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NBA Flashback 2018-19 #53 : ce jour où les Clippers ont presque fait peur aux Warriors en Playoffs, et ça c’était avant la Free Agency

La saison 2018-19 est à peine écoulée qu’elle nous manque déjà. Comme chaque été, TrashTalk vous propose donc de revenir sur ces événements qui nous ont fait vibrer, sursauter, rire ou pleurer, histoire aussi de garder notre belle NBA en tête H24 et douze mois sur douze. Allez, coup d’œil dans le rétro histoire de se rapprocher tranquillement… de la reprise. Comment ça on se repose l’été ? Comment ça on est des geeks ?

David est un jeune berger qui, d’un coup de fronde, sauva une population entière de la terreur de Goliath, un géant qui massacrait les hommes un par un dans des duels à mort. Fort de sa malice, il a su tirer profit de sa vitesse et de sa précision, bref de ses atouts, pour vaincre quelqu’un d’en apparence plus fort que lui. Très souvent, on peut généraliser ce conte à la vie et au sport, où ce n’est pas toujours le plus gros qui l’emporte. Mais cette fois-ci, David ne s’est pas battu contre Goliath mais contre une hydre à cinq têtes, bien trop puissante pour lui.

Alors qu’à l’Est le premier match des Playoffs a eu lieu, non sans surprise, on se tourne désormais vers l’affrontement californien du premier tour. D’un côté les Warriors, double-champions en titre, premiers de la conférence et clairement pas venus pour trier des lentilles. Le cinq majeur de la mort est enfin aligné, l’équipe entière est All-Star. Ajoutez à cela un banc de guerriers et de joueurs comme Iguodala ou Livingston habitués des Playoffs et vous avez une équipe injouable, certainement l’une des meilleures de l’histoire. De l’autre côté les Clippers, sortis victorieux de la bataille pour le dernier spot en Playoffs avec une équipe, sur le papier, assez faible, mais dans les faits sacrément kiffante et performante. Dans le sillage de la doublette de banc la plus performante de la Ligue en les personnes de Montrezl Harrell et Lou Williams, la meilleure équipe de Los Angeles tentera tant bien que mal de faire quelque chose en Playoffs.

Le décor est posé, le match peut commencer. Le mode Playoffs est clairement activé et les défenses sont bien plus serrées qu’en saison régulière. Le Game 1 sera marqué par un match dans le match qui sera le fil rouge de cette série : Patrick Beverley contre Kevin Durant. En mission, le chien de garde des Voiliers n’a pas lâché d’une semelle l’ailier des Dubs. Harassant même pour nous, le petit numéro 21 va mettre toute son énergie dans sa défense du Snake et va tenter, par tous les moyens, de le faire sortir de son match. Finalement, Durant ne mettra « que » 23 points ce soir-là, pari réussi pour le défenseur qui lui, ne marquera que trois petits points de son côté. Ce Game 1 semble pouvoir être serré, les Clippers restent dans le match et on y croît, la série peut être belle et Goliath montre des points faibles. Seulement voila, un numéro 30 un peu amoureux du feu va s’emballer et tuer ce premier match. 38 points à 66% au shoot dont 89% de loin, voilà les stats de Curry ce soir-là, hallucinant. C’était la goutte de trop pour notre petit poucet du jour qui va devoir s’incliner. Moment fort toutefois, Beverley qui tient le regard de Durant, à la limite du tête contre tête, ce qui leur vaudra chacun une expulsion. Le symbole est fort, le « petit » Patrick aura tenu le regard du grand Kevin, sans baisser les yeux ni tressaillir. Il va falloir compter sur les Clippers pour embêter les champions en titre jusqu’au bout, c’est ça ce que ça veut dire.

Le Game 2 prend une tout autre tournure, les Dubs frappent plus fort d’entrée et les Clippers perdent pied. On s’attend à un blow-out surtout qu’au milieu du troisième quart, les hommes de San Francisco mènent de 31, allez café et on se prépare à partir au boulot, il n’y a plus rien à voir. Une idée surgit alors dans la tête des Voiliers : si on donnait tous les ballons à Lou Will tout en défendant comme des oufs, ça donnerait quoi ? Fin du troisième quart, les Warriors ne comptent plus que 16 points d’avance, la moitié du travail a été fait mais il reste le plus dur : conclure. La défense est suffocante et de l’autre côté du terrain, on exécute sous les ordres du captain Williams : Harrell en pick and roll, Shamet à 3 en sortie de système, Zubac ligne de fond… Il reste six minutes et les hommes de Doc Rivers sont revenus à 6 points, David prend le dessus sur Goliath. Hop balle à Lou, qui plante cinq points en deux actions, -2 et ses baloches commencent à prendre une place folle dans une Oracle Arena qui tangue de peur. Malgré l’équipe première revenue sur le terrain, les Guerriers se font rattraper à une minute de la fin, on est tendu du slip et c’est ça qu’on aime. Ding ding, Landry Shamet le rookie ne tremble pas et donne l’avantage aux Clipps par un monstrueux tir à 3 points, 133-131. Deux lancers de Harrell plus tard, les Warriors chutent de 4, Patrick Berverley flex à sa manière, la langue bien pendue et David vient de faire tomber Goliath… à suivre.

On passe rapidement sur les Games 3 et 4. Le premier est un blow-out dans lequel KD a clairement dit non à tout ce que pouvait imaginer les Clippers, le second donnera l’impression d’être serré pour finalement voir les Dubs prendre le large sur le dos d’une doublette Durant-Thompson à 65 points. Il y a du bon côté Los Angeles mais c’est l’équipe la plus forte qui l’emporte, logiquement. Retour à l’Oracle pour le Game 5 et on imagine chacun de notre côté que c’est le dernier et que le mirage Clippers finira par se dégonfler. Trop peu pour Doc Rivers qui va remotiver ces hommes pour ce game en mode « win or go home ». Face à un Kevin Durant stratosphérique (45 points), on ne s’affole pas et on reste soudé, en jouant en équipe pour rester coller au score. Cette fois-ci, il n’y aura pas de comeback légendaire ou de choke énorme de la part des champions en titre : les Clippers vont s’imposer à la loyale, le regard droit dans les yeux de celui des joueurs de la Baie. A la maison, ces derniers vont tout tenter à l’image de Curry qui fait se lever la salle entière sur un and-one dans le dernier quart. On ne panique pas, on compte sur Montrezl pour poser un énorme contre et on repart de l’avant. Lou Williams est, de toute façon, intouchable et redonne de la marge aux Clippers, victoire 129-121.

La suite de la série, on la connaît comme on est en août et ce sont les Dubs qui vont finir par l’emporter, non sans difficulté. C’était mission impossible pour David qui devait vaincre Goliath quatre fois pour l’emporter, au moins deux fois de trop. On aurait presque envie d’une revanche cette année, histoire de voir ce que ça donne. Des sources nous indiquent même que la série risque d’être bien différente… affaire à suivre.

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