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Nouveau massacre signé James Harden : après 42, 39 et 47 points, le barbu en claque 44 sur la tête des Pacers

James Harden

Mais qui peut me stopper, comme le demandait un grand poète.

Source image : NBA League Pass

Dans une forme divine, celle d’un MVP en puissance, James Harden a continué sa marche impériale en roulant sur les Pacers venus se battre du côté de Houston. Un bel effort de la part des gars d’Indianapolis, mais rien à faire face à la barbe texane qui termine avec 44 puntos sans forcer.

Qu’il semble lointain, le mauvais début de saison du numéro 13. Qu’elle semble éloignée, cette époque durant laquelle la maladresse de Harden était un réel sujet de conversation. Les Rockets sont-ils désormais soignés de tous leurs maux, depuis que James a pris feu ? Certainement pas. Dans le jeu comme dans la situation médicale de l’équipe, il y a bien des choses à dire et à redire sur Houston. Mais les faits sont là, indéniables, et la règle reste la même : tout va bien chez les Fusées, il faut donc féliciter quand c’est mérité. Et sur les 6 derniers matchs ? Les kids de Mike D’Antoni ont monté d’un cran leur niveau de jeu. Pas des foudres en terme d’adversaires (Warriors, Pelicans, Bulls, Grizzlies) diront certains, mais les grandes équipes savent remporter tous leurs matchs et elles sont aussi capables d’éviter de sales pièges. Du genre la venue des Clippers, qui ont été priés de rentrer en Californie avec un sale souvenir. Du genre la visite des Pacers, qui étaient orphelins de Malcolm Brogdon en plein début de match alors que le meneur était présent à l’entre-deux, mais n’ont jamais vraiment baissé les bras. Bousculés en seconde période, les copains de Russell Westbrook n’étaient pas très rassurants car le banc des visiteurs faisait le nécessaire pour renverser la vapeur. Comment faire, sans Eric Gordon, sans Danuel House, sans Clint Capela qui s’était mis sur son 31 ? Comme souvent, et on ne peut pas dire qu’il s’agit d’une mauvaise option, les Rockets se sont appuyés sur l’arme offensive la plus fatale de sa génération (coucou KD). Alors que le quatrième quart démarrait sur les bases d’un moneyt-ime serré, Harden a pris le match en main et a réalisé un run en solo dont il a le secret. Et un step back dans ta gueule à environ 10 mètres du panier, et une pénétration bien sentie, et des lancers provoqués au buzzer et un side-step du parking en tombant presque sur le public au premier rang. Pas l’temps d’niaiser ni de tourner le regard, dix points de retard pour les Pacers, game over. En un claquement de doigts, James a réglé l’addition et permis à tous les fans venus au Toyota Center de repartir l’esprit tranquille.

Ce qui, en ce moment, est un sentiment assez doux et régulier. Les victoires sont là, 6 de suite pour la Rockets Nation, et les performances vont avec. On se rapproche de la période de Noël dernier, au cours de laquelle Harden avait littéralement posé sa franchise sur son dos et remonté le classement de la Conférence Ouest eurostep par eurostep. Certes, on est pas au même niveau de violence au sein de l’infirmerie locale, Russell Westbrook est là, PJ Tucker est là, Austin Rivers aide en sortie de banc, il y a des armes autour du barbu. Mais cette capacité à pouvoir dicter une rencontre en attaque avec tous les yeux rivés sur lui a quelque chose de dingue… et de totalement banal à la fois. On s’explique : Harden tourne à 42 points de moyenne sur les 6 derniers matchs, 6 victoires comme indiqué plus haut, à quoi on ajoute 7 rebonds et 8 passes de moyenne. Pour environ 99,9% de la population mondiale, LeBron James et Luka Doncic inclus pour ne citer qu’eux, on en ferait une superproduction américaine avec des affiches en trois par quatre dans tous les coins de rue. Mais cette production offensive hors-normes, parfois nauséabonde quand les tirs ne rentrent pas, est comme prise pour acquis alors qu’on est en train de voir un des plus grands cracks offensifs de l’histoire de ce jeu toucher son prime. Oui, certains soirs, Harden est répugnant, le jeu de son équipe aussi, on connaît le mécanisme. Mais d’autres soirs, quand tout clique et les planètes sont alignées ? Il n’y a tout simplement rien à faire. Les Pacers voulaient intervenir, ils sont repartis avec le même résultat que les derniers visiteurs passés par l’arène des Rockets. Une défaite, des épaules haussées en se demandant comment l’arrière de Houston aurait pu être freiné différemment, et la tête pointée vers le sol.

James Harden est en feu total, dans tous les aspects du jeu, et son équipe en profite puisque les victoires s’enchaînent. Plutôt le genre de combo qui se rapproche le plus du titre de MVP, mais on sait que la route est longue. Il faut continuer ainsi, et nous éblouir quand c’est aussi réussi.

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