Cavaliers

Et si Kyrie Irving nous avait annoncé la couleur il y a deux mois ? Une interview qui fait réfléchir…

Kyrie Irving
Source image : YouTube

Difficile de prendre des passages du passé pour tenter de mieux observer le présent et l’avenir, mais Kyrie Irving fait forcément réfléchir ses fans, quand on revient sur le 23 mai dernier…

Sortie de Game 4, face aux Celtics. Si Boston pense encore pouvoir tenir sa série, les Cavs sont plutôt peinards et ont torché les Celtics à deux reprises en déplacement. Après une petite frayeur lors du Game 3, c’est bien Kyrie qui prend feu au match suivant en terminant avec 42 points et des actions à couper le souffle. Le meneur est dans son mode préféré, celui où il est inarrêtable et pousse même les plus sérieux défenseurs à devoir poser leurs armes. LeBron est en retrait, on aurait même pensé à un petit 2-2 en retournant dans le Massachusetts, mais Irving a dit non. Une performance qui mène à une conférence d’après-match forcément mouvementée, et lors de laquelle une question pertinente lui sera posée. C’est Dave McMenamin, le journaliste de chez ESPN et proche des joueurs, qui se penche vers le All-Star et lui demande un aperçu de l’avenir. Dans ce genre de soirée, quand Kyrie est tout bonnement injouable, pense-t-il à l’après-LeBron ? Ou au moins, à ce que représenterait le fait d’être the man dans une équipe ? Car techniquement, le bonhomme a ce qu’il faut pour discuter au moment des faits, mais difficile d’envisager un changement de hiérarchie quand vous évoluez dans la même équipe que LeBron. Aussi bouillant fût-il, Irving est le numéro 2, et pas que sur le maillot. C’est donc avec une grosse dose d’honnêteté et un poil de retenue que le phénomène s’ouvre, sur ce qui deviendra son plus pur ressentiment quand on voit la situation aujourd’hui.

C’est dur de ne pas penser (à ce passage de torche), car je continue à mûrir. Et je joue avec un joueur incroyable en LeBron. Disons que du point de vue extérieur, cela pourrait être aperçu de façons différentes. Mais pour moi, cela n’a pas été facile, de savoir quand viendra mon heure. Et la seule réponse que j’ai pu trouver à cette question, c’est que je ne peux pas dépenser la moindre énergie dans ce que les gens disent. Dans ce qu’ils pensent qu’il faudrait de mieux pour cette équipe, ou ce que parfois je pense qu’il faudrait de mieux pour cette équipe. Mon job est de vivre dans le moment présent, surtout avec un joueur aussi incroyable que lui. Il faut profiter de cette aventure, autant que possible. Il faut mettre les objectifs individuels de côté, car rien n’est promis et qui sait ce qui se passera avec cette équipe ? C’est certainement la meilleure équipe avec laquelle j’ai joué, et probablement avec laquelle je jouerai dans toute ma carrière. Il faut juste rester confiant et honnête envers soi-même, puis prendre des décisions par la suite. Vous ne pouvez pas tromper le jeu. Ce n’est pas ce que je fais, j’ai appris cela aux côtés des meilleurs. Vous ne pouvez pas tromper le jeu, j’ai davantage observé et appris à devenir un leader, ce qui me rend fier. Cela vient notamment des vétérans et de leur leadership, ce qui me permet de réaliser tout cela.

Profiter du moment présent, sans savoir ce que demain réservera, être davantage dans l’observation et se retenir de donner son avis sur ce que l’équipe devrait faire. Autant d’éléments qu’on peut relever de cet extrait et qui nous mènent à ce mois de juillet 2017, celui de  l’explosion. Aujourd’hui, Kyrie ne peut plus être dans l’ombre, tel est le sentiment prédominant qui a été diffusé sur la planète basket. Son adaptation aux différentes circonstances de son début de carrière a été assez fabuleuse, mais le jeune homme souhaite atteindre une nouvelle dimension. Celle qu’il partageait encore il y a quelques mois, en parlant de Mamba Mentality. Cet état d’esprit façon Kobe, où vous souhaitez être à la tête du chariot, en écrasant tout ce qui se retrouve sur votre chemin. Critiques, standing ovation, tomates dans la gueule ou trophée à la main, un leader qui sommeille en Kyrie et qui ne pouvait plus se retenir. Peut-être était-ce là, en toute discrétion, à l’aube de troisièmes Finales NBA pour lui et d’un été mouvement, qu’Irving ouvra sa porte. Juste un peu, assez pour qu’on puisse voir l’autre joueur bouillant en lui.

Peut-être regarderons-nous un peu plus les conférences de presse, histoire de lire certains signes. Après tout, n’était-ce pas la même chose avec Paul George lors du Game 1 du premier tour, ou Chris Paul en sortie d’élimination…?

Source : NBA TV

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