All-Star Weekend

Le All-Star Game is back : nouveau format intense, money-time incroyable, merci chère NBA pour cette révélation !

lebron all-star

Symbole de ce format, de la rage, de l’intensité, des sourires et de la transpi.

Source image : NBA League Pass

On en rêvait, la NBA l’a fait. Après des années passées à souffrir de son All-Star Game, la Ligue et ses joueurs ont testé, osé, retouché puis enfin trouvé leur formule magique avec cette édition 2020 à Chicago : un tout nouveau format, qui a révolutionné le game. Ne tournons pas longtemps autour du pot, il s’agissait d’un des meilleurs matchs étoilés de l’histoire.

Oui, on se permet de le dire. Peut-être est-ce à cause des émotions, encore tièdes, ou bien du fait qu’on a pas vécu de bon ASG depuis le passage du franc à l’euro, mais les faits sont là. Aujourd’hui, c’est tout le basket qui a gagné, et en particulier celui de la NBA avec l’installation puis le test de ce nouveau format innovant. Rappelons les faits, avant de revenir sur cette folle soirée d’actions. Depuis des années, ce qui était connu comme étant le All-Star Game était devenu le All-Flemme Game, une sorte de réunion de multimillionnaires forcés à devoir courir en pleine semaine de pause, le genre de spectacle affligeant qui nous poussait à nous coucher tôt le dimanche soir. Ouais, nan en fait nan, je regarde plus le All-Star Game. Voilà le genre de phrase, courante et partagée par toute une communauté de passionnés, que l’on pouvait entendre régulièrement à l’approche du weekend annuel de festivités. Aucun enjeu, système de conférences daté, pas de bonus, rien qui puisse motiver les joueurs, ne serait-ce même que les compétiteurs bouillant en eux. Adam Silver et ses sbires se creusaient donc la tête pour trouver une solution, en y apportant des touches successives. Au début, bien accueillies, puis au final, mal digérées. Nouveau système de capitanat, sauf que la Draft des joueurs est faite derrière les rideaux. Nouveau système de capitanat avec Draft réalisée à la télé en direct, sauf que ça continue de trottiner sur le parquet, en espérant que le score soit à égalité vers la moitié du dernier quart-temps. Une illusion qui ne changeait rien, puisqu’au final on se retrouvait encore et encore à soupirer sur Twitter en tentant de dénicher le tweet drôle de la soirée.

Puis vient ce nouveau format, proposé il y a quelques semaines, et réceptionné avec une sérieuse grimace par la population basket. Comment ne pas mal réagir, après ces récentes tentatives plutôt mal orchestrées ? Les capitaines ont eu leur impact la première année, mais ensuite…? C’est ce que redoutait la plupart des observateurs, sentant l’âme entertainment d’Adam Silver prendre le dessus sur la compétition en elle-même. Scores remis à zéro à la fin de chaque quart-temps…? Première équipe qui atteint le total du leader au bout de trois quarts + 24 points dans ce money-time ? Qu’est-ce que c’est que ce bazar encore… La prise de tête était réelle au premier coup d’oeil, car la mise en application était difficile à visualiser. Comment remettre les scores à zéro et continuer, en quoi cela ne va pas prolonger la démotivation des joueurs ? Bon, tu sais quoi, nique. On va leur faire confiance, leur donner une chance et voir comment se déroule cette nouvelle expérience issue de l’usine Silver.

