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Indiana se fait taper par les Cavs au buzzer : un exploit de LeBron ou une claquette de Nance, à la fin c’est toujours Cleveland qui gagne

On pensait que les Pacers avaient entouré cette date dans leur calendrier en se souvenant de l’élimination lors des derniers Playoffs, en 7 matchs, infligée par le LeBron FC les Cavaliers. Surtout que, BronBron ayant plié bagage, Cleveland avait la tête d’une proie parfaite pour les coéquipiers de Victor Oladipo. Mais finalement, avec la claquette victorieuse de Larry Nance J.R et une fin de match bien foirée, c’est une défaite assez sale que récoltent les soldats d’Indiana. 

Cette nuit, ce sont deux bonnes séries qui ont pris fin. D’abord, les Pacers restaient sur un run impressionnant de 7 victoires consécutives, qui les avait replacé tout en haut de la Conférence Est. Et sur le papier, cette rencontre était l’occasion de prendre une revanche largement à leur portée, pour ne pas dire obligatoire. Côté Cavaliers, avec deux derniers matchs perdus contre des poids lourds de l’Est (les Bucks et les Sixers), on coulait des jours heureux à l’ombre du tanking et le déplacement à Indianapolis ne devait pas briser cette dynamique. Sauf que, en milieu de quatrième quart-temps et alors que les Pacers menaient au score, Cleveland s’est dit que ce serait cool de revenir à un petit point. Une pensée traversa alors notre esprit fragile : les Cavaliers auraient-ils l’intention d’aller arracher ce match, vraiment…? Une inquiétude brièvement dissipée lorsque Victor Oladipo se présenta sur la ligne pour deux lancers à une dizaine de secondes de la fin. Drame locale et inexplicable, deux briquasses plus tard, 91 – 90 Indiana, la balle de match était alors offerte aux Cavs. Le doute s’épaissit en un claquement de doifts. Et Rodney Hood, en un contre un face à Myles Turner en sortie de temps-mort, lança le cauchemar. L’arrière se replace face au panier avant d’envoyer un tir difficile en tête de raquette : le son de l’arceau résonne dans la salle, et l’on souffle un court instant avant de voir Larry Nance J.R débarquer de nulle part pour venir mettre une petite claquette au buzzer. Tuuuut, Cavs win, Larry ne célèbre pas, sûrement a-t-il oublié comment on fait.

On aimerait vous dire que ce match serré a été passionnant à suivre, mais franchement, il ne sait pas passé grand chose pendant cette rencontre et on aurait pu faire un millier de choses bien plus utiles que de regarder ça (genre… dormir ?). Mais c’est comme ça : pour un hurlement de joie en pleine nuit, combien de purges nocturnes ? Symbole chiffré de ce long moment d’ennui, la réussite au tir des deux équipes. Si Cleveland atteint péniblement les 40% au shoot, Indiana restera sous cette barre et, surtout, pas de jaloux en ce qui concerne les pourcentages du parking. Les deux équipes nous ont offert un festival du BTP durant 48 minutes, entre le 6/31 des Cavs et le 4/22 des Pacers. On vous l’avoue, au milieu de ce massacre, Kyle Korver à Cleveland nous a manqué, et on a failli lâché une petite larme de nostalgie. Un miracle que ce game ait tapé les 90 points par équipe ? Un peu, oui. Dans cette affreuse boucherie, un homme a particulièrement déçu : Victor Oladipo. On l’imaginait revanchard pour ses retrouvailles avec les Cavaliers, ses bourreaux en Playoffs, mais la seule chose contre laquelle il semblait fâché cette nuit, c’était son shoot. Seulement 12 points, 5 rebonds et 5 passes en 33 minutes, à 4 sur 15 au tir dont 1 sur 6 de loin. Et pour couronner le tout, un choke complet aux lancers dans les derniers instants du match, alors qu’il pouvait mettre son équipe à trois-points. Et vu l’adresse des deux équipes cette nuit, il y avait peu de chance de voir les Cavs revenir. Allez, au final, on a bien fait d’endurer ce spectacle jusqu’au bout. Comment aurait été notre matinée si l’on n’avait pas vu la claquette de Larry Nance en direct ? Ouais. Bon. Pareille, mais les larmes de sang en moins.

C’est un coup d’arrêt violent pour les Pacers. Non pas que l’écart ait été important, vous l’avez compris, mais c’est plutôt l’adversaire et la manière qui interpellent. On savait cette équipe en mal d’efficacité offensive (24ème moyenne de points marqués), on a vu cette tendance poussée à l’extrême. Ceci dit, l’accident de parcours n’est pas dramatique, surtout après une grosse série de victoires. Quant aux Cavaliers, ils se sont faits un petit kiff : aller taper le troisième de la conférence chez lui. Attention à ne pas abuser des bonnes chose, il y a un tanking à assurer.

Box score Cavalier Box Score Indiana

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