Pistons

Sekou Doumbouya, la folle semaine : started to défendre sur Invernizzi now tu défends sur LeBron James, AD et Kawhi

Sekou Doumbouya 6 janvier 2020

Est-ce qu’il y a de quoi avoir le smile ? Oui.

Source image : YouTube

Le début de saison avait été rude, un peu normal me direz-vous quand on est un rookie de 14 ans et demi dans une équipe qui tourne au moins aussi bien qu’une roue carrée. Puis le déclic est arrivé il y a quelques jours. Andre Drummond déclaré officiellement sur le marché, Blake Griffin blessé, et le staff des Pistons qui se prend subitement une envie de construire avec ses jeunes. Tout bonus pour Sekou Doumbouya… et tout est allé très vite.

Avant cette semaine ? Sekou Doumbouya n’avait pris part qu’à sept petits bouts de match, ne dépassant les cinq minutes sur le parquet qu’à une seule reprise face à Boston. Une équipe qui prend valises sur valises et qui tourne essentiellement autour de l’iso Griffin ou l’iso D-Rose, un coach qui avait de toute manière déclaré qu’il ne comptait pas vraiment sur son tout jeune rookie sur le début de saison. Un an minimum en couveuse, voilà donc le genre de saison à laquelle on devait s’attendre pour Sekou, un peu dommage mais pas une catastrophe non plus puisqu’on rappelle quand même que le French Freak (bah quoi ?) affiche 19 ans depuis le 23 décembre seulement. Mais comme dit en intro, cette première semaine de janvier aura donc été… la première semaine de la vraie vie de Sekou Doumbouya en NBA. Management changeant au sein de la franchise, besoin compulsif de développer les jeunes car un énorme coup de balai est pressenti, et voilà comment notre nouvelle fierté nationale se retrouve parachutée… titulaire face aux… Clippers. Ah ok.

A peine le temps de faire le cartable et de mettre des pompes dans le sac de sport, la G League c’est terminé et c’est chez les vrais qu’il faut faire ses preuves. Résultat des courses ? Une visite très sérieuse du Staples Center avec un premier double-double en carrière et 27 minutes passées dans le slip de Kawhi Leonard, histoire de se mettre dans le bain au plus vite. On sent encore Sekou un peu renfermé, la tête dans les épaules, mais baby fait le taf, sérieusement, baby apprend, passionnément. Mais à peine le temps de se frotter les mains que deux jours plus tard c’est dans un autre bastion californien que le Doums devait enchainer, au Chase Center, face cette fois-ci à un autre genre d’adversaire, les Warriors, avec à la fois une belle match-up car un match ouvert en apparence, mais également le devoir de se farcir un certain Draymond Green, accessoirement l’un des types les plus relous du circuit. Là encore Sekou fera le taf et même plus que ça, puisqu’en plus de défendre le fer le petit se permettra de faire le spectacle. Un combo chase-down / gros trois dans la foulée, un nouveau double-double avec 16 points et 11 rebonds (à 4/7 du parking de Beaublanc) et le plus gros temps de jeu de son équipe, à deux doigts de partir dans une campagne #NBAVote tout ça. Rebelote d’ailleurs… dès le lendemain, toujours au Staples Center mais cette fois-ci face aux Lakers de LeBron James et Anthony Davis.

On l’a dit la G League c’est fini, alors autant jouer des futurs Hall Of Famers, le delta n’est pas trop énorme. Et face aux Angelinos c’est encore une autre facette de Sekou que l’on découvrira, celle du chien de garde attitré de LBJ. Non, pas un « LeBron stoppeur », car le terme a déjà porté préjudice à quelques malheureux et car cette espèce n’existera sans doute jamais, mais vraiment le type que Casey envoie au bois à chaque fois que LeBron et sa calvoche sont sur le terrain. Un temps de jeu calqué quasi à la minute près sur sa « victime » (lol) du soir, et un boulot fait sérieusement, car là où d’autres auraient pris un bouillon énorme Sekou n’a pris… qu’un bouillon normal. LeBron donc et même AD, sur qui le Français défendra sur la fin de match pour le même résultat : situation défensive c’est compliqué. Compliqué car si Doumby aura réussi cette fois-ci à gérer son problème de fautes (quinze en trois matchs tout de même), il sortira finalement… bah pour six fautes après en avoir pris quatre ou cinq dans le seul dernier quart. Match solide au final malgré les quelques bourrasques prises par le duo stars des Lakers, mais allez donc demander au fils du voisin d’arrêter Cristiano ou Leo au five du coin et vous verrez bien si c’est facile.

Trois matches en cinq jours, trois titularisations, trois vraies perfs pour Sekou Doumbouya. Le statut de stoppeur noumelo ouno de l’équipe qui se dessine mais pas que, puisque plus les minutes s’amoncèlent plus le Français trouve de la confiance. Le programme pour les jours à venir ? Cleveland deux fois, Chicago et New Orleans. Faudra juste dire à Sekou que c’est bien de la NBA et pas de la G League, et tout devrait bien se passer. On se dit rendez-vous quand pour le premier 20/10 ? Dans la semaine ?

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