Les Sophomores

Sophomore de l’Année 2018-19 : c’est l’histoire de grenouilles qu’on a voulu voir aussi grosses que des bœufs

Ben Simmons, Donovan Mitchell, Jayson Tatum

Franchement, ils ressemblent plus à des grenouilles ou à des boeufs ?

Source image : YouTube

Journée spéciale ranking sur TrashTalk, et comme chaque début de mois on s’amuse à classer nos petits protégés par catégorie et de 1 à 10, selon les stats, les bilans, les impressions laissées by night et bien sûr une part de subjectivité nécessaire dans ce bas-monde. On enchaîne dès à présent avec les sophomores, ceux-là même qui nous avaient fait rêver la saison passée… et qui peinent à en faire de même cette saison. Allez, sophomorons.

#10 Jonathan Isaac

Il fallait mentionner le bon début de saison du Magic et, à son rythme, le freak d’Orlando y est assurément pour quelque chose. Tantôt starter tantôt sur le banc, l’ancien baobab mobile de Florida State progresse tranquillou au contact de Steve Clifford, rentre quelques paniers du parking de temps en temps et fait admirer son envergure digne de… pas grand monde en fait. Encore très brut de décoffrage, mais ses perfs sont déjà bien solides au vu d’un physique qui ne demande qu’à abuser des protéines. Petit à petit l’oiseau fait son nid, le processus prendra un peu de temps mais n’a toujours pas pris de retard.

Statistiques 2018-19 : 8,3 points, 5,2 rebonds et 1,1 contre en 22,6 minutes

#9 Malik Monk

A l’image de sa franchise, Malik Monk a réalisé un très bon début de saison mais marque le pas sur les dernières semaines. Pas grave, on parle quand même d’un gamin qui s’est aujourd’hui bien installé dans la rotation de James Borrego, mis en confiance on l’imagine par l’un de ses idoles, un certain Tony qu’on connaît par cœur. Vraie menace de loin et costaud quand il faut grimper sur les défenses, Malik possède tout l’éventail de l’attaquant complet. Y’a de la place pour… se faire sa place, le talent est là aussi, tout ce qu’il faut pour s’installer définitivement parmi les arrières qui comptent en NBA.

Statistiques 2018-19 : 10,3 points, 1,7 rebond et 2,1 passes en 19,5 minutes

#8 OG Anunoby

Certes les stats sont moins ronflantes, mais on parle quand même d’un mec qui a déjà fait son trou au sein de la meilleure équipe de la Ligue. Rien que ça. L’arrivée de Kawhi Leonard ne laissait pourtant rien augurer de très bon pour Odgi, le MVP des Finales 2014 et double DPOY étant un genre d’Anunoby puissance dix, mais Nick Nurse a réussi à garder le gamin focus, faisant de lui une arme de plus dans l’impressionnant dispositif Raptor. Comme quoi on peut jouer une vingtaine de minutes par match et faire partie des leaders de son équipe, comme quoi c’est vraiment pas mal quand on a 21 ans et des poussières.

Statistiques 2018-19 : 8,6 points et 2,6 rebonds en 21,5 minutes

#7 Dennis Smith Jr.

Du bon et du mauvais concernant DSJ. Le « mauvais » ? Le meneur de jeu est complètement éclipsé cette saison par l’explosion annoncée (mais si) de Luka Doncic. Y’en a plus que pour le beau blond aux joues roses, et le sophomore est ainsi réduit au rang de seconde option offensive sur le backcourt. Le bon ? Et bien c’est que la réalité est toute autre, car si les boxscores parlent slovène, le poste 1 titulaire des Mavs reste l’un des leaders de son équipe et a pris une dimension plus qu’intéressante notamment en défense. Moins d’exposition en somme mais pas moins de talent, et c’est ce qu’il se asse lorsqu’un collectif est bien huilé. Docn que les Denniszouzes se rassurent, leur idole est là et bien là, tapis dans l’ombre et prêt à vous rappeler comment il s’appelle.

Statistiques 2018-19 : 13,6 points, 2,8 rebonds, 3,9 passes et 1,2 steal en 28,3 minutes

#6 Jarrett Allen

La plus belle afro de la Ligue (bientôt rankée au classement all-time qu’on soit d’accord) est également l’une de ses plus belles surprises. Malheureusement abandonné en cours de route par le pauvre Caris LeVert, Jarrett Allen représente désormais à lui seul la bonne santé de la franchise de Brooklyn. Souvent victimisé par les intérieurs adverses, le grand gamin ne recule par contre jamais et s’est fait une spécialité de cartonner ses débuts de match avant de chercher son second souffle par la suite. Grand, très grand, et surtout très long, on annonce là l’une des futures plus grosses boîtes à crêpe de la Ligue, dans une organisation qui sait aujourd’hui, enfin, prendre soin de ses jeunes. Sky is the limit, et on ne parle pas de whisky.

