Draft NBA

Souvenirs de Draft, 1/10 : la Draft 2009, où comment sélectionner Hasheem Thabeet et Jonny Flynn devant Steph Curry et DeMar DeRozan

Dans quelques heures se déroulera la tant attendue NBA Draft 2019, virage essentiel de la fin de saison pour commencer à taffer la prochaine. L’occasion aujourd’hui de revenir sur les dix dernières remises de casquettes, histoire de faire rejaillir quelques souvenirs. Quels sont les derniers first picks, qui sont ces mecs dont on pensait le plus grand bien mais qui sont aujourd’hui devenus carreleurs, pêcheurs à la ligne ou vendeurs de produits bio, qui sont les derniers Français à avoir fait le grand saut vers leur plus grand rêve ? Embarquez sans plus attendre dans la Delorean spéciale Draft, et vous allez très vite vous rendre compte… que l’on n’est jamais sûr de rien.

Le fait principal

Les fans de Ben Simmons trouveront un écho logique à cette Draft puisque l’une des principales infos du millésime 2009 réside en le fait que son n°1 Blake Griffin ne disputera aucun match en NBA avant l’automne… 2010. Problème au genou pour celui qui avait tout raflé en NCAA du côté de l’Oklahoma, et un an donc à regarder les petits copains du banc ou du salon, en se rongeant les ongles beaucoup plus vite que la papatte guérissait. Une absence qui n’aura malgré tout pas d’incidence sur la domination immédiate du rouquin à ses vrais débuts, seize longs mois après sa Draft. Aujourd’hui Blake Griffin est peut-être le meilleur joueur de l’histoire des Clippers et a appris depuis on départ de L.A. à devenir un vrai leader, en atteste la saison 2018-19 où il a littéralement permis à Detroit de rester sur la carte des États-Unis. Comme quoi reculer pour mieux sauter n’est pas qu’une expression toute pétée.

Le Top 10

  1. Blake Griffin (Clippers)
  2. Hasheem Thabeet (Grizzlies)
  3. James Harden (Thunder)
  4. Tyrke Evans (Kings)
  5. Rickey Rubio (Wolves via Wizards)
  6. Jonny Flynn (Wolves)
  7. Stephen Curry (Warriors)
  8. Jordan Hill (Knicks)
  9. DeMar DeRozan (Raptors)
  10. Brandon Jenning (Bucks)

Les steals

Même si drafter un joueur dans les dix premiers peut difficilement apparaître comme un « vrai » steal, les carrières de Stephen Curry (septième choix par les Warriors) voire de DeMar DeRozan (neuvième par les Raptors) paraissent aujourd’hui parmi les choix les plus judicieux de ces dix dernières années. Et on en profite pour féliciter une nouvelle fois DeMar pour son titre de champion avec Toronto, oups. Autre belles inspirations en ce 25 juin 2009 ? Les Sixers qui vont chercher Jrue Holiday en 17, les Hawks qui s’assurent quelques belles années à la mène avec Jeff Teague en 19, les Bulls qui s’offrent un troisième poumon du nom de Taj Gibson avec le pick 26, puis les deux steals les plus futées de cette Draft : Pat Beverley baladé entre Charlotte, Miami et les Lakers avec le pick 42 et qui finira du coup à Houston, puis un Danny Green qui filera à Cleveland via le pick 46 avant de vivre la carrière de double-champion NBA qu’on lui connait aujourd’hui.

Les busts

La Draft 2009 reste comme l’une de celles qui nous aura offert… un sacré paquet de WTF choices. Connaissez-vous le baobab tanzanien Hasheem Thabeet ? Toute réponse négative sera acceptée, tant Fil le Filiforme n’a pas su s’imposer dans la Grande Ligue. Aux dernières nouvelles il essaie d’ailleurs toujours de s’y frayer un chemin, bon courage hein, et bravo aux Grizzlies pour le pick nez fin. Impossible également de ne pas mentionner le splendide choix des Wolves qui, non contents d’avoir profité de leurs deux hauts choix de Draft pour prendre deux meneurs, ont donc choisi de miser sur… Ricky Rubio et Jonny Flynn, blase de héros de western. Curry n’était pas si loin mais il est aujourd’hui… très loin. Big-up également à Jordan Hill aka l’égérie 2017 de Jean-Louis David, ainsi qu’à Terrence Williams, sélectionné au onzième rang et devenu depuis une véritable légende… dans sa famille.

Les Frenchies

Deux Français pour cette Draft 2009. Pas forcément ceux qui auront le plus dénoté Outre-Atlantique mais deux p’tits gars sûrs. Rodrigue Beaubois rejoindra ainsi la Grande Ligue après avoir été choisi en 25ème position (Thunder via Spurs, puis transféré aux Mavericks) et nous offrira quatre vraies saisons dont un match à 40 pions qui correspond encore aujourd’hui à la deuxième perf all-time d’un Français en NBA. Les cercles de Dallas se souviennent encore de la connexion Beaubois/Jason Kidd, et rien que ce genre de phrase suffit à placer Roddy parmi nos plus beaux souvenirs franco-français. Pour Nando De Colo (Spurs via Rockets) le constat diffère un chouïa, puisque si l’ancien Choletais a pu faire son (mini) trou avec les Spurs – beaucoup moins avec Toronto – c’est davantage un homme fait pour se la donner sur le Vieux Continent que l’on a découvert après sa Draft. Bien lui en a pris puisqu’il est devenu depuis l’un des meilleurs joueurs de l’histoire de l’Euroleague et globalement d’Europe , petit QI basket de 400 000 et sang-froid quasi-incomparable, à tel point que si on nous disait que le type est en fait Grec ou Serbe… beh on le croirait.

2009, une cuvée bien hétérogène finalement, avec ses six All-Stars dont… deux MVP, mais également ses étoiles filantes beaucoup filantes qu’étoiles d’ailleurs. C’était il y a dix ans, ça rajeunit pas tout ça…

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