One-on-One

C’est un fait : la Team USA serait la meilleure des choses pour la carrière de DeMarcus Cousins

Il a la taille. Il a le talent. Il a les mains, la mobilité, et même la polyvalence. DeMarcus Cousins est un monstre dans le monde du basket, seulement le déclic n’a pas encore eu lieu dans la tête : une invitation dans la Team USA pourrait-elle permettre ce virage vers la maturité ?

Pour certains, c’est une histoire de paternité. Un enfant qui arrive dans le quotidien, une hausse des responsabilités, et le sentiment de ne plus pouvoir faire le con comme avant. Pour d’autres, ce sera simplement une question de temps. Les mois de défaites qui s’enchainent, des coachs à la pelle, une centaine d’engueulades et le double en fautes techniques. Ils sont nombreux les joueurs de NBA à avoir foulé les parquets en montrant toute l’étendue de leur potentiel, de leur talent. Seulement, ce qui sépare les vraies stars des simples phénomènes de foire, c’est cette capacité à prendre leur boulot au sérieux, comprendre ce qu’on a entre les mains, et faire en sorte que le simple jeu de mettre une balle dans un cercle se transforme en profession à respecter au quotidien. Arriver à la salle en premier, repartir en dernier. Donner la meilleure image possible devant les caméras et les micros, aider sa communauté devant les enfants et les adultes. On peut dire ce qu’on veut sur LeBron et ses envies de rédemption tous les trois quatre ans, le type est d’une maturité hallucinante depuis ses 16 ans.

Et c’est là que la question se retourne vers DeMarcus Cousins : sans avoir encore le moindre enfant ni accumulé de sérieuses défaites en PlayOffs, le garçon a besoin d’un coup de pouce du destin. Le genre de chiquette que peut filer la Team USA, elle qui a changé les carrières de nombreux joueurs sélectionnés au meilleur moment dans leur carrière. Une invitation au Mondial de Septembre serait-elle la meilleure des choses dans sa carrière ? Retour sur les trois vraies dernières compétitions internationales jouées par les enfants de l’Oncle Sam.

2008, Beijing. Jeux Olympiques remportés par la bande à Picsou face aux Espagnols en Finale, une compétition durant laquelle un certain Dwyane Wade aura excellé. Wade ? Déjà vainqueur du titre en 2006 et parfaitement à l’aise dans ses godasses ? Yes, la légende de Miami sort d’une saison affreuse en Floride, avec 15 victoires en 82 rencontres et Ricky Davis en bras droit. Largement de quoi vouloir se pendre, ou du moins perdre espoir et péter un câble dans son coin. Sauf qu’en côtoyant les autres membres de la Redeem Team, Dwyane comprendra son niveau de responsabilité et ce que sa franchise attend de lui. La suite ? On la connait par coeur : après un parcours trois étoiles avec Kobe et LeBron sous la bannière étoilée, Flash reviendra à la maison avec la détermination d’un champion et un corps prêt à encaisser les gamelles d’une lourde saison régulière. Le massacre durera près de 7 mois, sans que personne ne puisse contrer sa route. 30 points, 5 rebonds, 8 passes, 2 interceptions, 1 contre, une douzaine de matchs remportés à lui seul, le respect de tous et un tampon made in Team USA bien enfoncé.

2010, Turquie. Mondial chez Hedo Turkoglu, avant que l’ailier ne soit déclaré drogué et après l’avoir vu dominer LeBron James en Finale de Conférence l’année précédente (sic). Les Américains se ramènent avec une équipe plutôt bien mixée, du jeune comme du vétéran, de l’athlète comme de l’intellectuel. Au milieu de tout ce bordel, si Kevin Durant fait un carnage complet des adversaires, sans oignon sauce Andalouse, c’est bien Derrick Rose qui prend une nouvelle dimension. Deuxième plus gros temps de jeu derrière la tige du Thunder, Dédé prend la mène aux côtés de Chauncey Billups et laisse la paire Westbrook-Curry sur le banc. Meilleur passeur du squad américain, Rose termine le Mondial sur un bilan très satisfaisant et rentre alors à Chicago avec une confiance énorme : comment vouloir le trouver arrogant, lui qui vient de se régaler dans un compétition internationale, lorsque ce dernier annonce qu’il aimerait être MVP de la Ligue ? Quelques mois plus tard, le contrat est rempli : l’égérie d’Adidas soulève le plus prestigieux trophée individuel et devient immédiatement une icône internationale. Là aussi le résultat de plusieurs critères, mais l’un des principaux étant ce passage par la case Team USA, comme un coup de tampon pour passer de joueur solide à superstar injouable.

2012, Londres. Sa barbe ne fait probablement pas l’unanimité sur le village olympique, mais James Harden s’en moque. Lui qui fait encore partie du Thunder, il sait qu’il ne pourra plus jamais jouer dans une équipe qui comprend LeBron, Kobe, Iguodala, Love, Chandler, Durant, Westbrook et compagnie. Un All Star Game en déplacement, qui galérera là aussi à se débarrasser des Espagnols en Finale, mais qui repartira une nouvelle fois avec l’or au cou. L’arrière vient de réaliser une superbe campagne avec OKC, mais ses Finales NBA loupées permettent à LBJ de s’offrir sa première bague et mettre le seum à tout un état. Quelques semaines après avoir célébré sa médaille olympique et vécu au quotidien avec des légendes de son sport, Harden apprend qu’il est transféré à Houston. Tant pis pour eux, tant mieux pour moi : 26 points, 5 rebonds et 6 passes de moyenne la saison suivante, un statut de All Star inévitable, et un très joli tacle glissé sur Kobe pour lui voler le titre de meilleur poste 2 de la Ligue. Team USA vous dites ? Pourquoi pas.

Ce qui nous amène encore une fois à DeMarcus Cousins. Oui, Anthony Davis fera probablement une saison affolante aux Pelicans, mais sa tête est parfaitement placée sur ses épaules. Oui, Kyrie Irving pourrait aussi joindre la conversation lui qui épaulera LeBron dans quelques semaines. Mais de tous les joueurs présélectionnés, personne ne peut offrir le combo potentiel-frustration que DMC propose depuis des années. Un géant de la balle orange, aux portes de l’explosion, qui pourrait tout détruire sur son passage si le déclic avait lieu… Le genre de déclic que la Team USA pourrait et devrait activer, sous peine de revoir l’asile ouvrir ses portes du côté de Sacramento.

Source : Basketball Reference

Source image : ESPN

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