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Giannis Antetokounmpo s’est encore mangé une porte : va falloir trouver un serrurier et vite, le temps presse

Giannis Antetokounmpo

Trouver des solutions, vite.

Source image : NBA League Pass

Il a beau être pressenti pour devenir dans un mois le deuxième MVP européen de l’histoire, il a beau avoir saigné la NBA toute la saison et lors des deux premiers tours de Playoffs, Giannis Antetokounmpo semble être redevenu un simple humain depuis quelques jours. Et pour cause, il se heurte dans cette Finale de Conférence à une grande première… une équipe qui a trouvé comment défendre sur lui.

Remettons tout d’abord les choses à leur place, on parle quand même d’un mec de 24 ans qui tourne à 23 points, 14 rebonds, 6 passes et 3 contres pour ses premières finales de Conférence. Sauf que ces stats ont beau être un rêve qui ne s’exaucera jamais pour 99% des joueurs de la ligue, il n’empêche que Giannis Antetokounmpo… est dans une galère monstre depuis trois matchs. Une activité de tous les instants, d’accord, mais des instants de vie qui ne trompent pas, des détails qui frappent. 18/24 aux lancers sur les deux premiers matchs ? 12/26 depuis, un peu comme si l’esprit d’un Drake rieur le hantait à chaque fous qu’il se présente sur la ligne. Dans le jeu ? L’attitude est là, no problem, comme durant ce dernier quart lors duquel le Greek Freak enchaina un gros trois et un drive surpuissant avant de hurler toute sa rage pour réveiller les copains, le public et la bête qui sommeille en lui.

Oui mais voilà.

Oui mais voilà, depuis trois matchs les Raptors semblent avoir trouvé la parade pour stopper l’énergumène. Gros fer à cheval installé sur le demi-terrain, on laisse quelques mètres à celui qui n’est pas encore un sniper, et l’étau se resserre dès que la bête approche. On se croirait à une partie de chasse avec cinq Bébert désireux d’emprisonner un sanglier le plus vite possible pour aller se finir la bouteille de Casanis à la maison et avant 11h si possible. Kyle Lowry, Danny Green, Kawhi Leonard bien sûr, Pascal Siakam et Marc Gasol, cinq titulaires avec des morceaux de DPOY entre les doigts, et un effort collectif forcément parfait, fermant la porte à un homme bien incapable de l’ouvrir vu que la clef a été balancée à l’extérieur de la salle. Combien de fois a-t-on vu ces déplacements latéraux venant fermer l’axe panier-panier, interdisant par exemple à Giannis tout espoir d’euro-step, dont les enjambées font quatre mètres mais pas dix non plus. Les Celtics avaient réussi le temps d’un match et les Raptors sont donc en passe de gagner leur pari, après avoir réussi au tour précédent à faire de Joel Embiid un Roy Hibbert marrant. La suite pour Giannis ? Obligation de rentrer dans un mood de super-héros, qu’il est capable d’adopter en toutes circonstances… logiquement.

Faute de quoi on restera sur un goût d’inachevé pour des Finales de Conférence qui ne seront pas les dernières, sur l’impression assez logique finalement d’un gamin de 24 ans qui tombe sur plus fort que lui. Au meilleur des cas ? L’histoire s’offre à lui, déjà. Au pire, ce ne sera que partie remise, car on apprend toujours de ses défaites.

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