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DeMarcus Cousins a claqué sa meilleure perf avec les Warriors : 24-11-3-3 en 31 belles minutes

demarcus cousins

De retour sur les parquets depuis près d’un mois, DeMarcus Cousins avait eu quelques moments d’excellence mais pas encore de match référence. Update : on en a un, et il a eu lieu cette nuit à Charlotte.

Voilà qui devrait donner bon espoir aux fans de Golden State et à ceux du pivot à la tête bandée. Après la sale blessure d’il y a un an sous le maillot des Pelicans, on se demandait dans quel état allait revenir Boogie, et dans quelle équipe aussi. Les réponses ont été données à des distances assez marquantes, le maillot des Warriors étant enfilé cet été dans un bordel assez mémorable. Mais qui veut dire Golden State sur les épaules ne veut pas forcément dire retour assuré sur les terrains. Et la rééducation de Cousins était observée par de nombreuses personnes, qui se demandaient si un joueur possédant une telle carcasse pourrait retrouver ses moyens, c’est-à-dire ceux d’un joueur All-Star et candidat au titre de MVP. Aujourd’hui, même s’il est trop difficile de pouvoir affirmer cela, nous avons déjà un premier gros match sur lequel se pencher. Présent en tenue avec ses coéquipiers depuis le 18 janvier dernier, DeMarcus avait offert quelques jolies performances mais aucune pouvant faire hocher tout le monde de la tête avec l’affirmation suivante sur le bout des lèvres : he’s back. Et bien même s’il faudra attendre encore un poil avant de pouvoir le crier sur tous les toits, la performance de Boogie ce lundi chez les Hornets nous a rappelé quelques chouettes souvenirs, de son prime à Sacramento comme à New Orleans. Et le pauvre Cody Zeller, qui s’est pourtant gavé comme jamais en attaque, n’a pas pu faire grand chose avec toute l’aide de son secteur intérieur. C’est simple, Charlotte est tombée sur le mauvais Boogie, au mauvais moment.

Déjà, première barrière levée par Steve Kerr, les 30 minutes jouées sur un match. Forcément, quand tu peux atteindre des minutes de vrai titulaire en NBA, tes stats peuvent commencer à être gonflées. Et ton rythme peut aussi s’installer, et t’es pas obligé de te presser pour contribuer, vu que tu as un peu plus de marge. Malgré une défense irrégulière, qui a montré des séquences parfois frustrantes (c’était Cody O’Neal en face), Boogie était chaud comme la braise et voulait prouver qu’il en avait encore dans le coffre. Un gros contre sur Tony Parker, et ça remonte la balle avec un dribble dans le dos avant de la lâcher à un copain démarqué dans le corner. Un passage en force provoqué sur Miles Bridges, avant de foncer pour un dunk ou bien faire le bulldozer sous les arceaux. Il y avait du dribble, de la passe, du contre, de l’intensité, des prises de tête aussi car c’est logique, un body language bizarre, mais tant pis. Ou plutôt, tant mieux. Car c’est ce DeMarcus Cousins qu’on attendait de retour. Celui qui est partout à la fois, se jette sur le terrain, prend une technique parce qu’il balance une chaussure dans le public, alors que c’était bien intentionné. Comment dire les choses autrement… Curry et Durant ont planté 34 points au total à de sales pourcentages cumulés, et les Warriors n’ont pas été bousculés malgré les efforts des Hornets. Voilà la marge qu’ils possèdent, et ce qu’ils voulaient voir ce soir en DeMarcus. Un monstre en hibernation qui, certains soirs, pourra sauver Golden State contre une panne au shoot.

Quelques 24 points, 11 rebonds, 3 passes, 3 contres, 1 interception, 1 faute technique, 9/15 au tir et tout ça en lâchant des regards de l’enfer envers les arbitres : s’il y a un match où on pourra regarder en arrière et se dire que DeMarcus Cousins était de retour en NBA, c’est celui de cette nuit.

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