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Vin Baker a failli flinguer le dunk légendaire de Vince Carter sur Fred Weis : « Je demandais le alley-oop ! »

Vince Carter

Si Baker avait un peu plus insisté, on aurait pu louper l’un des plus grands tomars de l’histoire de notre sport : merci d’avoir laissé Vince faire le boulot.

Question pour les spécialistes. Qui possédait la meilleure vue de tout le stade, lorsque Vinsanity grimpait le pivot français il y a pratiquement 16 ans jour pour jour ? Certains répondront Garnett, mais les ralentis vous montreront Baker.

Oui, le grand Vin, qui massacrait bien des intérieurs lorsque la bouteille ne lui faisait pas de l’oeil et qu’il prenait son boulot au sérieux. Joueur d’exception, grande gueule infatigable, le géant était sous l’arceau lorsque Carter prenait appel deux pieds pour réaliser un des plus beaux dunks de l’histoire de notre sport. Alors certes, on l’oublie généralement car l’action capte toute notre attention, mais Vin est bien sur la photo. Et même s’il y avait eu un incendie au même moment, même si un joueur vomissait dans un coin ou qu’un tsunami s’abattait sur Sydney, la planète basket aurait plutôt retenu le jump plutôt que tout le reste, dont les acteurs présents sur la toile. Cependant, comme Sirius XM Radio a pu le vérifier avec l’intéressé ce weekend, on aurait pu ne jamais connaître cette séquence divine. Oui, le tomar de Carter sur Weis aurait pu être un… simple alley-oop de Vince pour Baker, des dessous de l’affaire que Vin a pris plaisir à ressortir par téléphone.

Ceux qui ont revu cette séquence plus d’une fois le savent, je demandais le alley-oop à Vince ! Donc ma réaction initiale était simple, je pensais que c’était un enfoiré d’égoïste, jusqu’à ce que je regarde le ralenti… Mais c’est une histoire vraie, vous savez les points sont difficiles à obtenir aux Jeux Olympiques pour un gars comme moi, du coup je croyais qu’il ne pensait qu’à lui mais ensuite j’ai compris ce qui venait de se passer. Mon panier aurait probablement été un petit lay-up facile, donc je suis content de ne pas avoir bloqué un moment historique. […] En plus je voulais tellement ce panier, je tournais à 5 points de moyenne sur ce tournoi (rires) et j’avais besoin de ces deux points pour maintenir ma moyenne.

On se souvient surtout du visage de Baker suivant la montée de l’Everest, avec une nasty face des plus marquées, comme si Glen Davis venait d’en larguer une sur son nez. Mais il est surtout assez amusant de voir que les grands moments du sport peuvent se jouer à quelques détails près, des enchaînements de circonstances créant ce point d’exclamation épique. On savait qu’à l’époque, Vince était frustré par les affaires à la maison et qu’il jouait ces Jeux Olympiques avec de la dynamite plutonienne dans les mollets. Entre son instinct, sa haine, l’obstacle face à lui et la possibilité de rentrer dans la légende, il n’y avait plus à réfléchir : il fallait monter. Comme le shoot de Robert Horry face aux Kings, qui n’aurait jamais pu avoir lieu si Divac gardait la balle dans les mains des siens. Comme le panier de Ray Allen face aux Spurs, qui n’aurait pu exister si Duncan était en jeu pour prendre le rebond. Comme le dagger de Jordan à Utah, inconcevable si Malone n’avait pas perdu assez bêtement le ballon. Les légendes s’écrivent sur des petits hasards, des moments sur arrêt durant lesquels les heureux acteurs présents en reparlent avec leur propre vision de la chose. Vin Baker aurait pu tout gâcher, avec un vieux lay-up bien flingué : heureusement, ce ne fût pas le cas.

Peut-être qu’un jour, Tracy McGrady nous racontera en détail ce qui se passait dans sa tête, lorsqu’il planta 13 points en 30 secondes face à San Antonio : ce genre de soirée où les petits détails croustillants peuvent rendre le tout encore plus mémorable.

Source : SiriusXMRadio

Source image : vincecarter15.com

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