Pelicans

Sale soirée pour Anthony Davis, redevenu mortel à Golden State : 4/20 au tir et 5 ballons perdus…

Tandis que Stephen Curry a ému les statisticiens de la table de marque, sa bague de champion à présent au doigt, Anthony Davis a fait de même, mais dans un tout autre registre. Cauchemar qu’il n’a connu que très peu dans sa jeune carrière, « The Unibrow » n’a pas su épauler comme il l’aurait voulu ses partenaires dans la large défaite 111 à 95 des Pelicans à l’Oracle Arena cette nuit…

Ce sont des choses qui arrivent, notamment en début de saison et surtout aux meilleurs. Ectoplasme méconnaissable, Davis a vécu un véritable calvaire personnel sur le parquet des champions en titre. Car pendant que le MVP d’en face Stephen Curry prenait un malin plaisir à aligner 40 points sans avoir à puiser dans ses ressources, le cyborg de la Nouvelle-Orléans a passé 35 minutes déplorables, indignes de son rang. 18 points d’accord, meilleur marqueur de son escouade tout ce que vous voulez, mais un immonde 4/20 au shoot, 5 turnovers et le moral au fond des godasses ! Le summum de cette contre-performance ? Se faire redescendre de son nuage par un Festus Ezeli du tonnerre qui, au moyen d’un scotch autoritaire, a symbolisé toute la férocité dont ont fait preuve le pugnace Draymond Green et les Warriors de Luke Walton dans leur ensemble cette nuit. Une férocité bien mal employée par l’ami AD qui n’a eu de cesse de forcer encore et toujours ses tentatives désespérées au poste et dans le périmètre.

Son 10/15 sur la ligne des lancers-francs peine à camoufler l’évidence d’affirmer qu’il n’a pas été bon du tout, qu’il n’a été déterminant à aucun moment, ce qui est rare pour être signalé malgré son jeune âge. Par ailleurs, avec une rotation limitée à 9 joueurs, Alvin Gentry n’a pas pu faire souffler efficacement sa star en péril afin qu’elle retrouve un semblant de confiance ou de réussite. Ish Smith (17 points et 9 passes) et Kendrick Perkins (10 pions à… 5/5) ont bien tenté de lui accorder un répit salutaire mais rien n’y a fait. Le contraste fut édifiant : Curry a marché sur l’eau, Davis s’est noyé sans pouvoir se débattre, comme enlisé dans son propre marasme à chaque nouvel essai ballon en mains. Il y a des soirs comme ça, mais nul doute que l’enfant de Chicago de 22 piges va passer ses nerfs sur les Blazers de Portland dès demain, dépeçant les yeux livides Mason Plumlee et Meyers Leonard l’un après l’autre.

Toutefois, aucune inquiétude à avoir pour le bonhomme mais faut dire que ça fait tout drôle quand même…

Source image : Twitter

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