Sixers

Les Sixers viennent à bout d’Indiana au bout du suspense : tout de suite plus facile quand Ben Simmons se transforme en braqueur

Ben Simmons 1er décembre

Laisse pas traîner ta balle, surtout si j’ai la dalle.

Source image : NBA League Pass

C’était clairement le choc de la nuit en NBA, entre deux franchises qui squattent le haut du panier à l’Est et qui ambitionnent clairement de faire partie des boss du game en avril prochain. D’un côté les Pacers, académie de beau basket depuis trois ans, douze victoires sur les quinze derniers matchs, toujours là où on ne les attend pas, et de l’autre les Sixers, souvent très énervants mais bien souvent à l’heure grâce à l’un des rosters les plus talentueux de la Ligue. Et comme prévu… ce fut fou pendant 48 minutes.

Pas mal de questions nous taraudaient à vrai dire avant ce match. La première ? Joel Embiid allait-il poursuivre son carnage, une semaine après avoir été éteint par Marc Gasol mais après avoir réagi en torturant successivement la raquette des Kings et des Knicks ? La cote était belle au vu de la gentillesse fréquente des intérieurs d’Indiana, et comme on s’en doutait le repas du Camerounais fut assez consistant. 32 points, 11 rebonds, 4 passes, 2 contres et 1 steal, à 8/15 au tir et 15/15 aux lancers, disons que Jojo a fait le taf en fermant sa bouche, et parfois ça fait du bien à nos oreilles. Mais un match solide de Jojo ne garantissait en rien une victoire de Philly car en face c’est un véritable collectif léché emmené par de grosses individualités qui se présentait, et c’est cette fois-ci le duo T.J. Warren / Malcolm Brogdon qui aura fait mille misères à son adversaire. Domantas Sabonis trop occupé à se charger de la bête Embiid et Myles Turner toujours dans ses calculs de DPOY 2020, ce sont donc les deux frères pétard d’Indiana qui auront permis aux Pacers de tenir, pendant que les hommes de Brett Brown géraient le match, comme souvent, au simple son de leur talent.

Puis ces quatre dernières minutes assez folles…

Ces quatre dernières minutes lors desquelles ce sont les real Sixers qui auront pris les choses en main, cette équipe qui peut clairement faire flipper un paquet de gens quand elle se met à défendre. Car si Jeremy Lamb donnait deux points d’avance aux Pacers à 4,09 de la fin, ce panier sera en fait… le dernier de son équipe. Verrou posé, bras immenses de Ben Simmons en premier rideau et défense sans ballon solide du frontcourt, plus aucun ballon ne voyage et alors pour marquer on ne vous fait pas un dessin. En face Joel Embiid assure sur la ligne, et rien ne semble pouvoir fracturer la porte blindée installée par Al Horford et ses soldats. Malgré tout T.J. Warren arrive à gratter trois lancers pour redonner un point d’avance à Indiana à treize secondes de la fin, mais ce même T.J. oublie ensuite que les bras de Ben Simmons sont tentaculaires. Passe molle, sanction, steal 1, Sixers lead. Un temps-mort plus tard c’est cette fois-ci Jeremy Lamb qui tombera dans la toile de l’araignée Simmons. Bad pass, sanction, steal 2, +3 Sixers. Avec un peu moins de deux secondes au chrono les pacers espérerons ensuite l’impensable exploit mais vous connaissez la suite… bad pass, sanction, steal 3, Sixers win. C’est tellement simple le basket, et le Wells Fargo n’a donc toujours as connu la défaite cette saison avec cette neuvième victoires en autant de soirées basket.

Trois interceptions en treize secondes pour Ben Simmons, exemple parfait du genre de défense que ces Sixers sont capables d’installer. Les Pacers auraient pu mais les Pacers n’ont pas su, rien de honteux mais simplement l’église remise au centre du village par les hommes de Brett Brown. Car comme Louis de la Fontaine ne disait pas : quand Sixers défendre, Sixers difficile à prendre.

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