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Donovan Mitchell s’est énervé : 26 points dont 24 en deuxième mi-temps, c’est lui qu’on veut revoir

Donovan Mitchell
Source image : NBA League Pass

Dans la victoire du Jazz cette nuit à Detroit, c’est Donovan Mitchell qui a activé le mode 2017-18 au meilleur moment. D’abord endormi, l’arrière a pris feu pour anéantir les espoirs des Pistons en seconde mi-temps.

Ah. Ah ! Enfin. Enfin le Donovan Mitchell qu’on voulait revoir, agressif, culotté, qui fait du trashtalking, met sa franchise sur ses épaules et montre qu’il n’a clairement pas 22 ans, alors que c’est pourtant ce qu’indique son passeport. En manque de rythme depuis le début de saison, également gêné par quelques pépins physiques, en y mélangeant des défenses adverses bien plus prêtes pour lui et un challenge peu aisé à relever en tant que sophomore, Mitchell était la cible de nombreuses critiques à cause de son très moyen démarrage. Certes, le scoring était parfois là, mais c’est malheureusement à-peu-près tout ce qu’on pouvait lui demander, comparé aux miracles de la saison passée. Défense irrégulière, pourcentages au shoot assez violents, manque de création vers le panier et de punch dans ses initiatives, ça n’allait pas pour Donovan. En témoignait cette stat, difficile à assumer pour un scoreur aussi talentueux que lui : Mitchell n’avait planté 25 points minimum que sur un seul match depuis novembre dernier, et la seule fois où c’est arrivé… c’était dans une défaite. Et ce samedi, on retombait dans le même calvaire, au point de rendre fou ce bon Quin Snyder. Le coach du Jazz, espérant que sa jeune star se réveille, donnait les mêmes responsabilités que d’habitude, mais rien n’y faisait. Encore un match à jeter à la poubelle, encore les montagnes russes from Utah, encore un soupir collectif venant de Salt Lake City. Dante Exum, tu rentres. C’est dire où en venait Snyder, lassé par le manque de véritables solutions dans son playbook.

Puis quelque chose s’est passé. Un peu de blabla avec les copains du premier rang à Detroit ? Probablement, vus les regards échangés et les doigts pointés dans le money-time. Une gueulante à la pause ? Peut-être, aussi. Des discussions motivantes avec ses coéquipiers ? Oui. Mixez le tout, installez tout ça dans un comeback, et vous avez la vraie performance rassurante que les fans de la Jazz Nation attendait depuis quelques temps. Bloqué à 2 points à la mi-temps, le sophomore va en planter 24 en deuxième période, dont les gros shoots importants du money-time. Et blindés derrière leur meilleur scoreur, les visiteurs vont rouler sur les Pistons, en prenant un malin plaisir à le faire. Korver et Ingles, également décisifs avec Rubio, vont célébrer la fin de soirée comme il se doit, permettant à toute une équipe de respirer un coup. Au bout d’un moment, enchaîner les défaites frustrantes entre quelques victoires sympathiques avait quelque chose de déprimant pour le Jazz. Ce qu’il faut, pour quitter cette irrégularité naissante ? C’est notamment le travail de Mitchell en tête d’affiche, lui qui n’est pour le moment pas à la hauteur des attentes. Des attentes trop hautes, peut-être, mais qu’il va devoir assumer après avoir autant rayonné l’an dernier, après avoir prouvé encore une fois hier soir qu’il peut rendre toute une salle au silence en prenant la rencontre à son compte.

One shot ou début de renaissance ? Difficile à dire. Donovan Mitchell commence à retrouver ses marques, maintenant il va falloir confirmer. Avec une, deux, trois nouvelles soirées du même genre et quatre, cinq, six bouches à fermer par la même occasion. Vas-y garçon.

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