Rookie Rankings

Rookie de l’Année 2018-19 : un énorme duel en perspective, mais le reste de la cuvée mérite qu’on s’y penche sérieusement

Luka Doncic DeAndre Ayton

CE DUEL MES AÏEUX.

Source image : YouTube

Comme chaque année TrashTalk met le focus sur les nouveaux arrivants en NBA. La cuvée 2017/18 fut tout bonnement incroyable et si la quantité est moins effrayante cette année, quelques visages vaudront néanmoins le détour. En premier lieu le duo Ayton / Doncic mais pas que, de nombreux jeunes fifous montrant déjà le bout de leur nez d’ados après les premiers jours de régulière. C’est parti pour un premier tour de table, avant les premiers véritables constats dans un mois.

10- Kevin Knox (New York Knicks)

Deux premiers matchs pas vilains… puis une cheville gauche qui twiste. On a connu des débuts de carrière plus agréables mais sur le peu que Kevinou a montré, les avis sont unanimes. Le Yolo risque d’être total cette année encore à NYC, personne ne sait avant le début des matchs à quel poste il jouera, mais le labo Knicks est blindé de jeunes talents (Frank, Staps, Robinson, Knox, Trier, pas Hezonja), et Kevin Knox en fait indubitablement partie. Difficile de juger après deux matchs mais le transfuge de Kentucky a tout pour se mettre le Garden dans la poche. Laisses-en un peu à Franky quand même bro’.

9- Shaï Gilgeous-Alexander (Los Angeles Clippers)

Doc Rivers n’est pas forcément connu pour lancer les jeunes talents, mais Shaï Gilgeous-Alexander pourrait bien être l’exception qui confirme la règle. Attaque, défense, sérieux, skills, nom trop chiant à écrire, la combinaison SGA fait saliver les fans des Clippers, malgré une concurrence accrue sur les lignes arrières. Beverley, Bradley, Teodosic, Lou Will, même pas peur, le gamin a déjà la confiance du staff et joue plus de 24 minutes par match. On se rappelle de la surprise Brogdon en 2017, et même si les locomotives de la promo seront dures à aller taquiner, les Voiliers ont peut-être trouvé un nouveau commandant de bord.

8- Landry Shamet (Philadelphia Sixers)

C’est la surprise du chef en ce début de saison. car si les Sixers piétinent un peu et peinent à trouver le rythme, l’ancien écolier de Wichita State s’éclate en sortie de banc. Le 26ème choix de la dernière Draft prend les tickets qu’on lui donne au relai des Simmons, Redick et autres Fultz, et la plupart de ces tickets sont convertis en bons choix de sa part. Peut-être ce qu’il faudra cette année à Philly pour step-up, la chair fraîche nécessaire pour continuer à progresser et ne pas trop se reposer sur un duo désormais attendu. Le frangin de Kayna peut être ce petit plus en attaque, la cote est énorme, mais rien n’est impossible dans la plus belle ligue au monde.

7- Jaren Jackson Jr. (Memphis Grizzlies)

Il est peut-être le joueur le plus sous-coté de cette cuvée de Draft. Totalement éclipsé au rayon hype par les deux zozos sélectionnés juste avant lui, la liane de Memphis va pourtant avoir son mot à dire dès cette saison dans les raquettes de NBA. Propulsé rapidement dans le starting five des Grizzlies après la blessure de Jean-Michel Vert, le discret intérieur est déjà un atout de poids en attaque et en défense, et il est bien dommage que son coach connaisse aussi bien son métier que Cyril Hanouna connaît la modestie. Heureusement, quelques vétérans sont là pour l’aider à devenir très vite un joueur qui compte et franchement, on ne sefait spécialement de souci pour ça.

6- Miles Bridges (Charlotte Hornets)

Il est déjà l’une des belles surprises de la saison, pour ceux qui n’aurait pas vu le coup venir. Car si le banc des Hornets régale et étonne, ce n’est pas uniquement grâce aux Tony, Willy et autres Malik mais aussi grâce au rookie venu de Flint. Scoreur, athlétique et même auto-proclamé candidat au prochain Slam Dunk Contest, le gamin a déjà séduit ses coéquipiers, son staff et tout le public de Charlotte. Possible grosse progression dès sa première saison, et on vous avouera que ça doit quand même être beaucoup plus facile quand on travaille avec un vrai coach.

