Los Angeles Clippers

Austin Rivers est un pur thug : gros clash de James Harden en reprenant sa célébration !

Pur produit de la région californienne, Austin Rivers, 22 balais et une hype folle qu’il traîne depuis ses années fastes au lycée, aura mis du temps avant de lancer sa carrière professionnelle. Croulant sous les attentes des observateurs depuis son plus jeune âge, voilà que la progéniture du Doc, pas plus tard qu’hier soir, a marqué le coup en livrant une performance de haute volée lors d’un Game 3 face à James Harden et aux Houston Rockets qu’il n’est pas prêt d’oublier de sitôt…

Auteur d’une prestation remarquée à l’occasion du Game 4 face aux San Antonio Spurs (16 unités), qui aurait pu prédire cette rafale d’uppercuts qu’allait asséner l’ancienne égérie du site Hoopmixtape dans le flan des Fusées texanes, complètement à l’agonie hier soir ? Personne ou presque car le bonhomme s’est sublimé comme jamais il ne l’avait réalisé auparavant en NBA, balayant à lui tout seul les Rockets à l’approche de la fin d’un troisième quart affreux pour Houston. Ainsi, reprenant sa place de remplaçant pour cause du retour au jeu de Chris Paul, Rivers ne passera que 23 minutes de plaisir sur le parquet du Staples Center mais sa présence va provoquer la liesse des 19 367 spectateurs, transcendés aux quatre coins de la salle : 25 points à 10/13 au tir dont un joli 3/6 à trois-points, 6 rebonds et 2 passes décisives ! Que pouvaient possiblement lui demander de plus les fans des Clippers qui n’ont pas arrêté de vociférer son nom dès qu’il s’emparait de la gonfle ? Ah si, une chose plutôt osée…

Non, à l’inverse de son aïeul Matt Barnes, Austin ne s’est pas faufilé derrière James Harden après un shoot dans la face pour lui toucher deux mots en sous-marin sur les grivoiseries de sa daronne. Mieux que cela, l’éphémère Blue Devil de Duke, au top de sa jouissance personnelle, a nargué le vice-MVP 2015 en lui volant de manière furtive son home-cooking sign, sa célébration-signature qu’il accomplit dès qu’il se sent marcher sur l’eau, dès que le Barbu, inoffensif à l’heure actuelle, enchaîne d’ordinaire plusieurs paniers à la suite. Plus qu’en chaleur, le combo-guard a laissé libre cours à ses émotions démultipliées du moment et, bien que ce geste puisse paraître insolent au vu de ses maigres accomplissements dans l’élite, on peut difficilement lui reprocher quoi que ce soit en l’occurrence. Bien au contraire, on approuve à 1 000 % ! On a beau le critiquer à tort et à travers, le minot ne cesse de grossir son capital confiance/expérience sur ces Playoffs, ce qui, en terme de progrès purs, s’avère une avancée majeure dans l’évolution de sa vulgaire image de soliste fougueux ou de fils à papa un peu trop gâté, né dans la soie avec une immense cuillère en argent dans la bouche.

Par ailleurs, s’il souhaite devenir un grand dans cette industrie impitoyable, il doit passer par là, imposer son style et réitérer cette même prouesse dans les matches et saisons à venir. Trashtalking ou pas, Austin Rivers, plus que les autres, ne pourra pas se permettre de simplement se masturber à l’infini devant cette vidéo glorifiante de son exploit réalisé un certain vendredi 8 mai 2015. Il devra continuer à redoubler d’efforts, à travailler encore plus dur sur ses faiblesses. Cependant, cette exultation spontanée est tout à son honneur, il l’a bien méritée à vrai dire. N’en déplaise à « El Barbudo » qui, depuis le début de cette série, est à des encablures de se considérer comme étant à la hauteur des événements… En somme, Harden a sous-estimé l’enjeu de cette rencontre, les capacités de son ennemi et s’est fait surclassé : il en a payé le prix fort, piégé par un joueur décomplexé qui s’est même autorisé le luxe de lui subtiliser l’une de ses créations afin d’illustrer fièrement son propre triomphe. Allez hop, prends-ça dans ta barbe !

N’empêche, jouer pour ton paternel qui est aussi ton coach dans ton taf au quotidien, ça doit faire tout drôle. En tout cas, quand ça fonctionne, on peut dire que c’est réussi. Savoure mon gars, savoure…

L’imitation bien appréciée par le Staples de James Harden :

La perf d’Austin Rivers dans son intégralité :

Source image : nba.com

 

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