défaite consécutive et la sonnette d’alarme texane hurle à la sauce. Les Wizards quant à eux, confirment leur succès contre Boston et s’imposent grâce notamment à Bradley Beal, auteur de 37 points, 8 rebonds, 3 assists, 3 interceptions et 3 ballons perdus à 58% au tir dont 38% de loin. Ah oui et Jae’Sean Tate a bien défendu.

Où s’arrêtera donc le meilleur scoreur de la NBA ? Aux portes des Playoffs, sans doute, mais Bradley Beal et ses 32,9 pions de moyenne permettent – encore une fois – à Washington de quitter le parquet avec les honneurs. Allo, Houston, on a un problème. 

Stats Rockets - Wizards

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