Spurs

Gregg Popovich est satisfait de la production de ses jeunots dans la bulle : « Le développement a été incroyable »

keldon johnson 12.08.2020

Ça, c’est la tête que tu fais quand Pop te félicite après t’avoir gueulé dessus pendant 3h.

Source image : youtube

C’est l’une des bonnes surprises de cette bulle, les Spurs sont à fond dans la course au play-in, avec un gros niveau de jeu. Gregg Popovich en est le premier surpris, puisqu’il admet lui-même qu’il n’attendait pas sa team à ce niveau-là. En même temps, sans LaMarcus Aldridge, personne n’avait vraiment misé sur les Spurs…

Les Playoffs ? Really ? Au moment de débarquer dans la bulle de Disney World, Gregg Popovich n’envisageait pas vraiment son équipe dans la lutte pour le Top 8 de l’Ouest au moment de l’ultime journée, mais les Spurs sont aujourd’hui toujours en course. Visiblement, la pause a fait du bien à son groupe. DeMar DeRozan est revenu bien en forme, l’intensité est là et les jeunes joueurs ont réussi à se montrer à leur avantage. Obligés de faire sans LaMarcus Aldridge, Trey Lyles et Bryn Forbes dans la bulle, Pop et son staff ont fait le choix de miser à fond sur le développement des jeunes, et le moins qu’on puisse dire, c’est que ça a payé. Cinq victoires en sept matchs pour l’instant chez Mickey, et donc une possibilité d’accrocher le play-in. Que du bonus pour le coach des Spurs (via ESPN).

« Il faut être réaliste, je ne pense pas que nos chances de remporter le titre étaient grandes au début de tout ça, et elles ne le sont pas plus maintenant. Une fois qu’on a établi ce fait, on doit tout faire pour développer les jeunes et se préparer pour la saison prochaine. Avec trois titulaires out, mettre Patty [Mills, ndlr.] sur le banc avait du sens. Et le développement a été incroyable. Nous sommes très heureux. C’est gagnant-gagnant, peu importe les événements. »

Des paroles pleines de recul de la part de Pop, qui – bien conscient du plafond de son équipe – a préféré donner des responsabilités aux jeunots. Dejounte Murray et Derrick White évidemment, mais aussi le sophomore Lonnie Walker et le rookie Keldon Johnson, ces deux-là ayant vu leur temps de jeu vraiment grimper. Et le petit dernier est le meilleur exemple du développement des jeunes Éperons à Disney World. Keldon avait passé quasiment toute la saison en G League et n’avait joué que neuf matchs de NBA avant la bulle, pour 4,6 points et 1,9 rebond, c’est pas fou. Mais depuis l’arrivée chez Mickey, le rookie se sent pousser des ailes, peut-être qu’il a kiffé les montagnes russes, allez savoir. Il est passé à 12,7 points et 5,4 rebonds de moyenne avec des pourcentages… de grand malade : 63% au tir et 71,4% du parking, parce que le basket c’est facile, en fait. Tout ça ponctué de deux records en carrière avec 24 points et 11 rebonds hier soir contre les voisins de Houston, propre. Lonnie Walker a aussi profité de ses minutes pour augmenter un peu ses stats : 10,7 points, même si les pourcentages ne sont pas encore là (39% au shoot). On pourrait citer aussi Drew Eubanks, voire même Chimezie Metu ou encore Luka Samanic. Pas de doute, les Spurs misent sur leurs jeunots pour l’avenir.

Un peu moins de hype que les Suns ou les Blazers, mais un parcours tout aussi sérieux pour les Spurs dans cette bulle d’Orlando. Gregg Popovich était venu pour faire jouer les jeunes, il l’a fait et ça a marché. Cerise sur le gâteau, San Antonio a même sa chance pour aller chercher le play-in. Allez, une dernière victoire contre des Jazzmen qui n’ont de toute façon pas prévu de jouer au basket jusqu’à lundi prochain, et advienne que pourra.

Source texte : ESPN

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