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Penny Hardaway estime qu’il mérite de figurer dans un Top 100 all-time : visiblement, il a un message à nous transmettre

Anfernee Hardaway - Panny Hardaway

Sans les blessures, jusqu’où serait monté Penny Hardaway ?

Source image : YouTube

Penny Hardaway a ébloui tout le monde lors de son entrée en NBA. Il est monté bien haut, avant de tomber comme s’il était dans un parc d’attraction floridien. On garde certes un souvenir magique du meneur d’Orlando mais mérite-t-il pour autant une place dans le Top 100 all-time ? Lui a sa petite idée.

Quand certains fans NBA entendent Penny Hardaway, ils ont des étoiles dans les yeux. Grosses qualités athlétiques, sens du scoring et du caviar, vista, talent… il était un vrai bonheur à voir jouer et donnait des frissons. 22 points, 7 passes, plus de 4 rebonds et 2 interceptions de moyenne pour sa meilleure saison statistique en 1995-96, c’était du lourd. All-Star dès sa deuxième année, il formait avec le gros Shaquille O’Neal un tandem des plus excitants à voir jouer, un duo qui a emmené le Magic en Finales NBA en 1995. Vu comme ça, Penny a tout pour rentrer dans un Top 100, voire même un Top 50. Mais malheureusement, pour lui et pour nous, son prime n’aura duré que quatre petites années. Quatre très belles années certes, dont une où il s’est débrouillé comme un chef après le départ de Shaq vers les Lakers en 1996, mais c’était trop court, la faute notamment à une grosse blessure. Au sommet de son art après une série de Playoffs à 31 points, 6 rebonds, 3,4 passes, 2,4 interceptions et 1,4 contre face à Miami en 1997, son genou lâche au début de la saison suivante. Un stop brutal en pleine ascension, comme pour rappeler que rien n’est acquis, et il n’a ensuite plus jamais été le même. Une carrière brisée, et donc un joueur difficile à classer dans nos classements all-time, lui qui ne fait pas partie du Hall of Fame. Alors, Penny Hardaway est-il un joueur sous-estimé ? « Absolument » selon le principal intéressé, comme il l’explique à HoopsHype.

« Je pense que certains gars me donnent du crédit, mais pas la majorité. Mes sept ou huit premières années en NBA peuvent rivaliser avec n’importe quel joueur qui est entré au Hall of Fame. Les chiffres, le style et la façon dont j’ai influencé le jeu, je ne sais pas si je reçois assez de crédit par rapport à ça. Je regardais une émission et ils parlaient du Top 50, il n’y avait que des joueurs fantastiques mais ensuite j’ai vu quelques gars dire que je n’étais pas dans les 50 suivants. Je ne suis pas d’accord avec ça. Je suis désolé, mais en bonne santé j’en fais définitivement partie. Sans aucun doute. »

En bonne santé, oui Penny, sans l’ombre d’un doute. Parce que comme JUL, Penny était un OVNI, un garçon au potentiel infini, au talent rare. Mais lorsqu’on entend Hardaway, on entend bien souvent « regret ». Le regret de ne pas avoir pu profiter assez longtemps du bonhomme. Le regret d’une carrière écourtée par les blessures, comme tant d’autres certes. Derrick Rose en est sans doute le meilleur exemple. Mais quand on demande à Penny quel joueur lui rappelle son jeu, aucune hésitation pour le meneur, c’est Brandon Roy qui sort et voici pourquoi. 

« Son hesitation dribble, il était assez athlétique, des choses de ce genre. […] Depuis Brandon Roy, je n’ai pas regardé en arrière pour me dire, ‘Eh mec, ce type me rappelle moi’. »

La comparaison de Penny n’incluait probablement pas les blessures, mais nous on ne peut pas s’empêcher de les inclure. Un combo-guard et un arrière, un prime de quatre ans ponctué par des moyennes au-dessus des 20 points. Des gros scoreurs avec des vrais fondamentaux, une grosse capacité à pénétrer et finir peu importe la qualité de la défense. Dribbles chaloupés, briseurs de chevilles aux heures perdues. La classe et l’élégance. Une ascension fulgurante stoppée par des soucis de blessures pénibles. Les similitudes sont nombreuses. Pour rappel, Brandon Roy a fait quasiment toute sa (courte) carrière à Portland, avec un tout petit passage dans le Minnesota. Atteint d’arthrite dégénérative dans ses genoux, il a été contraint de mettre fin à sa carrière en 2013, lui qui était arrivé en NBA en 2006. En somme deux étoiles filantes. Auraient-ils pu dominer pour devenir des très grands de leur sport ? Seraient-ils devenus deux Hall of Famers incontestables qu’on classe dans notre Top 100, sans discuter, vaciller, douter ? Tant de questions qui resteront à jamais sans réponse. Mais deux joueurs qui resteront à jamais dans notre cœur de fan.

Penny Hardaway fait-il partie de votre Top 100 des meilleurs joueurs de l’histoire ? Peut-être bien que oui, peut-être bien que non, mais devant ses highlights on est tous pareil. Un gros « What if » dans la tête et des étoiles plein les yeux. 

Source texte : HoopsHype

1 Comment

1 Comment

  1. Dr J

    25 mars 2020 à 11 h 32 min at 11 h 32 min

    Si Penny le dit dans le sens « si j’étais resté en bonne santé, je serais clairement dans le top 100 », alors oui, c’était clairement bien parti ! Dès sa 3e année il est 3e du vote mvp. Pour ses 2e et 3e saisons, il est all nba first team, au même niveau que ou devant des gars comme Stockton, Payton, Richmond, Miller, Drexler… Sa 4e année, il n’est « que » en 3rd team… En même temps, il n’avait joué que 59 matchs ! Ça partait pour une carrière incroyable.

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