Coach Rankings

Coach de l’année 2018-19 : encore vous Monsieur Budenholzer ?!

Budenholzer
NBA league pass

Depuis notre présentation des principaux favoris pour le titre de coach de l’année, un mois s’est écoulé et nous pouvons maintenant commencer à nous lancer dans un classement. Car ce trophée récompensant les techniciens les plus influents depuis leurs bancs fait partie des plus prisés des trophées individuels décernés en fin d’année lors de la désormais fameuse cérémonie des NBA Awards. Allez, on envoie un nouveau ranking des coachs sur cette saison 2018-19 histoire de voir qui tient vraiment la corde avant la dernière ligne droite. 

Le procédé suivi pour établir ce classement ne rigole pas du tout et s’inspire des plus prestigieux process scientifiques : on mélange les statistiques et les bilans collectifs des équipes avec le fond de jeu proposé, l’efficacité en sortie de temps-mort, l’ambiance qui semble régner dans le vestiaire, l’attitude du ou des leaders, l’ancienneté du coach et la qualité du groupe qu’il a sa disposition. Nous obtenons ainsi un jugement infaillible sur la performance de l’homme en costard sur le banc de chaque franchise et nous pouvons donc les classer.

Statistiques arrêtées au 3 mars
(entre parenthèses, la progression par rapport au mois dernier)

10 – Dwane Casey (entrée/wild card)

  • Bilan : 30 victoires, 31 défaites soit 49,2%. 7ème de l’Est.
  • Dynamique : 8 victoires sur les 10 derniers matchs
  • Mention : « Chantier, construction, en tout genre ». Les Pistons viennent de gagner 8 fois sur les 10 derniers matchs ! Ils font partie des équipes les plus chaudes de la ligue alors que nous abordons la dernière ligne droite et que les Playoffs commencent à pointer le bout de leur nez. Le calendrier était favorable certes mais ils ont su en profiter et surtout on voit quelques signes assez positifs comme le semblant de renaissance de Reggie Jackson qui apporte un véritable équilibre avec la paire Griffin -Drummond qu peut dominer n’importe quelle raquette. On reconnait bien là une équipe de Dwane casey : ça joue dur, ça se bat avec ce dont ça dispose et ça progresse collectivement. Sans joueur extérieur digne de ce nom, c’est un joli résultat.

9 – Kenny Atkinson (-4)

  • Bilan : 32 victoires, 33 défaites soit 49,2%. 6ème de l’Est.
  • Dynamique : seulement 4 victoires sur les 10 derniers matchs
  • Mention : « Mais filez-moi une superstar !! ». Coup de mou en ce moment pour les Nets mais il ne faudrait pas pour autant oublier tout le boulot fourni précédemment par ce groupe et tout ce que leur coach a mis en place. C’est d’ailleurs grâce à cela que les Nets sont encore 6ème de l’Est alors qu’ils viennent d’enfiler trois défaites. Atkinson perd évidemment des places dans l’histoire mais il est là, dans le top 10 des coachs sur cette saison.

8 – Billy Donovan (-5)

  • Bilan : 38 victoires, 24 défaites soit 61,3%. 3ème de l’Ouest.
  • Dynamique : 5 victoires sur les 10 derniers matchs
  • Mention : « Z’avez pas vu Paulo ? ». Ah ça va moins bien, surtout quand Paul George n’est pas là. Le Thunder est sur 4 défaites d’affilée, face à des équipes de Playoffs (Nuggets, Sixers, Spurs) et face aux Kings qui sont à la lutte. Mais le Thunder reste troisième de l’Ouest car beaucoup de bon boulot a été fait par l’équipe auparavant et notamment par Billy Donovan qui a su trouver un équilibre pour proposer une grosse défense tout en laissant quartier libre à ses stars en attaque pour cacher ses lacunes tactiques. Il est toujours dans les 10 car il y a une dernière ligne droite à jouer mais attention.

