Thunder

Le Thunder s’offre un nouveau come-back miraculeux face aux Grizzlies : started from moins 24 now we avoir gagné

Le Thunder était déjà revenu d’un écart de 26 points contre les Bulls lundi soir et ils ont donc recommencé à faire les schizophrènes cette nuit face au Grizzlies. Leur public ne doit plus rien comprendre mais la bande à Dennis Schröder s’en sort encore avec la victoire.

On s’attendait à une rencontre un petit peu what the fuck et… on y a eu droit. Évidemment. L’affiche Thunder – Grizzlies nous laissait imaginer un match sans trop de défense qui pouvait facilement se transformer en orgie offensive pour l’une ou l’autre des deux formations, voire les deux en même temps, tant qu’à faire hein. Ja Morant et ses jeunes collègues auront pour leur part livré une prestation offensive bien huilée durant presque tout le match : les tirs du parking rentrent tranquillement, Brandon Clarke est en mode Mr Propre (27 points, 7 rebonds, 13/19 au tir) et Jonas Valanciunas fait le taff dans son duel avec Steven Adams. Les Nounours culminent même à +24 pendant le troisième quart-temps grâce à un retour des vestiaires complètement foiré de la part du Thunder. Les Grizzlies ont du mérite sur la première partie du match mais ils disposaient alors d’un tel avantage principalement parce que les hommes de Billy Donovan défendaient avec l’énergie d’une équipe de loisir. Et comme lors du réveil face au Bulls, sonné par Chris Paul, le Thunder va changer de visage, cette fois ci en fin de troisième quart-temps et grâce à un autre meneur de jeu.

Celui qui va mener la charge de l’une des plus grosses remontadas de l’histoire de la franchise, c’est donc… la mèche blonde la plus rapide de toute la Bavière. Le petit Dennis Schröder a ainsi mis un coup d’accélérateur qui a laissé tout le roster de Memphis dans son rétro avec 22 points en deuxième période. L’Allemand fait le bonheur de son coach depuis le début de la saison et il allait trop vite pour les Oursons cette nuit (31 points, 3 rebonds, 7 passes décisives). Il est d’ailleurs à l’origine de la séquence la plus représentative de la partie, survenue en toute fin de troisième quart, celle qui va redonner espoir au fans de l’Oklahoma : après un 3-points signé Abdel Nader à 2,4 secondes du buzzer, Schröder intercepte la remise en jeu (heureusement que les Grizzlies font encore des erreurs de jeunesse) et la balle tombe dans les mains de Shai Gilgeous-Alexander qui lance une prière exaucée par la planche pour revenir à -7 et réveiller une Chesapeake Energy Arena pourtant climatisée depuis un long moment. Suite à ce petit miracle, tout le reste de la team s’y met : CP3 repasse en mode Point God, clutch comme au bon vieux temps, Nerlens Noel tente de se mettre à la réception de tous les alley-oop de la terre, SGA joue les filous en défense et Dennis continue de faire la misère aux Grizzlies sur pick and roll (vous pensiez qu’ils venaient d’où les alley-oop pour Noel ? D’en dessous du sapin ?). Et après avoir cru tenir une victoire facile pour se relancer après deux échecs de suite, Ja et ses potes ont finalement choke au bon moment pour permettre au Thunder de compléter son come-back. La mi-saison c’est toujours un peu piège comme période pour un rookie et CP3 et Dennis se sont du coup mis petit Ja dans la poche en fin de match et l’ont même regardé vendanger deux lancer-francs et deux lay-ups dans les deux dernières minutes. Pas hyper sympa de leur part de martyriser un enfant comme ça mais c’est la dure loi de la jungle NBA.

Belle opération pour OKC qui garde sa septième place à l’Ouest et s’approche même d’un bilan positif (13-14). C’est aussi la première fois depuis janvier 2010 qu’une équipe revient deux soirs d’affilée d’un écart de vingt points ou plus, amis de la stat bonjour. Le Thunder peut se féliciter d’avoir jouer 48 minutes de basket correct en deux matchs et d’avoir remporté les deux. On relativise « l’exploit » tout de même en rappelant qu’ils affrontaient des équipes de bas de tableau que l’on ne verra plus à partir du mois d’avril. Il faudra être plus constant que ça face aux adversaires directs à un ticket pour les Playoffs, comme les Suns par exemple, qu’ils affrontent… vendredi à la maison.

 

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