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Preview Espagne – Pologne : on part sur une Roja immensément favorite, mais attention à l’excès de confiance

Espagne

T’es sérieux poto ? On joue vraiment la Polonie en quarts de finale d’un Mondial ?

Source image : YouTube - FoxSports

Le deuxième quart de finale opposera cet après-midi une équipe pour qui une défaite à ce stade de la compétition est inconcevable à une autre pour qui… c’est déjà plutôt cool d’être ici. La promesse d’un match à sens unique ? Hum, pas sûr.

Et allez, les Espagnols qui s’en sortent encore très bien, et nanani et nanana. Chaque été ou presque c’est la même, nos ennemis préférés nous font des débuts de compétition tranquilles, nous permettent de douter sur leur talent… et mettent tout le monde d’accord avant les matchs couperets en se calant comme par hasard un quart de finale un peu facile. Certains appelleront ça la science, d’autres la chance du champion, quand des âmes encore peinées d’un passé commun tireront à boulets rouges sur ces « sales calculateurs ». Toujours est-il qu’en ce 10 septembre 2019 les Espagnols sont une nouvelle fois au rendez-vous des quarts de finale, et que le destin leur offre donc une victime polonaise sur un plateau. La victoire solide face à la Serbie a eu pour effet de découvrir la partie de tableau espagnol au point de leur offrir la Pologne et l’Australie au lieu de l’Argentine et la France (bah quoi), et une fois de plus on retrouve donc cette éternelle Roja se positionnant comme l’une des immenses favorites de la compétition. Marre ? Marre. Mais les hommes de Sergio Scariolo ne doivent rien à personne et se sont offerts cette situation tout seul, gérant sans trop d’encombres leurs cinq premiers matchs. Des victoires plus ou moins gérées finger in the nose face à l’Iran, la Tunisie, Porto Rico, l’Italie et la Serbie, et voici donc comment les solides Gasol, Rubio, Rudy, Llull et compagnie présents une fois de plus dans la course à un titre mondial. Le groupe est en place et ultra-talentueux, les vétérans jouent avec le plein de certitudes, bref on n’imagine clairement pas ces gentils polonais inquiéter la Roja ne serait-ce qu’une mi-temps…

Mais prudence.

Prudence car, même si l’adage semble terriblement évident, un match n’est jamais gagné d’avance. Les Polonais sont là et bien là, à la faveur – peut-être – d’un parcours plutôt tranquille jusque-là (victoires face la Chine, le Venezuela et la Côte d’Ivoire puis la Russie – quand même -), et il n’y aucune raison de voir Mateusz Ponitka, Aaron Cel et leurs potes se pavaner tout heureux d’être en quarts sans pour autant tenter le coup du siècle face aux Espagnols. Malgré une concurrence peu fiable les hommes de Mike Taylor ont prouvé qu’ils étaient capables de pratiquer un vrai basket plein d’alternance, ils ont prouvé que leurs leaders (Ponitka, Wacszynski, Kulig ou Slaughter par exemple) étaient capables de grandes choses, alors attention messieurs Rubio and co., attention à l’excès de confiance même si on sait que… ce n’est clairement pas le style de la maison.

Le pari maison ? On voit très franchement les Espagnols coller une rouste sympathique à leur adversaire cet après-midi. On peut se tromper hein, mais si on se trompe ça voudra dire… que tout le monde s’est trompé.

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