Nets

Les Nets s’imposent tranquillement à Chicago : 117-100, les deux divisions d’écart se sont bien senties

Brooklyn Nets D'Angelo Russell Spencer Dinwiddie Carroll

Je vous avais dit les gars, le taureau c’est pas dégueu.

Source : NBA League Pass

Une escouade de tatoués venus de Brooklyn qui passent une soirée à Chicago, écumant les rues, tirant sur tout ce qui bouge (plutôt de loin) pour finir par repartir avec – sous le bras – une bataille remportée haut la main… Cela pourrait faire un scénario de film américain sur grand écran TF6 mais c’est aussi de cette manière que l’on peut raconter ce déplacement des Nets chez les Bulls tant les joueurs en blanc et noir ont fait la loi sur les planches du United Center.

Car si la première mi-temps se termina à l’équilibre au tableau d’affichage (55-55), les Nets avaient déjà montré leur capacité à mettre en difficulté la jeunesse chicagoanne. Les hommes de Kenny Atkinson ont eu jusqu’à 11 points d’avance dans le deuxième quart mais, sous l’impulsion de Zach LaVine (16 points dans ce quart et finira avec 27 unités), les Bulls ont recollé au score petit à petit. Mais au retour des vestiaires, ce sont bien les visiteurs qui vont imposer leur rythme pour dominer tranquillement ces taurillons pas assez bien organisés ni assez déterminés pour rivaliser. Un run de 7-0 pour commencer (62-55 après 2 minutes dans le troisième quart) puis l’écart se met à osciller entre 4 et 8 points. Rien de si inquiétant pour des Bulls qui restent à portée d’autant plus qu’outre LaVine, on sent des gars comme Lauri Markkanen ou Kris Dunn capables de marquer à tout moment.

Sur un drive de Dunn justement, Chicago revient à 4 unités (71-67). Le plan semble pouvoir tenir la route pour les Bulls. Sauf qu’en fait les Nets jouent vraiment mieux au basket. Sauf qu’en fait, le duo Jarrett Allen – D’Angelo Russell va appuyer un gros coup sur l’accélérateur. Le pivot à la coupe afro la plus swag de tout Brooklyn a été très propre tout au long de la rencontre. Il a envoyé 19 points, 6 rebonds et 2 contres sans quasiment rien rater. Comme ces deux lancers qui redonneront 6 points d’avance aux Nets (73-67) à 6’30 » de la fin de cette troisième période. Une faute offensive de Dunn dans la foulée et D’Angelo Russell entre en piste : bim, gros trois-points qui ne touche pas le cercle. 76-67. Les Bulls repartent à l’attaque mais ce même Dunn rate un jumper. Russell se saisit du rebond, passe la balle à DeMarre Carroll qui la lui rend. Le gaucher numéro 2 de la Draft 2015 dégaine une nouvelle fois en toute confiance. Ficelle. +12 Nets. Temps-mort demandé par Jim Boylen. Il reste encore 5’48 dans ce quart, l’écart n’a rien d’insurmontable sur le papier. Sur le terrain, on commence à sentir que ces Nets évoluent dans une autre sphère que ces jeunes Bulls.

La suite ne fera que confirmer ce sentiment. Les Bulls vont recoller un peu, encore une fois (88-82 à l’entrée du dernier quart) mais D’Angelo et sa bande vont les repousser sans trembler, sur de leur force. Russell va finir le match avec 28 points au compteur (10/19 au tir) accompagnés de 4 rebonds et 5 passes décisives. Il aura su nourrir ses intérieurs tout en n’hésitant pas à être agressif vers le cercle ou à artiller de loin et faire mouche au bon moment. Il aura aussi été parfaitement aidé par Carroll. Alors que Spencer Dinwiddie et Joe Harris ont été moins flamboyant que d’habitude, le vétéran sosie de Youssoupha y est allé de 20 points, 4 rebonds et 4 offrandes en 31 minutes. Dans l’ensemble, les Nets ont fait déjouer les Bulls. Ils les ont forcé à trop shooter derrière l’arc alors que Dunn et LaVine ont donné l’impression de pouvoir marquer quand ils le voulaient en pénétration. Les hommes d’Atkinson ont aussi été bien plus conquérants sur toutes les phases où l’envie et la détermination permettent de gagner un ballon, sauver une touche, gratter un rebond offensif… Bref, le potentiel du quatuor Dunn – LaVine – Markkanen – Carter Jr est certain mais il va falloir trouver le moyen de l’exploiter car la différence de niveau entre les Bulls et une équipe aussi sérieuse qu’ambitieuse comme celle de Brooklyn est criante sur ce genre de rencontre.

Après avoir fini l’année 2018 sur deux défaites, les Nets viennent de démarrer 2019 par trois victoires. Ils sont installés dans le top 8 de l’Est, à la 7ème position, avec 20 victoires pour 21 défaites. D’Angelo Russell et sa bande comptent bien participer aux Playoffs à partir de la mi-avril. A les regarder jouer, et à voir la tronche de l’Est sorti du top 5, on se dit que c’est fort possible.

boxscore Nets

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