Warriors

Et si on prenait un peu d’avance pour demain ? Les Warriors reviennent à 3-3, rendez-vous à Toronto pour un match 7 au sommet !

Stephen Curry shrug

Oups, encore gagné.

Source image : NBA League Pass

Les previews de match ? C’est bien beau. Les récaps de match ? Aussi beau qu’un lavabo, mais jouons donc aujourd’hui à un petit jeu marrant : faire le récap du match… avant le match. On n’a rien trouvé de mieux à faire, mais on vous attend nombreux demain quand la moitié des faits rapportés ci-dessous se seront… réellement passés. True journalism tavu.

Dis donc, drôlement agitée cette semaine. Faut dire que la nouvelle blessure de Kevin Durant arrive à point nommé pour les Raptors. Et sans le MVP 2014, les Warriors redeviennent une sacrée équipe de bouseux. Typiquement le genre de roster qui ne peut pas gagner un titre… oh wait ! Bah oui, on retrouve donc nos amis les Dubs en mode 2015 qui accueillent à domicile une équipe d’ours polaires. Les Dinos ont manqué le coche lundi dernier, de quoi désormais jouer sous pression pour Kyle Lowry la garde de nuit.

L’entre-deux est lancé dans une ambiance comparable à un concert de Maitre Gims en Guinée, sans les fans qui rentrent sur le parquet. Très vite, les Dubs prennent leurs marques avec un Klay Thompson plus chaud que Joel Embiid quand il voit Rihanna : 15-4 pour les Californiens avec déjà quatre tirs du parking dont trois de Killa Klay. La raquette des Dinos galère, Pascal Siakam n’a pas tenu compte des enseignements du match 5 et tente toujours de pénétrer la peinture comme un bœuf. Serge Ibaka se retrouve lui ouvert dans l’aile à deux reprises et décoche sans réfléchir en mode boule de démolition, mais pas grave car de toute manière la salle va fermer. Néanmoins, Kawhi Leonard est héroïque et parvient à faire recoller les siens suite à neuf points consécutifs, bien aidé par un Daniel Vert métamorphosé en Danny Green version 2014. De là, les esprits s’échauffent déjà, Jordan Bell s’énerve contre Jeremy Lin qui avait caché un as de trèfle dans sa manche. Bah oui, les deux bougres jouent aux cartes derrière la table de marque. Expulsion pour les deux joueurs spectateurs. Les Warriors mènent 27-23 à l’entame du deuxième quart-temps, tandis que Draymond Green se réveille. Une démonstration de don de soi avec des ballons sauvés, une Oracle en ébullition pour sa dernière et des Dinos aussi essoufflés que Babac après avoir eu raison du Gigatacos. On peut même observer des scènes plutôt cocasses comme le petit Kyle Lowry accroché au short de DeMarcus Cousins qui l’enfonce au poste, traduction : il y a eu un problème dans la défense. Tout se déroule à merveille pour Steve Kerr qui en profite pour expliquer à Andrew Bogut les spots de pêche au brochet dans la Baie. Les hommes de Nick Nurse sont complètement à l’ouest et la Dub Nation mène 65-48 à la pause. Draymond est en 13-7-7, Thompson à 5/8 du parking, et Leonard produit un joli 23-2-2. Ses potes sont à côté de leurs pompes. Seule satisfaction, Drake vient de lâcher une exclu plutôt kiffante de son prochain album.

Vient alors le fameux troisième acte, la spécialité maison des hommes d’Oakland, sauf que cette fois-ci, il tourne à l’avantage des Nordistes. Kevon Looney rechute et sa blessure le cloue définitivement sur le banc, ainsi l’australopithèque espagnol Marc Gasol débute un véritable chantier sur la tête de Boogie. Bras roulés, rebonds offensifs et trois points dans l’aile… le pivot ibérique lui fait la totale ! Chef Steph Curry, en bon meneur d’hommes, tente de maintenir l’écart mais peine à trouver des bonnes situations de tir. Encore un super coup de Nick Nurse qui lui a fait tomber du sucre sur le maillot à la pause, avec un Kyle Lowry qui ne le lâche plus. Même Norman Powell sort de sa boîte et plante un joli 2/3 du parking en l’espace de cinq minutes. À l’entame du dernier quart, les Raptors ne sont plus très loin : 85-79 pour les Warriors. 

Oui mais…

Oui mais l’homme des derniers quart-temps, c’est bel et bien Andre Iguodala. Avec un Kawhi Leonard très moyen en seconde période, le vieux lézard va faire sa spéciale clutch time, enchaînant les actions importantes et les gros shoots. The Klaw pose même le genou à terre sur un drive d’Iggy, symbole d’une énième franchise qui chute à Oakland. Draymond Green n’a toujours pas pris sa technique tant attendue par le Canada et vient épauler le vétéran, on croirait voir les Dubs d’il y a quatre ans. Les Splash Brothers jouent bien au ballon, notamment Thompson en sortie d’écran, et Marc Gasol est pris de crampes. Dès lors, les Californiens semblent intouchables et le match bascule définitivement en leur faveur. Le buzzer retentit, nous aurons droit à un match 7 au sommet entre une dynastie en quête d’un three-peat, et des Dinos toujours en attente de leur premier titre.

Les esquimaux redescendent sur terre, ils vont devoir remobiliser leurs troupes pour cette dernière opposition afin de ne pas regretter une situation de 3-1 qui semblait complètement maîtrisée. Côté Warriors, cette victoire leur donne l’occasion d’effacer à tout jamais les blagues « They blew a 3-1 lead ». Vivement dimanche comme dirait Michel.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top