Heat

Miami ne s’arrête pas : 2-0 face aux Bucks, victoire du Heat dans une des fins de matchs les plus WTF de l’année !

Dans la famille des fins de matchs complètement dingues, on demande le père : le Game 2 entre Miami et Milwaukee de ce mardi. Pour cette deuxième rencontre de la série, le Heat s’en est sorti au buzzer et passe donc désormais à 2-0 face aux Bucks…! Grosse pression dans le Wisconsin, on en parle en détail.

Et dire que tout aurait pu s’écrouler en l’espace de quelques secondes. Et dire que cette faute (faute ?) de Goran Dragic sur Khris Middleton, donnant trois lancers-francs aux Bucks pour égaliser, aurait pu se transformer en cauchemar pour Erik Spoelstra et ses hommes. Et dire que la balle perdue de Butler quelques secondes plus tôt, sur une remise en jeu de maternelle, aurait pu changer totalement la fin de soirée du Heat. Avant de se pencher là-dessus, démarrons avec le thème le plus mentionné de ce Game 2, et qui rythmera certainement les discussions de ce mercredi sur la planète basket. Comme nombreux d’entre vous peuvent le savoir depuis longtemps, nous ne sommes pas particulièrement friands des longues explications autour de l’arbitrage. Cependant, lorsqu’on tombe sur un trio aussi scandaleux que celui mené par Mark Davis cette nuit, on ne peut pas jouer à Gilbert Montagné plus longtemps. Pour faire simple ? Les zèbres ont complètement flingué la fin de la rencontre entre le Heat et les Bucks, à coups de sifflets controversés. Tout au long de la partie, ce sont les joueurs de Miami qui se sentaient désavantagés par les calls, eux qui faisaient aussi bien que possible pour mener au score mais concédaient de nombreux lancers face à l’abnégation des Bucks. En face, les fautes de Giannis Antetokounmpo et Khris Middleton, encore une fois en difficulté, faisaient perdre environ dix ans d’espérance de vie à la fanbase du Wisconsin. Nous n’étions même pas dans le money-time que les refs était déjà en tendance sur les réseaux sociaux. Puis est venue cette dernière minute complètement absurde, où se sont enchaînés les pauses les plus troublantes. Deux sortent évidemment du lot : la faute sur le tir à trois-points de Middleton, permettant à Milwaukee d’égaliser au score, puis celle qui va définitivement tuer les Bucks : une faute sur Jimmy Butler au buzzer permettant à Miami de l’emporter sur le fil. Oui, Jimmy Buckets a bien tiré deux lancers francs avec zéro seconde au chrono, devant des joueurs de Milwaukee dépités. Une occasion que Butler ne va pas laisser passer, devant Dwyane Wade assis dans le public virtuel, pour permettre à sa franchise de l’emporter.

Prévenons l’audience tout de suite. Milwaukee aura droit à son propre papier, pour pointer du doigt ce qui n’allait pas et ceux qui n’ont pas fait le job. Mais avant cela, il convient de féliciter le vainqueur de la soirée. Et non, il ne s’agit pas de l’ophtalmo responsable des arbitres dans la nulle d’Orlando. Le Heat a réussi son incroyable mission, celle qui ne semblait pas aisée il y a trois jours et commence à prendre en volume : mener 2-0 dans la série face au leader de la Conférence Est, et donner la sensation réelle et partagée que cette équipe peut aller en finale de conférence. Le Game 1 pouvait être pris comme un coup d’un soir, un coup de chaud, un coup de chance pour certains. Mais c’était mal connaître ce Heat, qui a démarré le Game 2 avec un message fort. Ceci n’est pas une surprise de 24h. Miami veut abattre les Daims, et cela s’est confirmé ce mardi. Bien aidés par un Goran Dragic une nouvelle fois exceptionnel (23 points), les copains de Floride ont pu compter sur un bel équilibre offensif (7 joueurs à plus de 10 points), sans un Butler extraordinaire en attaque (13 points), mais avec une défense collective une nouvelle fois saisissante. Plus d’une fois, on a vu un bloc humain se dresser devant Giannis pour l’empêcher de prendre du rythme, laissant les Bucks traîner au score. Plus d’une fois, on a vu un héros venu de nulle part scorer quand il le fallait (Herro, Adebayo), afin de stopper un run éventuel de Milwaukee. Pour le moment, Spoelstra défonce de manière assez humiliante sa matchup avec le coach d’en face, réalisant les ajustements nécessaires pour faire la différence. Un Derrick Jones Jr planté au bon moment, Iguodala envoyé en mission défensive et carte blanche donnée à Herro lorsqu’il faut chercher des points. Le culot, l’adaptation, voilà ce qui fait la différence sur ce début de série, face à un Mike Budenholzer qui a l’air plus statique et en manque de solutions que jamais. C’est donc une avance de 2-0 que Miami possède aujourd’hui, à la fois un réel coup de pression posé sur les épaules des Bucks mais aussi une pression sur les épaules du Heat. Car les espoirs entrouverts aujourd’hui doivent être assumés avec ce qui arrivera indéniablement : un réveil furieux de Milwaukee. Tant que la défense de Miami tient bon, tout est envisageable, comme cette fin de match imprévisible. Les potes de Giannis sont en tout cas prévenus, il va falloir faire bien plus que courir, tirer et dunker pour l’emporter dans cette série.

Deux matchs, deux victoires pour Miami, dans deux scénarios totalement différents. Le Heat n’a toujours pas perdu en Playoffs et c’est le leader de la Conférence Est qui doit se poser de grosses questions aujourd’hui. Sous peine de non-ajustements, est-ce que ce sera étonnant de voir la bande à Butler mener 3-0 ? Absolument pas, et autant dire que dans le camp de Jimmy, on se dit aujourd’hui que tout est possible.

stats Heat Bucks 3 septembre 2020

1 Comment

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  1. Brunus

    3 septembre 2020 à 11 h 05 min at 11 h 05 min

    Très bel article mais les matchs de nuit doivent complètement déboussoler l’auteur de cet article, le match s’est déroulé dans la nuit de mercredi à jeudi et non dans la nuit de mardi à mercredi !

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