One-on-One

Salut Derrick Rose, comment ça va ? A 32 ans, le meneur profite à fond de sa deuxième vie en NBA

S’il se presse un peu, il peut redevenir le plus jeune MVP de l’histoire une seconde fois.

Source image : NBA League Pass

Etrange pause automno-hivernale oblige, TrashTalk se penche cette année sur… 74 profils individuels. Pourquoi 74 ? Oh, rien à voir avec la Haute-Savoie hein, malgré l’adoration de certains pour la Sainte-Raclette, mais plutôt car ces analyses nous emmèneront tranquillement vers 2021. Car oui, on vous le confirme, cette sordide année 2020 touchera bientôt à sa fin, il était temps. Focus aujourd’hui sur Derrick Rose qui fait tourner la tête de nombreux GM à l’approche de la Free Agency.

A 32 ans, Derrick Rose profite d’une seconde jeunesse. Meilleur marqueur des Pistons en 2019-20, il avait même retrouvé un rôle de titulaire avant la suspension de la saison au mois de mars. Avec encore un an de contrat à 7,6 millions de dollars, il ne devrait pas rester dans le Michigan très longtemps. De nombreux GM de contenders pour le titre NBA sont déjà à l’affût.

On ne le redira jamais assez mais quel bonheur de voir le plus jeune MVP de l’histoire retrouver de la vitesse dans ses déplacements et de la hauteur lorsqu’il monte vers le cercle. Les fans de la Little Caesars Arena n’ont pas eu beaucoup le temps d’en profiter à cause de cette saleté de virus mais les statistiques sont là pour témoigner : on a presque retrouvé le Derrick Rose de Chicago ! Il a des dreads aux reflets un peu argentés par moment et ses genoux portent évidemment les marques des opérations passées mais le numéro 1 de la Draft 2008 a retrouvé les jambes de ses 20 ans, quand il mettait toute la concurrence à l’amende. Douze années et 600 matchs plus tard, D-Rose n’est plus tout jeune mais il fait de nouveau lever les foules et a encore quelques belles saisons devant lui si la malédiction des blessures le laisse enfin un peu tranquille. Qu’il en ait encore pour deux ans ou jusqu’à 37 balais comme Kobe Bryant sur qui il essaye de prendre exemple, chaque nouvelle performance de l’enfant de Chicago est un cadeau inespéré qu’il faut apprendre à apprécier pleinement. Successivement signé à Cleveland, échangé au Jazz puis récupéré par les Wolves, il a souvent pensé à agiter le drapeau blanc mais n’a jamais craqué.

Boosté par l’envie et son amour pour le basket, il a réussi à vaincre ses vieux démons au point de titiller le trophée de MIP la saison dernière dans le Minnesota. Mais il n’a pas tout perdu. Finalement engagé pour 15 millions de dollars sur deux ans par les Pistons, il a confirmé ce regain de forme avec une saison exemplaire. Légèrement gêné par de petits bobos, il n’a manqué « que » 16 matchs et a été le principal animateur offensif des Bad Boys lorsqu’il était présent sur le parquet. Option numéro 1 officielle après le départ d’Andre Drummond à la trade deadline, il a été le rayon de soleil dans une saison très sombre à Detroit. Virevoltant comme à ses débuts, son premier pas est redevenu une menace face à laquelle les défenseurs n’ont pas de réponse et il est même capable de mettre tout le monde sur son dos dans le money time comme ce fut le cas à New Orleans (les frissons c’est par ici) grâce à une action en iso à montrer dans toutes les écoles face à Jrue Holiday qui n’est pas un manche lorsqu’il s’agit de stopper son vis-à-vis (Damian Lillard pourra en dire quelque chose). En titulaire d’un candidat au titre, ça reste un peu juste et trop fragile, mais dans le rôle d’un super sub capable de suppléer un All-Star à la mène sur une grosse quinzaine de minutes c’est tout à fait jouable et même intéressant. Depuis que Shaun Livingston est parti, les Warriors ont encore ce rôle à donner alors que les Lakers et les Sixers manquent tous les deux d’un vrai point guard de métier pour gérer le poste 1. Trois destinations plutôt sympathiques de la part desquelles Troy Weaver risque d’avoir des nouvelles très prochainement…

  • Jauge de hype à son arrivée dans la Ligue : 80%
  • Jauge de hype actuelle : 60%
  • Jauge entrée au Hall of Fame : 15%
  • Celui qu’il aimerait devenir : Derrick Rose de 2010-11
  • Celui qu’il espère ne pas devenir : Derrick Rose de 2012-13

Il est presque aussi frais qu’à son arrivée dans la Ligue. Plus costaud mentalement et prêt à tout encaisser, D-Rose vit chaque nouveau match comme un cadeau et il compte bien en profiter pour continuer sa légende. Avec son palmarès, son influence et si on lui rajoute une bague de champion, son dossier pour le Hall of Fame pourrait devenir crédible mine de rien…

1 Comment

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  1. Bono

    11 novembre 2020 à 16 h 47 min at 16 h 47 min

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