7 – Doc Rivers (entrée)

  • Bilan : 35 victoires, 29 défaites soit 54,7%. 8ème de l’Ouest
  • Dynamique : 6 victoires sur les 10 derniers matchs.
  • Mention : « Impossible is nothing ». Il a quelques bons jeunes et des vétérans qui ont faim. Il arrive à en faire une équipe qui joue un basket agréable à mater et qui est dans les playoffables de la jungle de l’Ouest. Au milieu de tout cela, Tobias Harris est devenu un All-Star (presque allez). Début février, son management lui a enlevé ce même Tobias en échange de jeunesse et de tours de Draft. Et le type a dû débarquer dans son vestiaire en mode : « C’est pas du tout un souci les gars ! On a ce qu’il faut et ce ne sont pas les Lakers, les Spurs ou autre qui vont nous empêcher d’aller en Playoffs. » On se demandait s’ils n’allaient pas tanker mais ces Clippers ne lâchent absolument rien. On ne le dit pas souvent mais chapeau Doc !

6 – Quin Snyder (+4)

  • Bilan : 36 victoires, 26 défaites soit 58,1%. 6ème de l’Ouest.
  • Dynamique : 7 victoires sur les 10 derniers matchs.
  • Mention : « Tout est bon dans le mormon ». Parle-t-on assez souvent du boulot de Quin Snyder à la tête du Jazz ? Honnêtement, ce n’est pas sûr. Le groupe a eu du mal au démarrage mais a tenu le coup grâce à son pilier français prénommé Rudy, à son walabi gaucher nommé Ingles et à son chef d’orchestre de coach. Et puis, petit à petit, après un début de saison compliqué Donovan Mitchell s’est mis en route afin de donner un coup de boost à l’attaque. Ce Jazz band connaît sa partition sur le bout des doigts : c’est fluide, solide, ça réussit à combler les méformes des uns et tous les soirs ça joue dur. C’est Quin Snyder qui a construit ce groupe, l’a façonné pour en faire ce qu’il est aujourd’hui : un gros calibre de l’Ouest qui peut faire déjouer n’importe quelle équipe. Demandez-donc au Nuggets ou aux Bucks…

5 – Terry Stotts (+2)

  • Bilan : 38 victoires, 24 défaites soit 61,3%. 4ème de l’Ouest.
  • Dynamique : 6 victoires sur les 10 derniers matchs.
  • Mention : « Cachez-moi ce balai que je ne saurais voir ». Mais dites-moi, ne seraient-ce pas les Blazers qui pointent à la quatrième place de l’Ouest, dans le short du Thunder (au tie-breaker) ? Avec la cinquième meilleure attaque et une défense average mais améliorée, les hommes de Terry Stotts sont en tain de se positionner pour avoir l’avantage du terrain au moins au premier tour de Playoffs pour la deuxième année de suite. C’est très solide. Lillard est énorme, McCollum sort de l’ombre de son meneur toujours au bon moment, le groupe est bien en place. En fait, Stotts a vraiment su rebondir après la gifle reçue au mois d’avril dernier (une aile de Pelican en pleine tronche, ça calme). Pour cela, l’ami Terry – qui vient d’ailleurs d’être élu coach du mois – mérite un bon spot dans ce rancking.

4 – Nate McMillan (+5)

  • Bilan : 41 victoires, 23 défaites soit 64,1%. 3ème de l’Est.
  • Dynamique : 6 victoires sur les 10 derniers matchs.
  • Mention : « Indianice ». Tu avais déjà créé la surprise la saison dernière. Tu étais beaucoup plus attendu car l’équipe était sensée progresser et car l’été fut très constructif côté recrutement. Tu perds ton meilleur joueur autour de la mi-saison. ET tu envoies du jeu comme peu d’équipes le font cette saison !! Les Pacers sont une des plus belles équipes à regarder jouer depuis octobre dernier et si ce groupe sans superstars donnent d’aussi bons résultats, il faut forcément donner une considération très élevée au boulot effectué par Nate McMillan.

