Bucks

Giannis Antetokounmpo hausse le ton : 30 points, 17 rebonds et 5 passes, match de patron du Freak

Giannis Antetokounmpo
Source image : NBA League Pass

Les grands joueurs savent s’ajuster et mener leur troupe quand la température augmente. Giannis Antetokounmpo fait partie de ces grands joueurs, sa performance au Game 2 ne fait que le rappeler à tous.

C’est une action anodine, un ballon qui traîne, mais l’image est tellement symbolique qu’on ne peut s’empêcher de la raconter. Les Bucks, qui dominent clairement la partie et peuvent lever le pied, sont à l’attaque et la pression défensive de Toronto augmente. Suffisamment pour que, sans qu’on s’y attende, un ballon glisse et s’apprête à sortir en touche. On le répète, les Bucks dominent clairement la partie et peuvent lever le pied, l’avance est de plus de quinze points, il n’y a donc pas de drame si cette possession est perdue. Pas de drame, sauf dans le monde de Giannis. Compétiteur féroce, leader possédé, le Freak se fout des stéréotypes liés aux matchs menés largement et se jette sur la balle. Il va sauver cette gonfle anodine, le public va adorer le geste et les fans de Toronto vont soupirer un grand coup. Car telle est la marque de fabrique de ce monstre qui agit dans les bois du Wisconsin. Quand on pense avoir un moment de répit, un peu de calme après avoir pris cher, on se trompe. Giannis ne s’arrête pas, il ne s’arrête jamais, et même quand quelques possessions de suite ne plaisent pas à son coach Mike Budenholzer, la soufflante qui tombe derrière est prise comme un vrai joueur de basket qui doit apprendre sa leçon, comme les plus grands leaders de ce sport. Oui coach, d’accord coach, entendu coach, je retourne sur le terrain, je ne reproduis pas les mêmes erreurs, et je montre que c’est enregistré. Exactement ce que va faire Antetokounmpo, ce soir-là, devant les siens.

Avant cette séquence, qui servait de symbole mais ne rend pas hommage aux 34 autres minutes jouées par l’animal, il y a eu deux visages séduisants. D’abord, celui du tout début de rencontre, trois premières actions permettant à la salle de se mettre dans le bain. Va-t-on laisser les Raptors prendre confiance ? Oh que non. Deux paniers autoritaires et un stop au pauvre Marc Gasol, Giannis donne le ton d’entrée. Il va ensuite laisser ses coéquipiers punir les visiteurs, en distribuant les offrandes quand il faut. Première salve, dix points d’écart, direction le banc. Le temps que Mirotic et Ilyasova gardent le lead avec Brogdon, et que les piles soient rechargées. On peut y retourner ? C’est parti. Le numéro 34 retourne sur les parquets pour tout donner des deux côtés du terrain, mais sans forcer son jeu, juste assez pour faire grimper l’écart… à 25 unités. Le second visage sera en deuxième période, plus autoritaire, plus méchant, plus Giannis en fait. Tout le monde a pu scorer, donc à moi de jouer désormais. Provocation de lancers francs, défense adverse réduite en cendres, quand Lowry se retrouve au poste la punition est immédiate et quand c’est Kawhi on va chercher le and-one. Le patron des Bucks ne va pas s’arrêter une seule seconde, refusant que ses adversaires prennent confiance en rentrant chez eux. Message ? Bien reçu, en jouant encore mieux qu’au Game 1, et quelques heures après avoir été logiquement nommé dans les finalistes du trophée de MVP pour les NBA Awards du 24 juin prochain. Deuxième match en finale de conférence, petite ligne en 30-17-5, sans avoir donné l’impression d’écraser la rencontre à lui seul.

Les Bucks n’ont perdu qu’un match sur ces Playoffs 2019. Faut aussi dire que leur leader est intraitable avec la concurrence. Giannis continue sa marche triomphante, avec un beau challenge à venir à Toronto : garder son équipe invincible en déplacement.

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