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Preview Coupe du Monde FIBA 2019 – la Russie : à deux doigts de rater la qualif, les mecs sont déjà contents d’être là

Depardieu

Autant gagner un ou deux matchs du coup.

Source image : YouTube

Tout au long de la période pré-Coupe du Monde, TrashTalk vous offre une présentation complète des 32 nations participant à la grande messe du basket mondial. Histoire de se mettre dans le bain, et aussi parce qu’un bain c’est bien, surtout en période de canicule. Allez, let’s go.

привет, nouvelle preview de la Coupe du Monde 2019 et c’est la Russie qui passe à la moulinette. Une équipe qui commence a retrouver des couleurs après un milieu des années 2010 assez compliqué pour cette place forte du basket européen.

Éliminée au premier tour de l’EuroBasket 2013 et 2015, non qualifiée pour la Coupe du Monde 2014 ni pour les Jeux Olympiques de 2016, avec des scandales de corruption au sein de la fédération sinon ce ne serait pas drôle, autant dire que les années post médaille de bronze aux Jeux Olympiques de 2012 ne furent pas de tout repos pour le basketball russe. Avec l’arrivée d’Andrei Kirilenko à la tête de la fédération en 2015, la sélection a repris des couleurs avec notamment une quatrième place lors de l’Euro 2017 et une qualification pour le Mondial chinois. Cette dernière s’est joué dans un mano a mano terrible avec la Finlande, la décision ne se faisant que lors du dernier match à domicile avec une victoire 91-76 qui compostera finalement leur billet. Contrairement à beaucoup de sélections européennes pendant ces qualifications, l’équipe russe a pu avoir dans son équipe des joueurs évoluant en Euroleague, Andrei ayant gentiment demandé au CSKA et au Khimki de libérer les joueurs pour la sélection. Ce qui a fait la diff pour rejoindre la Chine ? Une grosse armada offensive, avec la cinquième meilleure moyenne de points lors des qualifications avec 80,5 points par match. Pour ce qui est de l’effectif, quasi tous évoluent en VTB League, le championnat d’ex-URSS composé majoritairement d’équipes russes, dont la plus connue est le CSKA Moscou, dernier vainqueur de l’Euroleague. Pas de naturalisé dans cette sélection russe version 2K19, même si elle en a connu de sacrés par le passé, comme par exemple JR Holden qui avait climatisé chez elle l’Espagne avec un panier au buzzer en finale de l’Euro 2007 (cheh).

Le joueur à suivre : Andrey Vorontsevich

On était partis sur Alexey Shved, et puis ce dernier a contrecarré nos plans en déclarant forfait à cause d’une blessure au fascia plantaire. Ça fait mal, d’autant plus que Timofey Mozgov sera également absent du Mondial chinois. Du coup, on a décidé de mettre la lumière sur l’intérieur vétéran Andrey Vorontsevich. Derrière ce nom à rallonge se cache un cadre de la sélection nationale. Vous savez, le genre de joueur qui a passé la trentaine et qui a fait toute sa carrière dans son pays d’origine, avec plus d’une décennie sous les couleurs du grand CSKA Moscou, où il était un joueur majeur dans son prime. Sur le plan européen, il a remporté trois fois l’Euroleague et possède donc un sacré palmarès si l’on prend en compte également ses nombreux titres VTB. Sur la scène internationale, il a aussi une grosse expérience le bonhomme car il a tout connu, que ce soit l’Euro, le Championnat du Monde ou les Jeux Olympiques. Vous l’avez compris, l’ailier fort de 32 ans a de la bouteille et portera le rôle de capitaine. Pour la petite histoire, sachez aussi qu’il s’était présenté à la Draft 2009, mais aucune franchise NBA n’a voulu s’attacher ses services à l’époque.

Le programme :

  • 31 août à 10h30 : vs Nigéria
  • 2 septembre à 14h30 : vs Corée du Sud
  • 4 septembre à 14h30 : vs Argentine

Un cul bordé de nouilles pour les Russes ? On peut en débattre. Car si un duel contre le Nigeria sera déterminant pour leur qualification au second tour, ce dernier les verra s’opposer aux deux qualifiés du groupe A, qui est de très loin le groupe le plus faible de ce mondial avec la Chine, la Côte d’Ivoire, La Pologne et le Venezuela. La Russie en quarts de finale c’est largement probable, et dire qu’ils étaient à un Finlandais bourré de ne même pas aller en Chine…

Comment passer du bord du précipice à une participation à la Coupe du Monde, qui plus est dans une partie de tableau jugée faible ? Demandez aux Russes. Et sinon Poutine, il s’entend comment avec la Chine ? Parce qu’on cherche des explications là, et on s’est dit que… non, rien, laissez tomber.

Article proposé par Luca Rastelli, qui attend d’ailleurs toujours d’être signé pour un two-way contract de pigiste.

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