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Pacers – Hawks, Analyse du Game 6 : David West déteste les vacances, Game 7 ce samedi !

Avec pour mission de l’emporter sur les terres d’Atlanta, les Pacers ont rempli leur objectif hier soir (95-88) et peuvent donc repousser leurs vacances de quelques jours : ils joueront leur ticket pour les demi-finales ce Samedi, à la maison.

Ce qu’on attendait

Il fallait que Frank Vogel motive ses joueurs et montre la voie dans une arène hostile à Atlanta. La saison des Pacers était en jeu, avec un tas de soucis à gérer en cas d’élimination, et un adversaire qui doutait de ses capacités à pouvoir terminer une série. Le menu parfait pour un dépressif ou un suicidaire, voir des joueurs qui déçoivent depuis le début des PlayOffs. Indiana devait donc imposer son style sur cette rencontre, et forcer un Game 7 ultime ce Samedi. Côté Hawks, l’inexpérience était rattrapée par un joli coup de marketing avec un tout nouveau logo proposé aux fans, un public venu faire du bruit et la possibilité de marquer l’histoire devant eux. Certains brillent devant cette opportunité, d’autres craquent.

Ce qui s’est passé

Dans un match qui aurait probablement fait pleurer James Naismith de par sa pauvreté basketballistique, les Pacers se sont imposés dans un registre qui leur est familier : grosse défense, actions décisives en fin de match, et expérience dans les occasions proposées. C’est donc David West qui a montré le chemin pour ses potes, en dominant aussi bien en début qu’en fin de match : l’intérieur met le panier de la gagne dans la dernière minute, et tout l’état d’Indiana respire. Si Lance Stephenson, C.J. Watson, Ian Mahinmi et Paul George ont bien fait le boulot, c’est le bodybuilder qui repart avec les applaudissements quand on a vu son leadership et sa patience. La classe. Côté Atlanta, beaucoup de regrets à cause d’une fin de match mal gérée, des balles perdues stupides et une inexpérience évidente dans l’exécution. Mike Scott avait pourtant réveillé tout le monde sur cette action magique, mais il fallait bien plus que ça pour mettre à terre les Pacers d’hier soir. Millsap trop seul, Teague trop beau puis trop moche, les faucons s’inclinent sur le fil et devront donc espérer un miracle dans deux jours..

Il a abusé : Pero Antic

Quand le rôle d’un joueur plutôt grand est d’espacer le terrain en attaque grâce à son adresse extérieure, la meilleure des choses serait de… rentrer ses tirs. Maladroit depuis le début de la série, le macédonien n’a pas assuré hier soir et n’a pas pu offrir à son équipe la menace dont elle avait besoin par moment. On sait que Roy Hibbert est en ce moment en pleine audition pour bosser chez Pizza Hut, mais Pero n’a pas fait mieux sur ce Game 6 et a pénalisé son équipe. 5 points, 3 balles perdues et 4 fautes à 1/7 au tir dont 0/4 à trois-points : on a kiffé la tentative dédicace sur une jambe à distance, mais sur un match aussi serré il aurait peut-être fallu mettre les deux talons au sol et assurer la filoche.

Il a assuré : David West

Trop solide, trop bon, trop prévisible mais trop appliqué. Le vétéran des Pacers a proposé un match référence pour repousser ses vacances, avec une variété de petits tirs et autres hooks dans le périmètre, que ce soit pour tenir son équipe dans le match comme offrir la victoire aux siens dans la dernière minute. Même en défense le boulot a été fait, et si Lance Stephenson ainsi que Paul George ont assuré, c’est David qui mérite le plus de fleurs aujourd’hui. 24 points, 11 rebonds et 6 passes à 50% au tir, honnêtement si c’était la première fois qu’on le voyait jouer on penserait qu’il fait partie des meilleurs joueurs de la NBA. Et hier soir, c’était vraiment le cas.

La citation du match : Frank Vogel

« David West est un roc, il n’y a rien d’autre à dire. C’est notre roc. »

Et maintenant ?

Game 7. Game 7 ? Game 7 ! Rendez-vous dans deux jours pour le match ultime, celui qui décidera au buzzer final quelle équipe ira en vacances et laquelle se préparera pour les Wizards. Beaucoup de repos et de préparation donc avant cet affrontement de rêve, aux pouvoirs uniques : soit tu finis en larmes car tu as perdu sur deux ou trois actions, soit tu finis en souriant car tes copains ont assuré leur boulot. Une torture qu’on attend avec plaisir.

Source image : Twitter

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