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Quand production ne rime pas avec pognon : focus sur les pivots NBA sous-payés en 2019-20, les bonnes affaires sont là

Pivots sous payés

Par ici les bons plans !

Source image : montage via YouTube

Dans un monde parfait, chacun serait payé à sa juste valeur et il n’existerait aucun déséquilibre entre la production d’un joueur et son salaire. Sauf qu’on ne vit pas dans un monde parfait, loin de là. Pour diverses raisons, certains mecs sont largement sous-payés, tandis que d’autres peuvent carrément être considérés comme des voleurs. Les joies du business en quelque sorte. Ça méritait bien un petit focus, avec dans un premier temps une sélection des bonnes affaires de la saison dans la Grande Ligue. 

Avant de se lancer, un petit point sur les critères de sélection s’impose, histoire que vous ne soyez pas choqués par l’absence d’un Bam Adebayo ou d’un Mitchell Robinson par exemple. Ces derniers, comme d’autres jeunes stars, sont sous leur contrat rookie, ce qui explique leur faible salaire. Les intégrer dans cette liste n’a donc pas beaucoup de sens. On a aussi laissé de côté les joueurs qui ont signé une grosse prolongation de contrat pour les années à venir, même s’ils étaient sous-payés cette saison. Enfin, on a également voulu éviter au maximum les doublons avec l’article concernant les pivots sous-cotés, car ce n’est pas top de lire deux fois la même chose. Voilà voilà, vous savez tout. Et dernière petite précision, la liste n’est pas exhaustive.

P.S. : la baisse potentielle des salaires liée à la suspension de la saison n’a pas été prise en compte.

Dwight Howard (Los Angeles Lakers)

Salaire 2019-20 : 2,5 millions de dollars
Stats 2019-20 :  7,5 points (73,2% au tir, 49,4% aux lancers), 7,4 rebonds, 0,7 assist
Situation contractuelle : dans la première et seule année d’un contrat de 2,5 millions

De retour à Los Angeles avec un salaire 7,6 fois inférieur à celui de la saison 2012-13, Superman ne tourne pas tout à fait aux mêmes chiffres qu’à l’époque. Mais lorsque ces statistiques sont ramenées à 36 minutes, elles sont quasiment semblables avec moins de points mais plus de rebonds que lors de sa collaboration avec Kobe Bryant. Surtout, Dwight est absolument parfait dans son rôle de back-up derrière JaVale McGee. Une phrase que  l’on aurait eu du mal à prononcer sans trembler du menton en 2013 et pourtant, c’est exactement la réalité et l’ancien first pick a l’air d’accepter cette situation sans broncher. A ce salaire, c’est quasiment un cadeau dont les Lakers auraient tort de se priver. De l’autre côté du miroir, D39 est en train de se racheter un image auprès du public angelinos et a une chance de remporter la bague qui lui fait tant défaut jusqu’à aujourd’hui. A 34 ans, il n’aura pas beaucoup d’autres opportunités. Une grosse win-win situation qui pourrait même se prolonger au-delà de l’été… au détriment d’un certain DeMarcus Cousins par exemple.

Nerlens Noel (Oklahoma City Thunder)

Salaire 2019-20 : 2 millions de dollars
Stats 2019-20 : 7,7 points (68,5% au tir, 76,5% aux lancers), 4,9 rebonds,  1 assist
Situation contractuelle : dans la première et seule année d’un contrat de 2 millions

On en parle très peu mais dans le genre center remplaçant très bon marché qui apporte de l’énergie et ses bonnes mains, le double N se place bien haut dans la liste. Chaque soir c’est une petite vingtaine de minutes d’allers-retours en sprint et d’écrans bien placés, un complément parfait derrière l’imposant Steven Adams. Pas vraiment la trajectoire de carrière que Noel avait prévu en refusant une prolongation de 70 millions de dollars aux Mavericks en 2017. Alors l’ancien favori au first pick finalement sélectionné en sixième choix se lève tous les matins avec l’intention d’aller chercher un contrat encore meilleur pour ne rien regretter. Pas sûr que le timing soit le bon pour aller chercher le plus gros jackpot qui soit mais ça ne devrait pas être difficile de faire mieux que cette année.

