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Preview Coupe du Monde FIBA 2019 – La Tunisie : si l’Egypte possède Mohamed Salah, la Tunisie a Salah Mejri

Allez, on passe en revue la Tunisie de Salah Mejri, qui a remporté le dernier AfroBasket.

Source image : YouTube

Tout au long de la période pré-Coupe du Monde, TrashTalk vous offre une présentation complète des 32 nations participant à la grande messe du basket mondial. Histoire de se mettre dans le bain, et aussi parce qu’un bain c’est bien, surtout en période de canicule. Allez, let’s go.

Salam, nouvelle preview de la Coupe du Monde 2019 et aujourd’hui, on aborde l’une des plus grandes nations du continent africain, la meilleure nation du Maghreb et le dernier vainqueur de l’AfroBasket. Place à la Tunisie, qui aura pour ambition d’être la meilleure équipe africaine de ce Mondial afin de gagner une place aux Jeux Olympiques de Tokyo.

24ème et dernier, voici le résultat obtenu par la Tunisie lors de son unique participation à la Coupe du Monde en 2010. Depuis, les Aigles de Carthage ont remporté deux fois l’AfroBasket en 2011 et 2017 et ont même participé aux Jeux Olympiques de Londres en 2012, où ils avaient notamment posé des difficultés aux Bleus, ces derniers s’étant imposés que 73-69 grâce à un Tony Parker chaud patate (22 points marqués). Pour arriver à ce Mondial chinois, les Tunisiens ont presque réalisé un sans-faute, s’imposant à 10 reprises pour seulement deux défaites, deux défaites alors que la qualification était déjà assurée. Preuve de leur main mise sur les qualifications africaines, les Tunisiens étaient juste la deuxième attaque et la deuxième équipe à la passe dans leur zone, atteignant même à cinq reprises les 85 points dont une fois les 100 points dans un blowout all-time face aux pauvres Tchadiens (101-40). Ce qui a péché pendant les qualifications, c’est le rebond, la Tunisie étant seulement 11ème dans ce domaine de la zone Afrique avec « à peine » 38 rebonds par match. La présence de Salah Mejri, absent pendant une grande partie des qualifs car occupé à donner des bonnes adresses à Luka Doncic du côté de Dallas, va clairement aider la sélection, lui qui a tourné à 10 rebonds de moyenne sur trois matchs joués. Autre petit événement des qualifications tunisiennes, on a vu le retour de l’Américain naturalisé Michael Roll. L’ancien meneur de UCLA avait initialement été banni de la sélection après une signature au Maccabi Tel-Aviv, la Tunisie et Israël n’étant pas les meilleurs amis du monde. En matière d’effectif, on reste sur du local avec beaucoup de joueurs issus du championnat tunisien, mais aussi quelques mecs qui ont joué ou jouent en France.

Le joueur à suivre : Salah Mejri

De très loin le joueur le plus connu venant du pays. Après deux ans au Real Madrid ponctués par un titre en EuroLeague, le colosse de 2m18 a rejoint la NBA et les Dallas Mavericks en 2015. Reconnu pour ses qualités de rebondeur et de contreur, le joueur du bout du banc des Texans s’est même permis une petite fantaisie lors de la saison 2018-19, commençant à dégainer du parking pour un honnête 32,4% de réussite. Leader vocal de sa sélection, il va apporter une sérénité au rebond qui manquait pendant les qualifications. Toujours free agent à l’heure de ces lignes, on ne sait pas de quoi son avenir sera fait, lui qui va au crépuscule de sa carrière internationale du haut de ses 33 piges.

Le programme :

  • 31 août à 14h30 : vs Espagne
  • 2 septembre à 10h30 : vs Iran
  • 4 septembre à 10h30 : vs Porto Rico

Ce n’est un secret pour personne, il y a de fortes chances que les Espagnols finissent premiers de la poule C. Après, entre l’Iran qui a un talent équivalent à la Tunisie et Porto Rico qui sera privé de sa star J.J. Barea, est-ce qu’on peut parler d’opportunité de passer le premier tour ? Why not, mais si qualification il y a, le deuxième tour ressemblera à un plafond en béton armé avec notamment la Serbie pour adversaire. Donc le deuxième tour, ça sera déjà bien pour les Tunisiens.

Victorieuse de l’AfroBasket il y a deux ans, la Tunisie de Salah Mejri voudra confirmer ce statut lors de la Coupe du Monde en réalisant une compétition solide. Il y a une place aux prochains Jeux Olympiques à aller chercher quand même.

Article proposé par Luca Rastelli, qui attend d’ailleurs toujours d’être signé pour un two-way contract de pigiste.

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