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Nikola Jokic va devoir souffler : 33 points, 18 rebonds et 14 passes en… 65 minutes, bien le bonjour à tes courbatures

C’est l’un des chiffres les plus fous de ce match, et Dieu sait si des chiffre fous il y aura eu. Mais parmi les records ayant été craqué cette nuit au Moda Center, le match de Nikola Jokic trouve une place toute particulière. On parle quand même d’un énorme babar à priori sans aucun cardio, qui vient donc de disputer 65 minutes dans un match de Playoffs. Effarant comme dirait l’autre.

Un match de Playoffs qui se termine au bout de la nuit et après quatre OT est forcément responsable de lignes statistiques énormes, c’est mathématique. Avant d’aborder le match dantesque de Nikola Jokic ? Petit aperçu des quelques chiffres hallucinants nés de ce fabuleux match… C.J. McCollum pour commencer, l’un des héros du match côté Portland. Career high en Playoffs pour Pépère avec ses 41 points, C.J. devenant par la même occasion le cinquième joueur de l’histoire seulement à cumuler 41 points, 8 rebonds, 4 passes et 4 steals dans un match de Playoffs. Les autres cinglés de la bande ? LeBron James (deux fois), Russell Westbrook, Hakeem Olajuwon et Pat Ewing. Allez, bienvenue au club morray. Le match en lui-même ? Tout simplement le premier de l’histoire des Playoffs (depuis que les 24 secondes ont été instaurées) à se terminer en quatre prolongations, le deuxième seulement depuis le Paléolithique puisque l’autre anomalie du genre s’était déroulé en 1955 lors d’un match opposant Boston à… Syracuse. Mais passons à notre nounours serbe préféré, histoire de donner un peu de crédit à une performance exceptionnelle, malheureusement lâchée dans la défaite mais qui ne doit pas tomber aux oubliettes pour autant…

Les stats du Joker pour commencer, et dire que ce n’est même pas ça le plus fou… 33 points à 13/25 au tir dont 4/7 de Belgrade et 3/5 seulement aux lancers, auxquels vous ajouterez s’il vous plait… 18 rebonds, 14 passes, 1 interception et 2 contres. Un troisième triple-double dans ces Playoffs, déjà un record pour une première participation, et un triple-double – on y vient – réalisé dans des conditions dantesques. 65 minutes de jeu. Soixante-cinq. Soixante, plus cinq. Une addition qui nous donne donc un Jokic sorti uniquement trois minutes dans ce match, pour aller gratter au final le quatrième plus gros temps de jeu de toute l’histoire des Playoffs. Une OT de plus et le Joker aurait même pu aller chercher un record pourtant souvent jugé intouchable : les 69 minutes de Dale Ellis en 1989, lors d’un match de régulière terminé après cinq prolongations. NikoJo s’est donc arrêté à 65, mais il est tout de même utile de vous raconter un chouïa quel genre de minutes la star des Nuggets a passé sur le parquet. Parce que si l’on vous parle d’un Channing Frye ou d’un James Jones qui passe tout un match planqué dans le corner en attendant les passes de LeBron, on se dit alors que même notre Tata Véro pourrait le faire. Sauf que cette nuit Jokic était absolument partout, au centre des évènements, touchant le ballon sur absolument toutes les possessions. Une présence centrale évidemment, Niko est le franchise player de son équipe, et 65 minutes à poser des écrans, parfois très sales, 65 minutes à se faire griffer ses gros biceps, à prendre des taquets sur les avants-bras, à se faire masser les cotes par Enes Kanter ou Al-Farouq Aminu. 65 minutes à trottiner, aussi, car Niko reste un joueur qui sait parfaitement utiliser un corps grassouillet mais qui lui va à ravir, 65 minutes à courir après le temps et après un poids sur la balance qui pourrait bien avoir réduit de deux ou trois kilos après une telle débauche d’énergie.

Quand vous regardez évoluer Nikola Jokic ? Vous vous dîtes sûrement que le garçon doit apprécier la charcuterie et qu’il n’est pas fait pour les longues batailles qui s’éternisent. Le génie serbe vient de vous prouver le contraire et par la même occasion qu’on pouvait réussir en NBA et tenir le coup même avec un physique de pâtissier. Faut un peu de talent aussi hein, sauf qu’à ce petit jeu-là, Nikola Jokic est peut-être en train de devenir le maître incontesté. Allez mon Nico, go te gaver de madeleines, tu l’as bien mérité va.

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