Richaun Holmes (Sacramento Kings)

Salaire 2019-20 : 4,7 millions de dollars
Stats 2019-20 : 12,8 points (65,4% au tir, 80% aux lancers), 8,3 rebonds, 1 assist
Situation contractuelle : dans la première année d’un contrat de 2 ans et 9,7 millions

Le talent du second tour de drat est en train d’exploser au visage de certains scouts qui ne croyaient pas assez en lui. Arrivé à Sacramento comme agent-libre l’été dernier, il fait partie des bonnes pioches de Vlade Divac et a donné grande satisfaction en tant que pivot titulaire pendant la majeure partie de la saison. Opportuniste et toujours bien placé pour mettre le couvercle sur des tirs un peu dévissés de ses collègues, il est l’un des meilleurs rebondeurs offensifs du circuit même si sa blessure à l’épaule a profité à Harry Giles pour devenir l’une des darlings des fans des Kings. Pas grave, Sherlock aura encore un an pour prouver sa valeur et aller chercher un contrat plus en adéquation avec son potentiel. Il serait temps.

Aron Baynes (Phoenix Suns)

Salaire 2019-20 : 5,4 millions de dollars
Stats 2019-20 : 11,5 points (48% au tir, 35,1% à 3-points, 74,7% aux lancers), 5,6 rebonds, 1,6 assist
Situation contractuelle : dans la deuxième année d’un contrat de 2 ans et 10,6 millions

L’Australien n’a pas seulement mis Stephen Curry KO dès le quatrième match de la saison, il s’est aussi transformé en tireur d’élite depuis le parking de Phoenix ce qui lui a permis de multiplier par deux son apport de points cette saison. De quoi faire regretter un peu à Danny Ainge la décision de le laisser partir chez son ancienne franchise selon ce que donnera le pick envoyé dans le Massachusetts en retour. A 33 ans, l’ancien de Washington State a parfaitement réussi sa transition pour s’adapter à la NBA des années 2020 ce qui laisse encore entrevoir quelques belles saisons de la part du viking avant qu’il ne se retire. Même si les franchises ne pourront pas être trop généreuses du fait de la baisse probable du salary cap l’année prochaine, il devrait être particulièrement suivi par les GM pendant l’intersaison.

Montrezl Harrell (Los Angeles Clippers)

Salaire 2019-20 : 6 millions de dollars
Stats 2019-20 : 18,6 points (58% au tir, 65,8% aux lancers), 7,1 rebonds, 1,7 assist
Situation contractuelle : dans la deuxième année d’un contrat de 2 ans et 12 millions

Candidat au titre de meilleur Sixième Homme de l’Année s’il n’avait pas un coéquipier qui s’appelait Lou Williams pour lui piquer les projecteurs à chaque fois, Trez compile encore des statistiques de All-Star avec un salaire annuel inférieur au dernier cinquième choix de la Draft dans son année rookie. Forcément, c’est le grand écart et les Clippers en profitent bien, eux qui rêvaient de s’offrir les Lakers dans une Finale de Conférence attendue par tous. On espère que l’autre franchise de L.A. en a bien profité car l’homme au bandeau arrive en fin de contrat et il va sûrement réclamer un gros pactole pour devenir un titulaire en puissance dans la franchise qui voudra bien aligner les dollars. Mais en attendant, Harrell va finir la saison avec les Voilliers et avec un peu de réussite, il pourra même attacher des cheveux avec l’aide d’une bague à la rentrée prochaine.

En matière de rentabilité concernant le poste de pivot, ces gars-là font partie des meilleures affaires de la NBA sur la saison 2019-20. Dès demain, on va s’attaquer à l’extrême inverse, c’est-à-dire les joueurs qui touchent un peu trop d’oseille par rapport à ce qu’ils produisent sur les parquets. Attention au choc.

Source chiffres : Spotrac

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