Playoffs NBA

Preview Bucks – Raptors, le duel des meneurs : Eric Bledsoe vs Kyle Lowry, deux boules de muscles en face to face

Bledsoe Lowry

Désolé, on était obligé.

Source image : Montage TrashTalk via YouTube

Premier épisode de notre série de previews poste par poste à l’aube d’une Finale de Conférence Est annoncée, entre deux franchises menées par de sacrés extraterrestres. Mais il y a également quelques humains de sortie, pour preuve cette série de présentations des match-ups à venir, et en premier lieu celle entre les meneurs. Eric Bledsoe face à Kyle Lowry, y’a du point guard bodybuildé two-way player de sortie, et ça risque de bastonner sévère comme disent les mecs à la mode dans les années 80. Allez, l’heure du duel a sonné !

Capables de scorer mais pas que, Eric Bledsoe et Kyle Lowry sont les rampes de lancement de leur équipe. Entre un Rico qui a enfin trouvé où il wanna be et un Calo qui semble avoir digéré le départ de son bff DeMar, on aura donc droit à un choc à l’effet miroir, avec deux mecs qui devront être au niveau dès ce soir pour suppléer leur boss…

# Eric Bledsoe

Lorsque le Bled est arrivé dans le Wisconsin tout était à refaire pour lui. On parlait alors d’un mec catalogué comme cancer de vestiaire, empêchant les collègues de progresser et les franchises de gagner. Un tweet chez le coiffeur plus tard le voici qui débarquait à Milwaukee avec l’envie probable de fermer des bouches et, hormis une passade étrange face à Scary Terry Rozier, on peut dire aujourd’hui que le pari était le bon pour tout le monde. Installé dans la meilleure équipe de NBA, Rico est désormais un titulaire solide, en attaque comme en défense, capable d’utiliser son formidable body pour peser dans n’importe quel match. Complément parfait du sniper Middleton et du freak Giannis, Bled apporte une touche d’intensité supplémentaire à un roster qui n’en manque déjà pas, et s’il a abandonné l’idée d’être le meilleur meneur au monde on peut néanmoins noter qu’il fait désormais partie du gratin à son poste.

Ses stats face aux Raptors cette saison :

  • 29/10/18 : 17 points et 8 assists, à 7/12 au tir (Bucks 124, Raptors 109)
  • 09/12/18 : 9 points et 5 passes, à 4/14 au tir (Bucks 104, Raptors 99)
  • 05/01/19 : 15 points, 3 rebonds, 5 passes et 2 contres (Raptors 123, Bucks 116)
  • 31/01/19 : 14 points, 8 rebonds, 6 passes et 4 steals (Bucks 105, Raptors 92)

# Kyle Lowry

Il est de coutume de se foutre de la gueule de ce bon vieux Kyle, la faute à un boule proéminent, la faute aussi à une propension à parfois disparaître complètement d’un match, au scoring notamment. Sauf que si parfois la surface est un peu boueuse, c’est bien d’un Top meneur que l’on parle, sans qui les Raptors auraient un visage complètement différent. Première lame d’une défense de fer grâce à une intensité jamais feinte, le petit Calorie semble sans cesse courir après un sandwich de plus et fatigue ses adversaires, à tel point qu’il en perd parfois sa lucidité en attaque. Mais ne vous y trompez pas, lorsque l’adresse est aux abonnés absents Kyle domine dans les autres compartiments du jeu. Défense donc mais également distribution, au service du duo Kawhi / Siakam, de ses intérieurs ou d’un Danny Green virevoltant autour des écrans. Kyle Lowry c’est ce genre de mec qui fait le game en ne scorant que 6 points à 2/14, car à coté il aura tué son attaquant et distribué 15 caviars. Car, presque comme en sortie de boîte, à Toronto celui qui conduit… c’est celui qui ne se voit pas.

Ses stats face aux Bucks cette saison :

  • 29/10/18 : 9 points, 6 rebonds et 15 passes, à 3/14 au tir dont 0/9 du parking (Bucks 124, Raptors 109)
  • 09/12/08 : 0 points, 5 rebonds et 7 passes, à 0/5 au tir (Bucks 104, Raptors 99)
  • 05/01/19 : DNP (Raptors 123, Bucks 116)
  • 31/01/19 : 10 points, 4 rebonds et 3 passes, à 4/11 au tir (Bucks 105, Raptors 92)

Du coup, avantage qui ?

Les stats lors des différentes match-ups de la saison sont assez Draymond Green criantes, Eric Bledsoe a mangé Lowry quasiment à chaque fois qu’il l’a croisé, et il faut en voir de l’appétit. Néanmoins une finale de conférence ne revêt pas de la même importance qu’un banal match au coeur de l’hiver et les Playoffs de Special K sont pour l’instant satisfaisants. En partant du principe que les deux hommes seront avant tout au service de leur poste 3 titulaire (teasing : la match-up Kawhi – Giannis est en train de s’écrire avec un fuseau et un Zippo), on retrouvera sans doute deux hommes plus discrets en attaque, avec probablement un léger avantage au scoring pour l’ancien Cactus. On part sur du 50-50 pour ce poste 1, et celui qui prendra le pas sur l’autre sera peut-être celui qui arrive le mieux à… freiner l’autre. Allez Kyle, ne nous donne pas d’autres occasions de nous moquer, tu vois bien qu’on est capable de dire du bien de toi et de tes énormes fesses.

Voilà pour ce premier duel, on attaque plutôt fort tavu. Difficile de ressortir un réel favori mais une chose est sûre, les deux hommes seront au centre des débats pendant quatre, cinq, six ou sept matchs. C’est la vie que t’as choisi quand t’es meneur de jeu alors let’s go, c’est maintenant qu’il faut assumer.

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