One-on-One

Salut Carmelo Anthony, comment ça va ? Est-ce qu’on finirait pas cette sympathique carrière par un titre ?

Carmelo Anthony 6 décembre 2019

Depuis 2003 Carmelo Anthony fait partie des visages les plus connus de la planète basket. Un dernier baroud d’honneur et on remballe ?

Source image : YouTube

Etrange pause automno-hivernale oblige, TrashTalk se penche cette année sur… 74 profils individuels. Pourquoi 74 ? Oh, rien à voir avec la Haute-Savoie hein, malgré l’adoration de certains pour la Sainte-Raclette, mais plutôt car ces analyses nous emmèneront tranquillement vers la reprise. Car oui, on vous le confirme, cette sordide année 2020 touchera bientôt à sa fin, il était temps. Focus aujourd’hui sur Carmelo Anthony, futur Hall Of Famer à qui il ne manque qu’un titre pour que la planète basket put enfin some respect in his name.

Timing parfait, on s’attaque aujourd’hui au profil de Carmelo Anthony, 24h après… l’annonce de son retour pour un an à Portland. Après quelques années d’errance Melo semble avoir retrouvé le sens de la vie tel Tal, et c’est un moindre mal compte tenu de la carrière all-time qu’il est en train d’accomplir ou plutôt de terminer. La cerise parfaite sur le gâteau ? S’en aller avec une belle bague, à Portland ou ailleurs.

La carrière de Carmelo Anthony a la particularité d’être faite de haut et de bas, de très haut et de très bas même. Pas forcément au niveau de légendes de ce jeu n’ayant pas levé le pied une seule seconde en quinze ou vingt ans de carrière mais tout de même, la longévité du bonhomme fait aujourd’hui de Melo le quinzième meilleur scoreur de l’histoire et un candidat légitime à l’entrée dans le… Top 10 en fin de saison. Une fois le temps suffisant pris pour réfléchir à cette dernière phrase, que penser de la carrière du bonhomme ? Un statut de légende dans les chiffres à New York, mais contrebalancé par le souvenir d’années de disette pour les Knicks durant son mandat (deux premiers tours et une demi-finale de Conf en 2013, c’est maigre). Scoreur compulsif exceptionnel, l’un des tous meilleurs de l’histoire, Carmelle écrit dans le même temps quelques unes des plus belles pages de sa carrière avec… Team USA, dont il est peut-être le meilleur joueur all-time en terme de domination, de stats, de longévité, mais en NBA la cote de Melo fond aussi vite qu’il aimerait que ses poignées d’amour le fassent. Poignet de feu mais poignées bien molles donc, et son départ des Knicks ne fera qu’accentuer sa chute, d’Oklahoma City jusqu’aux Rockets où il touchera le fond quand son cœur et son corps refuseront de concert de sortir d’un banc à même pas 34 ans.

Les vannes, les mauvaises langues, les raccourcis, et voilà donc en 2018 Melo au fond du trou, catalogué comme un vulgaire Jared Sullinger à capuche. Puis viendra le retour du soleil, dans le grand nord-ouest pourtant, et une offre des Blazers qui vient à point nommé pour relancer la machine et pour redonner l’envie de jouer au camarade de promo – et de banana-boat – de LeBron James, Dwyane Wade et Chris Paul. Arrivée à Portland et tout de suite la preuve de ce que l’on savait déjà mais qu’on avait tendance à oublier malgré nous : Carmelo Anthony a encore du jeu plein les mains. 15,4 points et 6,3 rebonds, une adresse du parking pas loin d’être la meilleure de sa carrière, un peu de défense aussi et ça c’est nouveau, bref Melo s’est fondu dans le décor avec le sourire et bénéficie aujourd’hui pleinement du soutien de ses leaders, bien heureux de pouvoir compter un tel monument à leurs côtés. A tel point que les Blazers l’ont donc reconduit dans sa mission pour la saison prochaine, avec un Melo tellement sympatoche qu’il a accepté de prendre le minimum, et avec une Free Agency rondement menée (Rodney Hood, Robert Covington, Enes Kanter, Harry Giles et Derrick Jones Jr.) on se prend même à rêver dans l’Oregon. Rêver de Playoffs évidemment, mais pourquoi pas plus finalement, surtout au sein d’une Conférence Ouest totalement ouverte derrière des Lakers qui semblent un ton au dessus. La bonne nouvelle ? C’est donc que Carmelo Anthony et ses 17 saisons seront bien de retour en décembre, et dans une équipe ambitieuse qui plus est. Le smile ? Ouais ouais, le smile.

  • Jauge de hype à son arrivée dans la Ligue : 95%
  • Jauge de hype actuelle : 60%
  • Jauge entrée au Hall of Fame : 105%
  • Celui qu’il aimerait devenir : Baguo Melo
  • Celui qu’il espère ne pas devenir : Cocu Melo

A 35 ans il ne manque plus qu’un titre à Carmelo Anthony pour valider son immense carrière. A Portland ce sera peut-être un peu juste, mais on compte sur LeBron les vieux copains d’ici deux ou trois ans pour intégrer un champion’s project, pour une fin en apothéose, pour une fin… méritée. On en reparle vite ?

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