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Jonathan Isaac frôle le five by five mais… Aaron Gordon ne voulait pas gagner : y’a du mieux à Orlando mais ça rigole chez les Mavs

Aaron Gordon 7 novembre

Gros, merci pour le cadeau.

Source image : NBA League Pass

Ce Mavericks – Magic était attendu à plus d’un titre cette nuit à l’American Airlines Center. Tout d’abord pour savoir si oui ou non les Mavs étaient capables de continuer leur beau parcours en ce début de saison, mais également pour voir enfin le Magic se bouger des deux côtés du terrain et pourquoi pas, exploit non-négligeable waouh, passer les cent points pour la première fois de la saison…

Spoiler alert number one, Orlando a exorcisé ses vieux démons en attaque. 106 points marqués, what a Dream Team. Spoiler alert number two, ça allait même beaucoup mieux cette nuit puisque le Magic a réussi notamment à contenir Kristaps Porzingis, on y reviendra. Dernière alerte de spoilation même si ça ne se dit pas… les hommes de Steve Clifford ont bêtement laissé passer leur chance dans le money time, parce qu’on ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre et le cul de Luka Doncic.

L’info principale côté Magic ? Jonathan Isaac est un décidément un foutu freak. On en parlait hier sur le plus merveilleux compte du Twitter Game, l’ailier fort d’Orlando tourne cette année à quasiment trois contres de moyenne et demeure la plaque tournante de la défense floridienne, en plus de progresser chaque jour en attaque même si le garçon semble encore parfois mal dégrossi. Cette nuit, Johnny aura absolument tout fait aux Mavericks. Une présence de tous les instants, avec des bras qui font de l’ombre à la salle toute entière. Demandez voir à Kristaps Porzingis ce que ça fait tiens. Un espèce de… Kristaps renoi, un Kirilenko made in Bronx, et une ligne de stats qui résume à elle seule le match du géant bleu. 13 points, 10 rebonds, 5 passes, 4 steals et 6 contres. A une interception donc de réaliser un improbable et rarissime five by five, synonyme ultime du côté all-around d’un joueur de basket, performance que seuls une douzaine de joueurs ont réalisé dans toute l’histoire de la NBA (Nicolas Batum, Anthony Davis, Jusuf Nurkic, Andrei Kirilenko, Hakeem Olajuwon, Jamal Tinsley, Julius Erving, Derrick Coleman, George Gervin, Draymond Green, Marcus Camby, Vlade Divac et David Robinson pour ne pas les nommer). Un match plein, des deux côtés du terrain donc, et une odeur de baston enfin retrouvée à Orlando, regain de forme finalement gâché par… Aaron Gordon et ses choix dommageables dans le money time. Très chiant.

Ah Aaron Gordon. Il faut dire qu’il divise celui-là.

D’un côté les partisans, qui voient en lui un espèce de futur Blake Griffin avec une grosse intensité défensive, partie du game que le gars a d’ailleurs vraiment bossé depuis deux ans, et un athlète hors-norme auteur du plus beau dunk contest que l’on ai vu depuis des années. De l’autre ? Ceux qui préfèrent s’en tenir aux faits, à savoir juger un homme que certains comparaient à ses débuts à Paul George mais qui s’est vite transformé en George Paul, que certains comparaient à Blake Griffin mais qui s’est très vite transformé en Blaise Greffon, auteur de son meilleur match en carrière… dans un film joué aux côtés d’Uncle Drew. Une défense solide c’est vrai, mais un QI Basket en attaque comparable à celui d’un gamin de six ans et demi, et hier encore la sensation laissée par Aaron Gordon a fait de nous de fieffés schizophrènes. Une première mi-temps de rêve avec 20 points et un quasi sans-faute au tir, un Magic dans le match, un Luka maitrisé, un Kristaps au cachot, tout va bien au pays de Mickey et de l’homme au drone Intel. Puis cette fin de match totalement chiée avec… deux fautes offensives de Gordon sur les deux dernières possessions d’Orlando et une victoire à l’arrachée de Mavericks qui n’en demandaient pas tant. Deux fautes offensives résultant donc de la décision de Clifford, de Gordon ou des deux de filer les dernières cartouches du match à ce grand dadais d’Aaron plutôt que de mettre en place un foutu système pour servir un grand dessous ou trouver un vrai shooteur ouvert. L’histoire de la vie d’Aaron Gordon, et un défaut qu’il faudra vite gommer s’il veut aider sa franchise à décoller cette saison. Car si les Mavericks se marrent ce matin tout en haut de l’Ouest grâce également au bel apport de ses remplaçants cette nuit, Orlando n’a toujours pas gagné le moindre match à l’extérieur et reste englué dans le fond de la Conférence Est. A l’ancienne tonton.

Un match dont l’issue aurait pu être plus positive pour le Magic, alors on dit merci Aaron pour le bouquet final. Deux franchises à la dynamique bien différente, et c’est peut-être bien ça qui a joué cette nuit au moment où la pièce est retombée au sol du côté face, le côté où l’on voit un jeune slovène sourire toute mâchoire dehors…

Magic stats 7 novembre

mavericks stats 7 novembre

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