Statistiques 2018-19 : 12,3 points, 8,6 rebonds et 1,5 contre en 27,9 minutes

#5 Kyle Kuzma

On parlera un peu plus bas de ses deux collègues de promo, mais celui qui bénéficie le plus de cette nouvelle mouture à L.A. c’est bien lui. Un début de saison fantastique d’adresse, la suite est un peu plus timide mais n’oublions pas que le gamin n’a pas cent matchs de NBA dans les pattes. Ça peut paraître un peu unidimensionnel dans le jeu mais attention, quand le double KK se décide à driver on comprend que le sniper a également un sacré body. L’arrivée de LeBron à ses côtés est une bénédiction, les Playoffs ne pourront lui faire que du bien, bref l’évolution est en marche à l’aube d’une carrière qui ira probablement chercher les cinq chiffres niveau scoring.

Statistiques 2018-19 : 16,6 points, 5,3 rebonds et 1,8 passe en 30,8 minutes

#4 Donovan Mitchell

Allez hop, on arrive sur les gros dossiers. En surface ? 21 points de moyenne et déjà quelques énormes saillies, on a donc à faire à un futur incendiaire, s’il ne l’est déjà pas. Oui, mais. Oui mais sa saison rookie, et notamment les deux derniers mois, nous a tellement mis sur le cul que le moindre match à moins de vingt points nous hérisse le poil. On a probablement été trop vite avec lui, le joueur en a un peu joué aussi, et c’est donc l’heure de rappeler qu’il est encore un enfant et qu’un peu de patience ne nous fera pas de mal. Et si accessoirement le Jazz pouvait remporter plus de deux matchs par semaine, ça rajouterait quelques smileys à son dossier. Cordialement.

Statistiques 2018-19 : 21,4 points, 3 rebonds, 3,7 passes et 1,7 steal en 33 minutes

#3 Jayson Tatum

Même bail que pour son voisin du dessus. En juin dernier ? Tatum postérisait LeBron et était à deux doigts de le sortir des Playoffs. Porté aux nues par toute la Celtics Nation et par nombre d’entre nous, on attendait donc un début de saison de MVP, parce que dans la vie on aime bien en faire trop. Résultat des courses Jayson Tatum nous sort un début de saison sophomore très correct mais loin des attentes de certains, un ressenti à rajouter à celui décevant concernant les C’s en général. Alors on remet les vites les choses à leur place : petit check sur le roster des C’s, dîtes-nous comment Tatum peut faire bien plus dès cette saison, et laissons-le un peu respirer par la même occasion. C’est pour son bien, vous verrez qu’il nous en sera reconnaissant… en Playoffs ?

Statistiques 2018-19 : 16,3 points, 6,6 rebonds et 1,9 passe et 1 steal  en 31,6 minutes

#2 De’Aaron Fox

En voilà un qui profite bien de la place faite par ces fameux mecs dont on attendait plus. La vraie bonne « surprise » cette saison chez les sophomores ? C’est lui, le petit renard des Kings. Supersonique en attaque, clutch même si on le savait, adroit de partout ça c’est une nouveauté, et surtout auteur avec son équipe d’un début de saison étonnant. Espèce de John Wall avant la crise, Fox est déjà le patron de son équipe et, même s’il marque un peu le pas ces derniers temps, il a carrément été mentionné comme un possible… remplaçant pour le All-Star Game. Deux constats s’imposent alors : 1) la drogue est bonne et 2) pas sûr que ça n’ait été le cas pour les deux joueurs ci-dessus.

Statistiques 2018-19 : 17,3 points, 4 rebonds, 7,5 passes et 1,4 steal en 32,7 minutes

#1 Ben Simmons

Déjà le meilleur rookie la saison passée, toujours le meilleur sophomore depuis octobre. On vous voit par contre, vous qui préparez vos attaques à base de c’est pas un vrai rookie, punchline aussi actuelle que la blague du petit Jonathan ou de la meuf qui n’est pas venue ici pour souffrir ok. Car pendant que vous maugréez dans votre coin, Ben Simmons continue de gérer l’attaque de la troisième meilleure équipe de l’Est, celle-là même qui pourrait bientôt gravir une marche ou deux dans la hiérarchie de sa Conférence grâce à l’arrivée en ville d’un sacré loulou. A la distribution comme en pénétration, Ben Simmons reste l’un des tous meilleurs de la Ligue et tous âges confondus, alors que l’on attend toujours l’once d’un début de tir. Un jour son tir viendra, un jour on l’aimera, et ce jour-là… personne ne le battra.

Statistiques 2018-19 : 15,5 points, 8,8 rebonds, 7,9 passes et 1,4 steal en 33 minutes

Mais aussi…

Lonzo Ball et Josh Hart, car c’est un classement sophomore, pas un classement des meilleurs jeunes de Los Angeles. Dillon Brooks est un peu trop blessé, John Collins l’a trop été, Jordan Bell est encore bourré de juillet, Josh Jackson a croisé les Monstars, Zach Collins fait zizir mais il a vraiment une sale gueule, Markelle Fultz est le mec dont la carrière est la plus bizarre au monde, Bam Adebayo est peut-être le prochain à rentrer dans les dix, à moins que ce ne soit Lauri Markkanen, même si on aimerait bien que ce soit Frank Ntilikina.

Voilà pour ce premier véritable opus de ce ranking spécial sophomores, on se donne rendez-vous dès le mois prochain alors… à l’année prochaine. Et n’oubliez pas d’être patients avec les jeunes pousses, faudrait pas qu’elles pourrissent avant d’avoir mûri.

 

Les visiteurs ont tapé :

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top