3 – Nick Nurse (+1)

  • Bilan : 46 victoires, 17 défaites soit 73%. 2ème de l’Est.
  • Dynamique : 2 victoires d’affilée, 9 sur les 10 derniers matchs.
  • Mention : « Parle le Ch’timi ». Kawhi Leonard a déjà manqué 17 matchs mine de rien. Masai Ujiri n’a pas hésité à enlevé trois joueurs de la rotation (CJ Miles, Delon Wright et Jonas Valanciunas) pour faire venir Marc Gasol à la trade deadline mine de rien. Nick Nurse n’est qu’un coach rookie mine de rien. Et pourtant, les Raptors cartonnent sans baisse de régime depuis le début de saison. Ils font partie du top 10 de la ligue en attaque et en défense. Ils sont la seule équipe de l’Est à contester la suprématie des Bucks. Ils sont la seule équipe de la ligue avec les Bucks à avoir un bilan supérieur à 70% Nick l’infirmière ne rigole donc pas du tout et est parti pour finir dans le trio de coachs retenus pour les NBA Awards en juin prochain.

2- Mike Malone (=)

  • Bilan : 42 victoires, 20 défaites soit 67,7%. 2ème de l’Ouest.
  • Dynamique : 5 victoires sur les 10 derniers matchs.
  • Mention : « Pépito ». Il est vrai que les Nuggets viennent de perdre deux fois de suite à domicile (contre le Jazz et les Pelicans) et que tout est plus compliqué depuis un mois. C’est sûrement pour cela que Mike Malone reste derrière Mike Budenholzer dans ce ranking. Mais c’est aussi pour cela que Malone est toujours deuxième. Car même quand tout se complique, que la jungle de l’Ouest devient dangereuse, Denver réussit à profiter d’un passage très moyen des Warriors pour se rapprocher de la première place de la conférence, qu’ils ont d’ailleurs occupé une bonne partie du début de saison. Autour de ce Nikola Jokic magnifique et avec une profondeur de banc parfaitement exploitée, les Nuggets ont montré qu’ils étaient à prendre au sérieux, y compris leur coach. Défense sérieuse, attaque prolifique et collective, mouvement de balle. Mike Malone nous bluffe.

1 – Mike Budenholzer (=)

  • Bilan : 48 victoires – 15 défaites soit 76,2%. 1er de l’Est.
  • Dynamique : 8 victoires sur les 10 derniers matchs.
  • Mention : « Venez me chercher ». Notons qu’avant de perdre la nuit dernière à Utah en back-to-back, les Bucks étaient sur 7 victoires d’affilée. Mike Budenholzer manie parfaitement son groupe de daims. L’équilibre saute au yeux, les options sont multiples et d’ailleurs, même quand Giannis Antetokounmpo est absent ou pas à 100%, les Bucks gagnent. Les Bulls, les Kings et les Lakers peuvent en témoigner. 4ème ratio offensif et 1er ratio défensif, cette équipe de Milwaukee va arriver en Playoffs en confiance, avec des certitudes, un fond de jeu, un vrai leader et une hiérarchie bien en place. Et tout cela est l’oeuvre de Mike Budenholzer. Il va être difficile de ne pas lui donner le titre de coach de l’année.

Ils sont sortis

  • Gregg Popovich : les Spurs sont à la lutte en bas du top 8 de l’Ouest après un road-trip affreux.
  • Steve Kerr : le coach blondinet a déjà la tête en Playoffs. Son but sur cette fin de saison est de tout faire pour arriver à la mi-avril avec un groupe au complet et en bonne santé. Objectif Three-Peat. Pour le COY on repassera.

Ils pourraient débarquer

  • Steve Clifford : si le Magic continue comme ça (8 victoires sur les 10 derniers matchs et une place dans le Top8 de l’Est), c’est sûr l’ami Steve va rentrer dans ce classement.
  • Mike D’Antoni : il a récupéré tout son groupe et ça va mieux à Houston. Si ça rentre sur le podium de l’Ouest on en reparle.

Voilà pour ce « coach ranking » de début d’année. On se retrouve début février pour voir comment ce top 10 aura évolué !

1 Comment

1 Comment

  1. LeVerbe

    4 mars 2019 à 17 h 44 min at 17 h 44 min

    « Voilà pour ce « coach ranking » de début d’année. On se retrouve début février pour voir comment ce top 10 aura évolué ! »
    ça quand on copie colle des phrases toute faîtes de précédents articles, on se retrouve vite avec quelques coquilles :)
    Un prix pour le meilleur relecteur de l’année ?

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