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NBA Flashback 2018-19 #40 : ce jour où le duel Giannis/Embiid a fait passer celui entre Rocky et Drago pour une lambada

La saison 2018-19 est à peine écoulée qu’elle nous manque déjà. Comme chaque été, TrashTalk vous propose donc de revenir sur ces événements qui nous ont fait vibrer, sursauter, rire ou pleurer, histoire aussi de garder notre belle NBA en tête H24 et douze mois sur douze. Allez, coup d’œil dans le rétro histoire de se rapprocher tranquillement… de la reprise. Comment ça on se repose l’été ? Comment ça on est des geeks ?

L’histoire compte des duels au sommet intenses et mémorables. César contre Vercingétorix, Achille contre Hector, Crassus contre Spartacus, Vegeta contre Goku, Goldorak contre un Golgolth, Magic contre Bird, Optimus Prime contre Mégatron, Harry Potter contre Voldemort, Nadal contre Federer, Gandalf contre le Balrog, Melo contre le McDo, bref… on s’est compris. Aujourd’hui ? On revient sur un duel au sommet qui a eu lieu cette saison entre deux géants, l’un Grec, l’autre Camerounais, qui ont prouvé qu’il étaient de véritables forces de la nature.

Nous sommes dimanche soir et l’air sent la poudre, la tension est palpable et on sent bien qu’il va se passer quelque chose. Les Bucks reçoivent Philadelphie en ce 17 mars 2019, les premiers de l’Est accueillent les troisièmes et, cerise sur le gâteau, toute l’Europe peut en profiter à une heure « normale ». Les deux équipes ne sont pas particulièrement rivales mais une forme de compétition s’est tout de même instaurée depuis les deux dernières années : Philadelphie et Milwaukee ont pour souhait de régner sur l’Est en ayant bâti leur équipe sur les épaules de deux monstres athlétiques, Joël Embiid d’un côté et Giannis Antetokounmpo de l’autre. Le premier quart de ce duel de monstres donne rapidement le ton, ce ne sont pas forcément les deux gaillards qui s’illustrent en premier mais on commence tranquillement à les voir face à face, dans la raquette, à tenter de jouer physique l’un sur l’autre pour tâter le terrain. On remarque surtout Ben Simmons, monté sur des ressorts, qui pose deux posters dans les premières minutes de la rencontre. 31-28 à la fin du premier quart, l’orgie offensive est annoncée et on en connaît deux qui vont se gaver :

Giannis Antetokounmpo : 52 points à 15/26 dont 3/8 du parking et 19/21 au lancers, 16 rebonds et 7 passes

Joël Embiid : 40 points à 15/31 au tir dont 4/13 du parking et 6/7 aux lancers, 15 rebonds, 6 passes et 3 steals

Alors c’est simple, rentrez 52,16,7 en latitude, 40,15,6 en longitude et vous tomberez directement sur la zone 51. Les deux intérieurs sont des aliens et ils l’ont bien démontré ce soir-là. Face à face, ils ont montré à quel point ils étaient inarrêtables, et le match n’avait finalement plus grande importance tant on était focalisé sur le duel. On a pas forcément l’impression qu’ils commencent fort, tranquillement, dans le rythme, ils ne prennent pas les projecteurs dès le début du match, bonjour les diesel. Et plus le match avance… plus on voit les stats s’empiler et prendre une tournure hallucinante. Tous les ballons passent par eux et ils font une véritable démonstration de leur palette technique : dunks, moves au poste, shoots à 3, jeu de passe, bref, incroyable. Giannis empile les lancers francs parce que l’arrêter lancé devient impossible pour une défense de Philadelphie obligée de se mettre à la faute. Le match en lui-même ne prend pas une tournure folle, Philly semble s’envoler vers la victoire même si les Bucks tenteront de ramener du suspens just for fun. C’est d’ailleurs Jojo Embiid qui  cloue le spectacle avec un énorme 3 à 35 secondes de la fin pour éloigner les Daims d’un quelconque espoir, clap de fin, c’est réglé. Quelle soirée, en tout cas, et on peut même aller se coucher tôt ce soir-là. « Mettez votre pyjama et éteignez votre télé » comme le dirait un illustre commentateur de football.

Les deux freaks ont prouvé ce soir-là qu’ils ne jouaient pas dans la même cour que les autres. La victoire des Sixers paraît presque anecdotique dans un match où Giannis battra son record de points en carrière et où Embiid a clairement donné rendez-vous au Grec en Playoffs. Nous sommes en août et nous connaissons déjà l’histoire, cette série n’aura pas lieu, et pour cause, puisqu’un autre grand malade est passé par là, mais bon, on risque d’en reparler très vite dans votre rubrique préférée.

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