5- Marvin Bagley (Sacramento Kings)

Sujet aux moqueries car drafté avant certains noms plus ronflants, sujet aux moqueries parce que les Kings, sujet aux moqueries quand on l’a annoncé… poste 3, le grand et long Marvin Bagley III a déjà fait fermer quelques bouches. Il faut dire que tout réussit aux Kings en ce début de saison (quelle drôle de phrase), et les perfs de MB3 en sortie de banc sont au moins aussi satisfaisantes que celles de ses starters. Capable de lutter au rebond malgré un manque évident de coffre mais surtout très efficace grâce à son petit tir, l’ancien élève de l’année à Duke est peut-être bien tombé, finalement, dans l’environnement parfait. On en reparle quand les Kings seront sur une série de quatorze défaites de suite mais pour l’instant Bagley régale, comme son équipe. Wow.

4- Trae Young (Atlanta Hawks)

Le pétard le plus flippant de la bande. On en a déjà eu un bel aperçu lors de ses premières sorties, Trae Young c’est ce mec qui te plante 35 points le lundi, à 15/21 par exemple, et 6 le lendemain, à 3/19 par exemple. Le simple fait qu’un rookie soit capable de monter si haut en température aussi tôt nous obligera en tout cas à jeter un oeil à absolument tous les matchs des Hawks cette saison, car notre petit doigt nous dit que les masterclass du petit moustachu seront légions. Cette moustache parlons-en, puisqu’on espère vivement que Trae changera très vite de look, en abandonnant ce swag de cubain vendeur de soles. Allez, quand la seule chose à dire sur toi est une punchline sur ta moustache, c’est que t’as déjà pas mal avancé dans la vie non ?

3- Wendell Carter Jr. (Chicago Bulls)

Si les Bulls ne sont pas excitants qu’on le pensait (bah quoi ?), ce n’est sûrement pas la faute de WCJ. Le sosie de Soprano s’est vite fondu dans la masse et a déjà claqué quelques perfs notables, et quand il ne s’ambiance pas devant des gosses qui chantent il terrorise les intérieurs trop fragiles. Solide, bosseur, technique, le petit poste 5 a toutes les cartes en main pour s’imposer comme un joueur qui compte à Chicago et dans tout le pays. Hâte de voir ce que donnera son association avec Lauri Markkanen, hâte de voir ce que ça donnera quand Jabari Parker sera redevenu un basketteur. La seule certitude aujourd’hui à Windy City ? Le rookie est prêt à en découdre.

2- Luka Doncic (Dallas Mavericks)

On touche au sublime avec Luka, notamment au niveau de la rapidité des retournements de vestes. Nombreux sont ceux qui l’imaginaient galérer au pays des cow-boys, mais plus nombreux encore sont ceux qui se sont déjà inclinés devant sa grinta et son talent. Déjà tellement à l’aise, le champion d’Europe 2017 s’éclate en NBA et ses aptitudes à créer et scorer vont provoquer toute la saison des réactions insoupçonnées dans les futales américains. Candidat crédible au trophée de Rookie Of the Year, évidemment, mais Luka Doncic pourrait bien être tellement plkus que ça et ce plus vite que vous ne l’imaginez. A Dallas on se frotte les mains, la relève semble déjà assurée.

1- Deandre Ayton (Phoenix Suns)

N°1 de Draft et leader de sa promo sur ce début de saison, logique respectée. Il paraît que le « petit » n’a que quelques matchs NBA dans les jambes ? Nous on n’y croit pas une seconde tant le gamin joue déjà comme un vétéran. Véritable arme de destruction massive, puissant dessous et adroit dans le périmètre, ne reste plus qu’un leadership sympa – qui viendra probablement très vite – à adopter et on sera déjà en présence d’une quasi superstar de vingt ans à peine. Le duo Ayton/Booker fait saliver, le trident Ayton/Booker/Jackson donne des idées, et le tout drivé par un petit général solide pourrait bien nous faire rêver. Mais chaque chose en son temps et quand Deandre sans majuscule aura torché sa saison rookie à plus de 20/10 de moyenne, le trophée de ROY ne sera pas très loin de l’Arizona.

Mentions : Mohamed Bamba, leader de la Team Freak, Collin Sexton car il faut bien trouver un peu de hype à Cleveland, Zhaire Smith, Lonnie Walker et Michael Porter Jr. quand ils joueront, Donte DiVincenzo qui confirme son Final Four, Grayson Allen qui n’a encore rien confirmé, Josh Okogie qui pourrait bien faire oublier Butler et Elie Okobo qui pourrait bien faire oublier Steve Nash car non, nous ne sommes pas spécialement chauvins.

Prochain checkpoint lors de la première semaine de décembre pour dresser un premier classement, et voir qui s’en sort le mieux parmi les nouveaux venus !

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