Pistons

Blake Griffin dans l’impasse : adresse en berne, une équipe qui tourne sans lui et un genou qui grince, manque juste la chiasse pour le combo

Blake Griffin

Situation étrange en ce moment pour le rouquin.

Source image : NBA League Pass

Ceux qui suivent un minimum les Pistons cette année (pourquoi, c’est un autre débat) l’ont bien remarqué : Blake Griffin n’est pas dans une forme olympique. Ceux qui ne suivent pas forcément les Pistons ont d’ailleurs peut-être confondu The Quake avec Matt Bonner, Greg Stiemsma ou Chase Budinger ces derniers jours tant le garçon ne rentre pas un tir. Va vite falloir que le modjo revienne, déjà que la saison de Detroit n’était pas des plus passionnantes…

Check-in pour commencer sur les stats de l’ami Blake sur les cinq derniers matchs, histoire de bien se mettre d’accord sur ce dont quoi on parle :

stats Griffin 15 décembre

Wow. Pour ceux qui suivent on a donc ici un candidat crédible au trophée Jordan Poole of the year, mais avouez que ça sonne bizarre dès lors que l’on parle d’un sextuple All-Star et encore troisième au vote des MVP il y a cinq ans. Mais que se passe-t-il donc chez Blake Griffin ? Cette nuit ? 15 minutes à Houston et un genou qui couine, direction le banc pour ne plus le quitter, après avoir loupé ses sept tentatives avant cela. Moche moche moche, mais pas autant que les dernières sorties de l’ancien Yamakasi des Clippers, passé en quelques mois d’un exceptionnel athlète à un joueur exceptionnellement all-around puis désormais à une exceptionnelle… tanche. On exagère hein, et on ira se scarifier quand il en plantera 50 dans trois jours, mais l’impression laissée par le rouquemoute ces derniers temps est… étrange. Déjà au coeur de 120% des possessions offensives de Detroit et court-circuitant parfois le jeu mis en place par Casey à Detroit, Griffin est passé depuis cinq matchs du côté obscur de la force, peut-être car c’est dans l’actu, mais peut-être aussi car personne ne comprend ce qu’il se passe dans le Michigan, à commencer par le franchise player des Pitons en personne. Car Blake Griffin est devenu à Detroit un meneur de jeu de 2m08, jouant iso sur iso comme s’il était barbu et gaucher, et laissant sur le carreau des Kennard, Drummond ou même D-Rose qui ne demandent qu’à toucher un peu plus le ballon.

Le plus étrange dans tout ça ? Sur les cinq matchs illustrés ci-dessus, lors desquels Blakounet cumule donc un mirifique 15/62 au tir, les Pistons se sont imposés… trois fois, dont une win référence la nuit dernière face à un James Harden bourré et orphelin de son meneur titulaire. Sur ces quelques matchs ? Un Bruce Brown responsabilisé, un Derrick Rose clutch, un Kennard adroit, bref un collectif qui step-up et qui montre qu’on peut donc être meilleur… sans son meilleur joueur. Hein ? Ok, d’accord. Mais Blake dans tout ça ? Parce que vivre une mauvaise passe ça arrive même aux plus grands hein, mais on a quand même vu poindre des signes de lassitude, notamment lors du match face à Dallas pendant lequel Blake aura passé un peu trop de temps à notre goût à tailler le bout de gras avec les refs plutôt que de chercher d’autres solutions en attaque que ses pu*&%$ de jumpers qui ne veulent plus rentrer.

On attend désormais d’en savoir un peu plus sur les maux de Griffin, ses maux au genou et peut-être ses maux tout court. Parce que très franchement, on dirait bien qu’il y a quelque chose qui cloche. C’est bien dommage pour le bonhomme, pas forcément dommage pour Detroit qui ne va de toute façon nulle part même avec son rouquin, et si d’aventure il se passait quelque chose de fou en coulisses dans les prochaines semaines… hum, vous ne viendrez pas dire qu’on ne vous avait pas prévenu.

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