Et bien au final…

  • Le vainqueur de chaque quart-temps donnait 100,000$ à une oeuvre caritative de son choix. Résultat des courses, quand LeBron et ses potes ont dominé le premier quart et distribué les sous, c’est la Team Giannis qui a retourné le game dans le second quart pour que tout le monde soit content. Un peu chiqué ? Peut-être, mais au moins ça se bougeait sur le terrain. Et par conséquent, voir des Rudy Gobert, Ben Simmons, Kyle Lowry, Kawhi Leonard, Giannis Antetokounmpo ou autres mouiller le maillot, ça faisait plaisir dans ce contexte précis.
  • Ce système de reboot à la fin de chaque quart-temps a donné lieu à une drôle de fin de troisième quart. Normalement, les joueurs s’en tapent puisqu’ils ont encore 12 minutes pour se rattraper. Sauf que là, avec un score serré et des jeunes à faire gagner, la fin de ce quart s’est transformé en petit money-time, avec possessions importantes et prises au sérieux par les joueurs sur le terrain. Un premier petit twist dans le scénario de la soirée, qui va laisser place au plus gros des steaks, celui qui va faire suer toute la planète basket pendant plus de 40 minutes.

Oui, vous avez bien lu.

40 minutes.

Le dernier quart-temps va durer plus de 40 minutes réelles, avec ce score de 157 points à aller chercher pour remporter le match. Bon, on va vous éviter le récap action par action, pour ça y’a YouTube et ça vous fera briller en société. Non, ce qui va vraiment changer toute la donne, c’est qu’en ayant conscience qu’il y a cette barre de 157 points à aller chercher sans avoir de chrono dans la gueule, les joueurs ne vont se concentrer… que sur le jeu. Et miracle de la nature, dont on doit profiter pour cette année avant que la NBA n’intervienne : aucune coupure publicitaire. On vous parle donc de 40 minutes de basket non-stop, avec du jeu intense, des superstars sur le terrain, l’envie de se défoncer pour faire gagner 300,000$ à l’oeuvre caritative du choix, et tout ça après une coupure de plusieurs années. Le rêve absolu. Va donc se produire ce money-time inoubliable, de Kyle Lowry et ses charges provoquées à Kawhi Leonard et ses mains baladeuses, Joel Embiid et ses merveilles au poste, Chris Paul et ses scandales arbitraux, ou Giannis Antetokounmpo et ses pénétration de Tortank. On est plus du tout dans le même game que d’habitude, là on se retrouve au playground en bas de chez toi, et ceux qui arrivent à 11 points ont le droit de boire pendant que les autres font des pompes. C’est ce genre de finish, le Elam Ending pour être précis, qui va retourner ce All-Star Game 2020 et offrir la plus belle des scènes. Des stars du basket donnant absolument tout, ensemble, pour la victoire. Dans une salle, à l’ambiance survoltée, restant debout pendant de longues minutes. Du jamais vu pour ce type de rencontre, et un potentiel jackpot pour la Ligue.

Potentiel, le terme n’est pas choisi pour rien. Des modifications, il y en a encore à faire, comme ces foutus lancers-francs qui ont cassé un finish qui aurait pu être all-time, avec un véritable shoot au buzzer. Non, on n’a pas eu de game-winner à la Kobe, ce qui aurait fait exploser la planète et les réseaux sociaux avec. Face à cela, la NBA devra réfléchir pour que les arbitres ne deviennent pas les stars de cet immense merdier médiatique. Imaginez devoir négocier avec CP3, Lowry, Harden, Giannis et LeBron, sur un seul et même terrain ? Exactement, l’enfer. En cas d’égalité, victoire sur le dernier tir ou victoire de 2 points seulement ? Il faudra communiquer dessus et vite. Quid des trois premiers quart-temps, est-ce qu’on laisse ou on touche à quelque chose ? Temps-morts, la VAR,… Il y a encore un tout petit peu de boulot, mais là n’est pas le plus important.

Il est dans cette énorme claque, prise par tous les fans de basket présents cette nuit, et qui ont vécu ce qu’ils ne pensaient pas vivre avant une éternité : un pur All-Star Game dans un format qui nous donne déjà envie d’être l’année prochaine. Oui, oui oui, on est le 17 février 2020 et on a déjà envie d’être en 2021, c’est pas beau ça ? La NBA a trouvé un potentiel remède à son ASG, avec Chris Paul à la manoeuvre, le meneur du Thunder ayant pitché l’idée aux autorités supérieures. Si le match des étoiles est sauvé grâce à ça, je crois qu’après avoir vu ça…

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